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Economie

Des huissiers à l'assaut du réseau de Free Mobile

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 17/01/2012

Des concurrents de Free mettent en doute le bon état de marche du réseau de Free Mobile, selon Le Figaro de ce mardi. Des huissiers auraient même été dépêchés sur le terrain pour enquêter. Xavier Niel (photo), patron de Free, dément.

Xavier Niel, le charismatique patron de Free, tente ce mardi de balayer l'attaque d’un revers de la main. Il affirme à l'Agence France presse (AFP), comme si de rien n’était, que son tout nouveau réseau mobile fonctionne parfaitement et que tous ceux qui tenteraient d’affirmer le contraire se trompent. Selon lui, une simple "vérification sur le terrain" permettrait de réduire à néant ce qui ne serait alors qu'une tentative visant à dénigrer le nouvel opérateur téléphonique.

L’homme qui veut bouleverser le marché des télécommunications avec ses forfaits mobiles à prix cassé (19,99 euros l’abonnement “tout illimité”) cherche ainsi à déminer le terrain, après une information parue ce matin dans les colonnes du Figaro. Le quotidien affirme, en effet, que des huissiers s'assurent, sur le terrain, que le réseau de Free Mobile est “allumé” - c’est-à-dire que les nouveaux abonnés peuvent l’utiliser pour téléphoner. Ces enquêteurs auraient été, toujours selon Le Figaro, dépêchés par “des concurrents” qui “auraient constaté que le réseau” avait de sérieux râtés comme des appels rejetés ou des SMS non envoyés. Il faut dire que, sur les réseaux sociaux comme Twitter, certains internautes se sont plaints des problèmes de réception avec le tout nouvel abonnement Free.

Une accusation qui, si elle est avérée, pourrait coûter sa licence mobile à Free et donc l’éjecter du partage du juteux gâteau des abonnements téléphoniques. En effet, afin de pouvoir lancer ses fameux forfaits, Xavier Niel a dû prouver à l’Arcep - le gendarme français des télécommunications - que son réseau couvrait au moins 27% du territoire français. Pour le reste, Free “loue” le réseau d’Orange. Les fameux “concurrents” cités par Le Figaro soupçonnent que le nouveau venu n’ait pas encore mis son propre réseau en marche et qu'il “squatte” uniquement celui d’Orange.

L'Arcep persiste et signe

Contactés par France 24, aucun des trois opérateurs historiques, Bouygues, SFR et Orange, ne reconnaît avoir dépêché d’huissiers sur le terrain pour prendre Free à défaut. Seul Bouygues dément, tandis que les deux autres se bornent à ne “pas commenter” les informations du Figaro.

Cette attaque, justifiée ou non, met également en cause l’Arcep, qui avait accordé sa licence à Free fin décembre. Le gendarme des télécommunications est ainsi accusé, à mot couvert, de ne pas avoir correctement vérifié que le nouvel opérateur avait bien déployé son réseau sur 27% du territoire français. “Nous n’avons nullement signé un chèque en blanc à Free et nous avons effectué un travail de terrain, pendant environ un mois, qui a permis de confirmer les affirmations de Free”, assure à France 24 Jean-François Hernandez, responsable de la communication pour l’Arcep.

Si le groupe de Xavier Niel est parfaitement en règle, comme il l’affirme, la manoeuvre risque malgré tout d’instiller le doute dans l’esprit des consommateurs sur la fiabilité du réseau. Une attaque qui intervient alors que Free, qui a lancé ses offres il y a un peu plus d'une semaine, s'apprête à fêter son millionième abonné.

Première publication : 17/01/2012

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