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EUROPE

Rajoy et Sarkozy affichent leur unité face à la crise

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/01/2012

Lundi à Madrid, Mariano Rajoy et Nicolas Sarkozy ont affirmé leur volonté de "travailler ensemble" dans un contexte de crise "sans précédent". Ils ont souhaité minimiser les conséquences de la baisse des notes souveraines par Standard & Poor's.

AFP - Le président français Nicolas Sarkozy a estimé lundi que, face à une "crise sans précédent", il fallait trouver "une nouvelle croissance", lors d'une conférence de presse à Madrid où il a rencontré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

"Nous sommes face à une crise sans précédent qui nous impose de réduire nos dépenses, de réduire notre déficit mais aussi de trouver le chemin d'une nouvelle croissance en résolvant nos problèmes de compétitivité", a déclaré M. Sarkozy.

Dans cette période difficile, "la France veut continuer à travailler avec l'Espagne", a-t-il affirmé.

Le conservateur Mariano Rajoy a apporté le soutien de son pays "à la taxe sur les transactions financières, (...), le cheval de bataille de M. Sarkozy".

M. Rajoy effectuait sa première rencontre avec un hôte étranger depuis sa prise de fonction fin décembre.

Les deux dirigeants, dont les pays ont vu leur note souveraine dégradée vendredi par l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's, ont tous deux cherché à minimiser, devant les journalistes, l'impact de cette décision.

"Sur le fond des choses, ça ne change rien", a estimé Nicolas Sarkozy.

"Nous devons réduire les déficits, réduire les dépenses, améliorer la compétitivité de nos économies pour retrouver la croissance", a-t-il insisté, appelant à "ne pas s'affoler" mais à "réagir à ces décisions avec sang-froid, avec recul".

"Je n'ai pas l'intention de tenir compte de ce que disent les uns et ce que disent les autres", a-t-il dit, qualifiant toutefois les notations des agences d'"éléments intéressants".

"Au final, le plus décisif est que chaque pays suive son propre chemin", a pour sa part réagi Mariano Rajoy.

Première publication : 16/01/2012

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