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Afrique

Raid meurtrier de rebelles touareg dans trois villes du Nord-Est

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/03/2012

Les attaques de rebelles touareg se poursuivaient mercredi contre les localités du nord du Mali. Appuyés par d'anciens soldats libyens, deux groupes tentent de prendre la région d'assaut, repoussés par l'armée malienne.

REUTERS - Des rebelles touaregs appuyés par d'anciens soldats libyens de l'armée de Mouammar Kadhafi ont poursuivi mercredi leurs attaques contre des localités du nord du Mali.

Ils se sont dirigés vers les villes d'Aguelhok et de Tessalit, près de la frontière algérienne, après avoir tenté la veille de prendre Menaka où ils ont été repoussés par les forces maliennes soutenues par des hélicoptères de combat.

Un demi-millier de Touaregs ayant combattu dans les rangs des pro-Kadhafi se sont réfugiés au Mali à la fin de l'an dernier, lorsque le régime du "guide" libyen s'est effondré sous les coups de la rébellion appuyée par l'Otan.

"Le groupe qui a attaqué Menaka s'est scindé en deux, certains des rebelles se dirigeant vers Aguelhok. Depuis 04h00 ce matin, il y a des affrontements à l'arme lourde entre eux et l'armée", a dit un responsable militaire malien joint par téléphone.

Le deuxième groupe rebelle s'est dirigé plus au nord, vers Tessalit, au pied de l'Adrar des Ifoghas, mais a été intercepté par l'armée malienne et là aussi les combats se poursuivent.

Les affrontements de mardi autour de Menaka, au nord-est frontalier du Niger, ont fait au moins un mort parmi les soldats maliens et plusieurs chez les rebelles, a dit le gouvernement de Bamako.

Le ministère malien de la Défense a déclaré mardi que d'anciens soldats libyens et des rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) étaient
responsables de cette attaque contre Menaka.

Les Touareg, en quête d'autonomie

Au Mali, la région de l'Azawad, où Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est active, est considérée comme le berceau des Touareg.

La famine de 1985 a poussé des milliers d'entre eux à rejoindre la Libye, où Kadhafi les incorporait à son armée, tandis que d'autres poursuivaient la guérilla au Mali et au Niger pour tenter d'obtenir l'autonomie.

Après la chute de Kadhafi en 2011, des centaines de Touareg, lourdement armés, rentrent dans le nord du Mali. Si certains intègrent le processus de paix offert par le gouvernement du président Amadou Toumani Touré, d'autres le rejettent ou ne prennent pas position.

Dans un communiqué publié en octobre 2011, MNLA (Mouvement de Libération de l'Azawad) lui-même affirmait avoir "pour objectif de sortir le peuple de l'Azawad de l'occupation illégale du territoire azawadien par le Mali."

Le nord du Mali, vaste zone désertique parcourue par les nomades touaregs pour lesquels les frontières étatiques avec la Libye, l'Algérie ou le Niger ont peu de sens, a connu plusieurs soulèvements.

Base rebelle près de Kidal

Mouammar Kadhafi, mort le 20 octobre, encourageait les aspirations des tribus nomades en faveur d'une identité saharienne. Le dernier soulèvement en date s'est officiellement
terminé en 2009 par la signature d'un accord de paix avec le gouvernement malien.

Selon des sources au sein des services de sécurité maliens, des combattants pro-Kadhafi, avec une cinquantaine de véhicules tout terrain, ont établi l'an dernier une base à 40 km de la ville de Kidal, dans le nord du pays.

Les voisins et partenaires du Mali s'inquiètent de voir ces régions désertiques, où opèrent également les islamistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), devenir une zone de non droit totalement incontrôlée.

L'été dernier, Bamako a lancé un plan de 32 milliards de francs CFA (69 millions de dollars) pour tenter de rétablir l'ordre dans le Nord. Le gouvernement espère ainsi développer cette région potentiellement riche en ressources et jadis fréquentée par des touristes étrangers.

Le mois dernier, le Mali et le Niger ont renforcé leur présence militaire dans la région en raison des incertitudes liées à la situation en Libye et après l'enlèvement de plusieurs
étrangers.

L'Union européenne a par ailleurs annoncé qu'elle allait débloquer 150 millions d'euros pour aider les pays de la région à améliorer leurs dispositifs de surveillance et de sécurité.

Fin novembre, Londres a fait savoir que l'UE envisageait de dépêcher une équipe de policiers et d'experts dans la zone sub-saharienne afin d'aider les gouvernements de la région à combattre la menace croissante d'Aqmi.
 

Première publication : 18/01/2012

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