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Un sommet social de "crise" coincé entre la perte du triple A et la présidentielle
Convoqués par le gouvernement ce mercredi, les partenaires sociaux planchent actuellement sur des solutions pour l’emploi. Mais depuis la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s, la marge de manœuvre budgétaire s’est amoindrie.
Syndicats et représentants du patronat se retrouvent, sous la houlette du gouvernement, mercredi 18 janvier pour ce qui aurait dû être un sommet social destiné à trouver des nouvelles pistes de lutte contre le chômage. Mais depuis la dégradation de la note française vendredi dernier par l’agence de notation Standard & Poor’s, ce grand raout à un peu moins de 100 jours du premier tour de la présidentielle s’est mué en “sommet de la crise”. Une nouvelle appellation utilisée par le président Nicolas Sarkozy dimanche 15 janvier qui fait craindre aux syndicats que le volet social soit remisé au placard en faveur d’un nouveau tour de vis budgétaire.
C’est donc dans un climat tendu que les négociations vont s’ouvrir. Tour d'horizon des principaux thèmes qui devraient être abordés lors de ce sommet où le gouvernement et les partenaires sociaux vont devoir trouver un juste milieu entre équilibre budgétaire et efficacité des mesures envisagées.
Le chômage partiel. C’est probablement la mesure qui devrait rencontrer le plus large consensus. “Elle limite la perte de pouvoir d’achat des employés et évite aux entreprises de mettre en place des plans sociaux coûteux aussi bien économiquement que socialement”, confirme à FRANCE 24 Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le gouvernement y est, en effet, favorable tout comme les syndicats et le patronat. Le recours au chômage partiel avait déjà été expérimenté en France en 2009 et avait alors concerné 270 000 salariés. L’Allemagne l’a encore plus largement appliqué ces dernières années puisque plus d’1 million de personnes ont ainsi été mises au chômage le temps que leur entreprise se remette en selle économique.
La TVA sociale. La plupart des syndicats ne veulent pas en entendre parler. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a même prévenu lundi qu’il allait “envoyer bouler” Nicolas Sarkozy si le gouvernement tentait de l’imposer lors du sommet. Pourtant, le président en a fait une de ses priorités. Il l’a même évoquée lors de ses vœux aux Français le 31 décembre. Cette mesure controversée permet de compenser un allégement des charges patronales et salariales par une hausse de certaines taxes et principalement de la TVA. Ses défenseurs jugent que c’est un moyen efficace pour que les entreprises gagnent en compétitivité tandis que ses détracteurs rappellent que la hausse de la TVA risque de heurter la consommation. “Le problème est que le gain de compétitivité, s’il existe, ne se fera pas sentir avant 2013 tandis que les consommateurs verront les prix grimper immédiatement”, explique Mathieu Plane.
Pacte de compétitivité. C’est l’autre dossier qui fâche. Le pacte de compétitivité ou encore les accords d’entreprise compétitivité-emploi prévoient la possibilité de renégocier les conditions de travail pour s’adapter au climat économique difficile. Il s’agit, là encore, de sauver des emplois en réduisant le temps de travail - et également la rémunération - de salariés qui sans cela risquaient d’être licenciés.
Mais “encore faut-il savoir qui va supporter le coût de cette mesure”, souligne Mathieu Plane. L’entreprise ou l’État peuvent en effet compenser une partie de la perte de salaire de ceux qui doivent accepter une baisse de leur temps de travail. Une mise à contribution qui n’est pas du goût du patronat et risque également de poser problème au gouvernement en ces temps de vache maigre budgétaire.
35 heures et heures supplémentaires. Syndicats et patronats se préparent également à l’affrontement sur le sujet sensible du temps de travail. Le Medef juge que la loi sur les 35 heures handicape les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes étrangères. Le patronat français espère profiter de ce sommet pour convaincre le gouvernement que l’abrogation des 35 heures favorisera la compétitivité des entreprises qui pourront ainsi embaucher de nouveau.
