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EUROPE

Un désastre écologique se profile après le naufrage du Concordia

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/01/2012

Après le naufrage du Concordia, les recherches de survivants se poursuivent. Un désastre écologique pourrait également survenir avec la fuite des 2 380 tonnes de carburant issues du navire, coincé au milieu d'une réserve naturelle.

AFP - Après le naufrage du Costa Concordia, au beau milieu d'une réserve naturelle de l'archipel toscan, la colère enfle en Italie contre les "géants des mers", les paquebots de croisière qui défigurent et mettent en péril le littoral, jusqu'à la lagune de Venise.

Le bilan des victimes passe à sept

AFP - Le corps sans vie d'un passager du Costa Concordia a été répéré dans la nuit de lundi à mardi dans l'épave du navire de croisière, portant à sept le bilan provisoire des victimes du naufrage devant l'île du Giglio en Toscane, affirme le site internet du journal La Stampa.

Le corps n'a pu encore être récupéré, indique-t-il encore, faisant le point des opérations de secours. Avec cette découverte, le nombre de personnes manquant à l'appel passe à 28, contre 29 auparavant.


 

L'inquiétude était forte lundi quant aux conséquences pour la faune et la flore locales, de la présence de la masse gigantesque du Costa Concordia à moins de 50 mètres de l'île du Giglio. Le navire renferme plus de 2.000 tonnes de gazole et libère progressivement des tas d'objets de sa coque: réfrigérateurs, meubles, bouts de moquette.

Dans l'onde de choc de la catastrophe, de nombreuses voix s'élevaient pour réclamer un plus grand respect des distances de sécurité voire interdire tout simplement l'entrée de ces colosses hauts comme un immeuble de 10 étages dans les zones les plus fragiles.

"Ca suffit, il faut arrêter de gérer ces navires comme s'il s'agissait de simples vaporetti", ces sortes d'autobus flottants qui circulent dans Venise, a déclaré le ministre de l'Environnement Corrado Clini, en promettant d'agir pour "empêcher ces navires géants de s'approcher de zones sensibles pour l'environnement".

Dans une interview lundi à La Stampa, il a toutefois souligné que "les règles et limites existent déjà" et qu'il faut surtout "convaincre" les compagnies de les respecter et de ne pas "donner la priorité à l'offre touristique sur l'attention pour la zone traversée".

Trois sénateurs du Parti démocrate (gauche) ont réclamé au gouvernement un "décret d'urgence pour interdire aux navires de croisière et aux pétroliers géants de passer près des lieux sensibles, que ce soit dans la Lagune de Venise, dans les zones marines protégées ou près des petites îles".

Un comité est né il y a quelques mois pour interdire l'entrée du bassin Saint Marc à Venise aux "géants des mers" qui y font régulièrement escale pour un total de 1,6 millions de passagers par an.

Des manifestations contre les dégâts qui leur sont imputés (érosion des fonds marins, émissions polluantes, vibrations faisant bouger les sédiments) sont programmées tout le mois de janvier à chaque passage de paquebot.

L'association Marevivo a aussi dénoncé la pratique "prouvée et diffuse" consistant à faire passer les bateaux de croisière trop près de la côte "pour créer un effet scénographique aussi bien à bord qu'à terre".

Marevivo a exigé en particulier que les grands navires soient bannis de zones très fréquentées et sensibles sur le plan environnemental comme "le canal de Piombino, celui du Giglio, le détroit de Bonifaccio (Corse, France) qui font partie en plus du sanctuaire (de protection) des cétacés".

L'archipel toscan (Elbe, Giglio, Capraia, Montecristo, Pianosa, Giannutri, Gorgone) forme depuis 1996 le plus grand parc marin d'Europe.

"Ce bateau s'était écarté de sa route de 3 milles nautiques (environ 5 km), il voulait peut-être ressentir les frissons des lumières du Giglio à portée de main, du paysage tout proche, on a vu comment ça s'est terminé", a protesté Mario Tozzi, géologue spécialiste de l'environnement et ex-président de ce parc protégé, en soulignant que "tourisme ne peut pas rimer avec inconscience".

Le commandant du navire Francesco Schettino est accusé d'être passé à quelques centaines de mètres de la côte très rocheuse du Giglio pour faire "l'inchino", la révérence, à un vétéran de sa compagnie armatrice Costa Crociere, ou peut-être pour faire "plaisir" à un responsable des serveurs, originaire du Giglio.

Pour M. Tozzi, il faudrait carrément bannir les super-tankers et les navires de croisière du sanctuaire des cétacés, triangle qui va de la Côte d'Azur à la Corse en passant par le littoral toscan.

En 2010, plus de 850.000 personnes sont parties en croisière, dont 83% en Méditerranée. Le Costa Concordia, parti de Civitavecchia, près de Rome, devait effectuer une croisière d'une semaine intitulée "Parfum d'agrumes", avec des escales en Italie ainsi qu'à Marseille, Palma de Majorque et Barcelone.

Première publication : 16/01/2012

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