Dernière modification : 17/01/2012 

- Élection présidentielle française - François Hollande - Nicolas Sarkozy


En visite en Guyane, François Hollande donne la réplique à Nicolas Sarkozy

En visite en Guyane, François Hollande donne la réplique à Nicolas Sarkozy

Guadeloupe, Martinique et enfin Guyane. Le candidat socialiste à la présidentielle a conclu, lundi, un rapide séjour en outre-mer, où il s'est employé à contrecarrer les différentes critiques adressées à son encontre par le chef de l'État.

Par Dépêche (texte)
 

REUTERS - François Hollande a conclu lundi en Guyane un séjour-éclair dans les départements d’Outre-mer placé sous le signe de la sobriété, où il s’est employé à répondre mot pour mot aux flèches décochées en métropole par Nicolas Sarkozy.

Bayrou progresse, Hollande reste en tête, selon un sondage

Le candidat du Modem, François Bayrou, progresse de sept points, à 14%, par rapport à début décembre dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, à en croire un nouveau sondage Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, rendu public mardi.

François Hollande, à 29%, demeure nettement en tête au premier tour, bien qu’en recul de trois points par rapport à la précédente enquête Ipsos-Logica Business Consulting réalisée les 2 et 3 décembre. Nicolas Sarkozy, à 23%, est en recul de 2,5 points. (Reuters)

Après la Guadeloupe et la Martinique, le candidat socialiste à l’élection présidentielle n’a passé que quelques heures dans le département français situé au nord-est de l’Amérique du Sud.

Sa visite précède de quelques jours celle du président de la République, attendu samedi et dimanche en Guyane, où il rendra notamment visite à des populations amérindiennes et au centre spatial de Kourou.

"Que le président me succède, c’est une belle image, si nous l’inversons à un moment ou à un autre", a-t-il dit dans un sourire à son arrivée à Cayenne, chef-lieu d’un département qui avait voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, contrairement au reste des Antilles, solidement ancrées à gauche.

"C’est bien que nous nous retrouvions sur le sol guyanais, moi pour prendre des engagements, lui pour rappeler ce qu’ont été ses promesses et ce que sont maintenant les résultats", a-t-il ajouté devant la presse. "Moi je ne viens pas simplement pour chercher des suffrages ici en Guyane."

François Hollande est arrivé à l’aéroport que Nicolas Sarkozy baptisera lors de sa visite en hommage à Félix Eboué (1884-1944), administrateur colonial guyanais, résistant et membre de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO), l’ancêtre du Parti socialiste.

Le candidat y a été accueilli par une vingtaine de militants vêtus de jaune, chantant "François président".

Un accueil modeste, comme pour le reste de sa visite, alors que Ségolène Royal avait soulevé les passions lorsqu’elle était candidate en 2007 lors de son passage dans des départements touchés par le chômage et la violence.

Le député de Corrèze a présidé deux meetings à Basse-Terre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique), pris un petit bain de foule en bord de mer dimanche soir, et n’a jamais quitté son costume-cravate malgré la chaleur tropicale.

Dans un restaurant de Cayenne où il a rencontré des élus et responsables guyanais, François Hollande a croisé les équipes de sécurité préparant le voyage présidentiel.

"Les moyens de l’Etat n’ont rien à voir avec ceux déployés ici, qui sont ceux de l’amitié et des partis qui nous soutiennent", a-t-il glissé à ses hôtes.

Quartier défavorisé

Il a ensuite visité un quartier défavorisé de Cayenne, baptisé Rénovation urbaine. Accueilli par des danseurs en costume local réunis sous une tente dressée devant des immeubles décatis, le candidat a été interpellé par des habitants sur le thème de l’insécurité.

"On vous a fait des promesses, je ne sais plus qui, mais on va le retrouver", leur a répondu François Hollande. "J’ai entendu votre appel et n’aurez pas besoin de dix ans pour me retrouver et me demander ce que j’aurai fait. Nous l’aurons fait avant, avec vous, et nous mettrons tous les moyens nécessaires".

Alors que les chiffres de la délinquance, annoncés en baisse, seront publiés mardi, l’élu socialiste a insisté sur l’importance de s’attaquer à ce problème au nom de l’égalité.