Les syndicats devraient rétorquer qu’en temps de crise le problème n’est pas que les salariés travaillent trop peu mais qu’il y a trop de chômeurs. Ils devraient donc militer pour une abrogation de la loi qui exonère les heures supplémentaires de charges. Leur argument : cette “niche” fiscale coûte plus de 3 milliards d’euros à l’État et servirait aux entreprises pour ne pas embaucher.
Reste que toutes ces mesures ont un coût qui alourdirait encore davantage le déficit de l'État (il devrait se situer aux alentours de 5 % du PIB en 2012). Le gouvernement risque donc de devoir chercher à faire des économies par ailleurs et donc de passer par un nouveau plan d'austérité. Il peut aussi "aller négocier au niveau européen un nouveau dépassement des objectifs de réduction des déficits", rappelle Mathieu Plane. Mais alors que le discours ambiant est de mettre l'accent sur la rigueur, pas sûr qu'une telle requête ait la moindre chance d'aboutir.




























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(11) Réactions
tout à fait d'accord pour une autre vue du syndicalisme
En notre pays, 7% de personnes en emploi sont syndiquées (public + privé). L'exemple pris par Froggy B est réel quant au syndicalisme allemand (j'ai travaillé 7 ans en ce pays). En Allemagne, presque tous les salariés sont syndiqués et les syndicats sont une vraie force. Je prends exemple de ce que j'y ai connu à la fin des années 80. Le gouvernement avait décidé une hausse drastique du coût des carburants. Les syndicats ont demandé aux allemands une grêve du camion, du bus, de la voiture. Durant 3 jours les rues, les autoroutes étaient désertes, tout le monde a suivi. Le 4ème jour le gouvernement (RFA à l'époque), a décidé de ne pas augmenter les carburants. La force des syndicats allemands résident en leur nombre d'adhérents. Le gouvernement, les entreprises ont conscience du fait qu'ils peuvent paralyser tout un secteur et que les "troupes" suivront. En conséquence, une entente mutuelle s'est installée. Les syndicats sont systématiquement informés en entreprise de tout proposition patronale et ils en débattent et chaque partie avance ses pions et gagne, chacune dans leur partie,des avancées. En France, lorsque j'ai participé à toutes les manifestations contre les retraites, nous défilions pour tous mais combien fûmes nous ? Quelques milliers et pourtant ce combat était juste, en particulier pour les femmes qui ont le plus perdu (voir rapport de la HALDE), les métiers pénibles qui pouvaient partir après 41 ans de cotisation et qui, pour ceux qui ont commencé à 16 ans, devront attendre 60 ans pour une retraite à taux plein soit 3 années de plus de travail. En outre, le gouvernement vient de repousser le départ à la retraite à 67 ans pour ceux nés après 1955 (sorti au Journal Officiel la semaine dernière).
Donc je ne crois pas qu'il faille tirer sur les syndicats ni oser prétendre qu'ils s'engraissent sur le dos des cotisants. Au contraire, il faudrait qu'un maximum de personnes se syndiquent, remplacent ceux qui ont envie de passer la main mais qui ne trouvent pas repreneur. Ainsi, ceux là même qui fustigent les syndicats pourraient mettre en oeuvre ce qu'ils en attendent, pourraient mettre en oeuvre un syndicalisme à l'allemande de par leur nombre qui devient force, de par leurs propositions, leur envie de s'investir pour le plus grand nombre,travailler pour les autres car c'est un vrai travail avec ses formations, ses apprentissages sociaux, économiques, législatifs, de sécurité du et au travail, des risques psychosociaux .... Ainsi nous pourrions avoir des vrais dialogues Etat/patronat/salariés sans brandir chaque fois le principe de la grêve.
