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Asie - pacifique

Le Premier ministre sommé de comparaître devant la Cour suprême

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/01/2012

La Cour suprême du Pakistan a ordonné au Premier ministre Yousuf Raza Gilani de comparaître. La justice lui reproche d'avoir ignoré ses injonctions de relancer des poursuites judiciaires pour corruption visant notamment le président Asif Ali Zardari.

AFP - La Cour suprême du Pakistan a sommé lundi le Premier ministre de comparaître, lui reprochant de ne pas avoir rouvert comme elle l'avait ordonné il y a deux ans des procédures judiciaires pour corruption visant notamment le très impopulaire président Asif Ali Zardari.

Cette décision met davantage en difficulté un chef de l'Etat et un gouvernement accusés par la presse et l'opinion publique de corruption et de mauvaise gouvernance et confrontés à l'hostilité croissante de la toute puissante armée. Les analystes écartent l'hypothèse d'un coup d'Etat mais prédisent des élections anticipées cette année.

La Cour suprême a accusé lundi le Premier ministre Yousuf Raza Gilani d'"outrage à la Cour" pour n'avoir pas respecté ses arrêts et l'a convoqué pour une audience jeudi afin de s'expliquer.



En décembre 2009, la Cour suprême avait annulé un décret d'amnistie de 2007 exonérant notamment le futur président Asif Ali Zardari de poursuites pour corruption, en particulier dans une affaire de détournement de fonds publics sur des comptes en banques en Suisse. Mais le gouvernement n'a jamais fait appliquer cette décision de justice.

"La Cour suprême a retenu un outrage à la Cour contre le Premier ministre pour n'avoir pas fait appliquer ses arrêts", a déclaré le juge Nasir-ul-Mulk lors d'une audience à la haute juridiction.

"Il a été sommé de comparaître en personne le (jeudi) 19 janvier", a ajouté le magistrat.

En 2007, le président d'alors, le général Pervez Musharraf, en grande difficulté, avait de son propre aveu conclu une alliance secrète avec l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, alors leader de l'opposition de retour d'exil, pour un futur partage du pouvoir à l'occasion des législatives de 2008.

Pour cela, il avait décrété une amnistie générale exonérant plus de 8.000 personnes --dont Benazir Bhutto et son époux Asif Ali Zardari-- de toutes poursuites pour des faits de corruption. Benazir Bhutto et M. Zardari étaient sous le coup d'enquêtes pour des détournements de fonds du temps où elle était Premier ministre (1988-90 et 1993-96) et lui ministre.

Promise au poste de chef du gouvernement, Benazir a été tuée le 27 décembre 2007 dans un attentat suicide attribué aux talibans alliés à Al-Qaïda et, après une large victoire de son parti aux législatives de février 2008, M. Zardari avait été élu président par le Parlement.

Mais en décembre 2009, la Cour suprême avait annulé le décret d'aministie de Musharraf et ordonné notamment que le gouvernement rouvre les procédures pour corruption contre de nombreuses personnalités politiques, en particulier contre M. Zardari pour ses comptes suisses. Ce que le gouvernement n'a jamais fait.

Première publication : 16/01/2012

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