"L’insécurité c’est une agression d’abord contre les plus pauvres, les plus modestes, les plus fragiles et donc ce que nous ferons pour la sécurité ce sera pour l’égalité et la dignité", a-t-il souligné.

Ce week-end ultra-marin a été marqué par les secousses provoquées par la dégradation de la note de la France, vendredi soir, par l’agence Standard & Poor’s.

"Je souhaite que le triple A soit conservé mais là encore, ne confions pas à une agence de notation le soin de dire et de nous confirmer ce qui est bon ou ce qui ne le serait pas pour la France", a répété François Hollande à l’aéroport de Cayenne.

"Un pays doit être jugé sur ses résultats et pour moi, ceux qui vont avoir à juger ces résultats, ceux qui vont avoir à dire leur confiance, ce sont les Français".

Le candidat a laissé à ses porte-parole et d’autres responsables du Parti socialiste répondre aux piques lancées par le Premier ministre, François Fillon, ou le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

"Quand on voit cela d’ici, de l’Outre-mer, ça rend un peu triste de voir le niveau du débat politique tel que le pouvoir le met en place", a commenté en Guyane l’un des porte-parole de François Hollande, Bruno Le Roux. "La thématique du changement apparaît encore plus nécessaire".

Le candidat socialiste doit présenter une partie de son projet lors de son premier grand discours dimanche prochain au Bourget (Seine-Saint-Denis). Il sera mardi en Moselle aux côtés de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.

 

Commentaires (6)

vayace de Hollande en Guadeloupe

J,espère que les Guadeloupeen auront de la mémoire et ce souviendrons des promesses non tenues.nos frères d'outre mer savent bien que seule la gauche
de notre Pays la France est capable d'apporter le changement dont nous avons
tous besoin pour vivre une vraie démocracie.

bla bla bla

et que vient-il chercher d'autre que des suffrages ?
bla-bla-bla et rien d'autre. creux, vide peut-être ?
surement tout à la fois !

élection

Pour ma part,je suis favorable au changement ,mais aurai préféré,au cooker actuel, le bouledog de gauche ,et non un holland,

A CHACUN SES VALEURS

Super les commentaires, et MR sarkosy, SES BELLES PROMESSES, il les à tenues peut être. Et DSK, ce n'est pas lui qui est millionnaire, c'est son épouse, et alors, c'est son fric pas le votre, il ne faut pas tout mélanger les rancunes. Et puis on est en démocratie, alors votez SARKOSY.

Toujours aussi sans saveur les discours de Hollande.

Comment un individu aussi insipide peut il etre en tete des sondages ? Mystere, ou alors les. Francais cherchent un etre qui les berce d'illusions sans aucun sens des realites du monde actuel partout en turbulence.Accuser, accuser, voila le "moto" de ce candidat sans envergure pour regler les problemes actuels.Il va distribuer pour faire plaisir, meme si cela creuse un peu plus le deficit, comme en Correze, departement le plus endette de France, voila ce que l'on propose comme responsable, cette mentalite tellement hypocrite des socialistes, qui nous vantaient tellement les qualites de DSK, en nous cachant bien les penchants vulnerables de ce socialiste milliardaire incontrolable.Pas facile de trouver un homme assez responsable pour faire face aux problemes mondiaux qui sont devant nous, mais ce n' est surement pas le candidat socialiste qui peut repondre au profil necessaire dans ces circonstances, alors pourquoi changer la direction du navire, pour un apprenti?

Paroles de F. Hollande

Je m'etonnais deja du slogan "Le changement maintenant", qui n'est qu'un leurre puisque F. Hollande n'est, pour l'instant que candidat et n'est donc (pas encore ?) "aux commandes", mais je m'amuse sincerement a lire ces phrases totalement "langue de bois" et totalement vides, sauf de demagogie primaire: "On vous a fait des promesses, je ne sais plus qui, mais on va le retrouver", leur a répondu François Hollande. "J’ai entendu votre appel et n’aurez pas besoin de dix ans pour me retrouver et me demander ce que j’aurai fait. Nous l’aurons fait avant, avec vous, et nous mettrons tous les moyens nécessaires".

Ben voyons! La, on construit vraiment la France de demain... mais laquelle?

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