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Economie

Rupert Murdoch voit en Google le "chef de file des pirates" en ligne

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 16/01/2012

Le magnat des médias s’en est pris à Google pour son soutien supposé au piratage de films et de musiques. Une manière pour Rupert Murdoch, converti récemment aux médias sociaux, de prendre position pour une loi controversée sur les droits d’auteurs.

Quelle mouche a donc piqué Rupert Murdoch ? Le magnat des médias déverse depuis deux jours sa bile numérique sur Google. Le tout en 140 caractères. Samedi, le patron du groupe News Corps s’est, en effet, servi de son tout nouveau fil twitter pour accuser le géant d’Internet d’être “le chef de file des pirates” sur le Web.

Rupert Murdoch a par la suite tempéré son accusation, gazouillant que Google faisait par ailleurs “des choses formidables”. Mais l’homme d’affaires n’a pas pu s’empecher de rajouter dimanche qu’il avait pu trouver, sur le célèbre moteur de recherches, des liens pour télécharger gratuitement certains films - ce qui relevait, selon lui, du “vol pur et simple”.

Une attaque qui n’a pas été du goût de Google. “Cela n’a aucun sens de nous accuser de favoriser le piratage”, a répondu dimanche le géant de Mountain View (Californie) au site américain spécialisé dans les nouvelles technologies, Cnet. “L’année dernière, nous avons contribué à faire fermer 5 millions de pages qui violaient la législation sur les droits d’auteurs et la contrefaçon”, a précisé Google.

Ce week-end, le moteur de recherches n’a pas été la seule cible du patron de Fox, du Wall Street Journal ou encore du Sun britannique. Rupert Murdoch, aux sympathies politiques assumées pour les conservateurs, s’en est également pris à Barack Obama, qu’il a accusé de servir les intérêts de ceux qui, à la Silicon Valley, "l'arrosent d'argent".

Cyber-chef de file

Si l'opposition de Rupert Murdoch au président des États-Unis n'est pas nouvelle, les dernières prises de position de la Maison Blanche ont fourni au magnat de la presse un nouveau cheval de bataille. L’administration Obama a, en effet, pris publiquement ses distances avec deux propositions de loi -  Stop online piracy act (SOPA) et Protect ip act (PIPA) - qui sont soutenues par Rupert Murdoch et par la majorité des groupes de médias aux États-Unis. L'Exécutif américain craint que ces textes ne "deviennent des obstacles à l'innovation" et "fassent peser un risque de cyber-censure".

Actuellement débattus au Congrès, SOPA et PIPA visent à instaurer une législation plus répressive à l’égard de sites accusés de favoriser le téléchargement illégal et autres infractions aux droits d’auteurs en ligne (comme le streaming). Mais les opposants à cette nouvelle législation - en cours d’élaboration - assurent que les moyens prévus par ces textes donnent un droit de vie et de mort sur n’importe quel site qui déplairait aux majors du disque et du cinéma. Une campagne très active, menée par plusieurs grands noms du Web comme Google, Facebook ou Wikipedia, s’est organisée ces dernières semaines pour bloquer l’adoption de SOPA/PIPA.

Jusqu’à présent, les pro-SOPA n’avaient pas investi la Toile - un espace qui apparaissaient comme globalement hostile à leur cause. Rupert Murdoch est donc devenu, ce week-end, le chef de file en ligne des défenseurs de ces deux textes controversés. Un exploit pour un homme qui a commencé à utiliser Twitter le 31 décembre 2011 et qui qualifiait, encore récemment, le Web et les réseaux sociaux de “repère pour les pirates et les pornographes”.

Première publication : 16/01/2012

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