sommet social
ce n'était pas la peine de réunir les partenaires sociaux le gouvernement sait très bien ce que veulent les ouvriers travailler dans de conditions humaines, la compétitivité n'est qu'un leurre qui ne sert qu'à enrichir le patronat il faut qu'il se rende à l'évidence que pour eux aussi le pain blanc à viré au noir
le triple A
JE pense que c'est notre Président qui est seul apte à prendre des bonnes décisions pour faire face et prendre les bonnes mesures pour ne sortir de la crise. Les socialistes nous plongeraient encore plus dans la crise, comme on a vu avec les 35 heures et comme l'APA qui à son tout début était donné un peu n'importe comment.
Les mesures du Sommet Social
Certaines de ces mesures sont en vigueur depuis de nombreuses années dans d'autres pays.Voilà qu'a moins de 100 jours on commence à se préoccuper des problémes qui auraient dus être traités depuis cinq ans. Allons, allons Mr le président, vous êtes sur le point de départ, il fallait agir avant. Vous étiez tellement occupé à refaire le monde avec tous ces
G.7-8-10-12-20 etc et vos conquêtes militaires, que vous avez oublié la France.L'heure de votre départ a sonné, vous en êtes conscient. La France prendra un nouveau départ avec un nouveau président dans moins de 100 jours.
Le Sommet social
Les syndicats français ont également une lourde part de responsabilités dans la situation actuelle et le bloquage de toutes les réformes indispensables depuis des lustres (exemple significatif des retraites ou du service minimum!!!!). C'est pourquoi il n'y a pas grand chose à attendre de ce sommet social que les " petits chefs " des syndicats français engagés par ailleurs dans la campagne présidentielle - bien qu'ils s'en défendent-se feront une joie de contribuer à faire s'enliser! Et pourtant, des syndicats responsables et représentatifs qui contribuent positivement à la progression de notre pays seraient indispensables!
Le Sommet social
Les syndicats français ont également une lourde part de responsabilités dans la situation actuelle et le bloquage de toutes les réformes indispensables depuis des lustres (exemple significatif des retraites ou du service minimum!!!!). C'est pourquoi il n'y a pas grand chose à attendre de ce sommet social que les " petits chefs " des syndicats français engagés par ailleurs dans la campagne présidentielle - bien qu'ils s'en défendent-se feront une joie de contribuer à faire s'enliser! Et pourtant, des syndicats responsables et représentatifs qui contribuent positivement à la progression de notre pays seraient indispensables!
Syndicats intelligents?
Regardez plutot les syndicats modernes en Allemagne ou en Grande Bretagne. Dans certaines entreprises, les salariés et la direction se sont mis d'accord pour une semaine de quatre jours, payée quatre, a la place des licenciements. Un bel exemple de solidarité. Le probleme en France c'est que les syndicats refusent les efforts et que l'Etat (donc nous) finit par payer. "Flexibilité" est le mot clé en temps de crise!
35 HEURES
Voilà bien le sujet ,cheval de bataille du MEDEF,qui sur ce point n'a jamais varié depuis la déclaration de M.A.Seillière à l'issue du 1er débat à ce sujet.Les 39h ,les 40h, les congés payés en 36 ?ont également fait l'objet de contestation patronale.Ce sont pourtant les travailleurs qui produisent,et les patrons qui trouvent les fonds nécessaires à leur propre rémunération(pauvres patrons sans parachutes!)<>
compétitivité
il faut savoir dire les choses simplement.
Compétitivité = profits !
35 HEURES
Voilà bien le sujet ,cheval de bataille du MEDEF,qui sur ce point n'a jamais varié depuis la déclaration de M.A.Seillière à l'issue du 1er débat à ce sujet.Les 39h ,les 40h, les congés payés en 36 ?ont également fait l'objet de contestation patronale.Ce sont pourtant les travailleurs qui produisent,et les patrons qui trouvent les fonds nécessaires à leur propre rémunération(pauvres patrons sans parachutes!)<>