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EUROPE

Grève générale contre les mesures d'austérité

Dernière modification : 17/01/2012

Plusieurs milliers de Grecs étaient dans la rue, mardi, pour protester contre les mesures d'austérité. Ces manifestations coïncident avec le retour des "bailleurs" en Grèce, qui espère le déblocage d'une aide de 130 milliards d'euros.

REUTERS - Plusieurs milliers de Grecs ont manifesté mardi en direction du parlement à Athènes pour protester contre la politique d'austérité mise en oeuvre sous la surveillance inquiète des créanciers internationaux de la Grèce, menacée de faillite.

Cette journée de grève coïncide avec le retour de représentants de la "troïka" des créanciers (Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne), venus examiner les comptes du pays avant le déblocage éventuel d'une aide de 130 milliards d'euros.

Pour de nombreux Grecs, frappés depuis 2010 par des hausses d'impôts, des baisses de salaire et des coupes claires dans les dépenses publiques, une nouvelle cure d'austérité liée à ce second plan de sauvetage paraît insupportable.

"Qu'ils aillent se faire voir. Ils poussent le pays vers l'abîme avec ces mesures. Ils sont en train de liquider la Grèce", s'emporte Yannis Tsalimoglou, docker de 51 ans, dont les revenus ont chuté de 30% en raison de la crise.

La Grèce vient d'entrer dans sa cinquième année consécutive de récession, avec un taux de chômage au niveau record de 17,7% au troisième trimestre 2011.

"Nous devons résister", affirme Evgenia Panagiou. Cette mère de deux enfants âgée de 52 ans est employée dans le secteur privé. Elle n'a plus été payée depuis octobre. "Pourquoi nous font-ils cela? Ce n'est pas de notre faute. (Les politiciens) ont englouti l'argent et ils continuent à percevoir les mêmes salaires élevés", dit-elle.

Aucun métro ne circulait et les ferries étaient à quai mardi en Grèce dans le cadre de cette grève générale. Les journalistes ont cessé le travail et les bus ne circuleront qu'une partie de la journée.

"UE, FMI dehors"

Depuis 2010 et le premier plan de sauvetage mis au point par l'UE et le FMI, des mouvements sociaux identiques ne sont pas parvenus à détourner les dirigeants grecs de la voie de l'austérité tracée par ces créanciers en échange de leur aide.

Nommé en novembre à la tête d'un gouvernement de techniciens en raison de la crise politique provoquée par la situation économique, Lucas Papadémos s'est engagé à appliquer tous les remèdes nécessaires pour éviter une faillite.

Or, la menace d'un défaut de paiement se rapproche, la Grèce devant rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts obligataires fin mars.

Le gouvernement ne parvient pas à se mettre d'accord avec les investisseurs privés au sujet de l'abandon par ces derniers de 50% de la valeur de leurs créances sur la Grèce. Cette "implication du secteur privé" (PSI) est nécessaire pour réduire de 160% à 120% du PIB le poids de la dette grecque.

Le FMI et l'UE ont en outre prévenu que, sans cette participation du secteur privé, ils pourraient considérer que la Grèce n'est pas sur la voie d'un rétablissement durable de ses finances publiques et qu'il n'est donc pas opportun de lui verser une nouvelle aide.

Les négociations entre le gouvernement grec et le secteur privé sont suspendues depuis vendredi et ne reprendront que mercredi.

Dans la manifestation athénienne, on pouvait lire sur une banderole: "UE, FMI, dehors!".
 

Première publication : 17/01/2012

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