Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Après « l’Ice Bucket Challenge », place au « Rice Bucket Challenge »

En savoir plus

DÉBAT

Gouvernement Valls II : le bon choix ?

En savoir plus

FOCUS

Milan, ville de transit pour les réfugiés syriens

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un Mozart social-libéral à Bercy"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Si j'abandonne, tout s'effondre"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gouvernement Valls II : remaniement ou reniement ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Macron, l'anti-Montebourg à Bercy

En savoir plus

SUR LE NET

« L’Ice Bucket Challenge » détourné par un acteur américain

En savoir plus

  • Un rapport de l’ONU accuse Damas et l’EI de crimes contre l’humanité

    En savoir plus

  • Milan, ville de transit pour les réfugiés syriens

    En savoir plus

  • Ebola : le Liberia sanctionne ses ministres réfugiés à l'étranger

    En savoir plus

  • Affaire Tapie : Christine Lagarde mise en examen pour "négligence"

    En savoir plus

  • Emmanuel Macron, un ex-banquier touche-à-tout à Bercy

    En savoir plus

  • Theo Curtis, ex-otage américain en Syrie, est arrivé aux États-Unis

    En savoir plus

  • Vidéo : Lalish, capitale spirituelle et dernier refuge des Yazidis d'Irak

    En savoir plus

  • En images : les ministres du gouvernement Valls II

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Porto élimine Lille, reversé en Ligue Europa

    En savoir plus

  • Cessez-le-feu à Gaza après sept semaines de guerre entre Israël et le Hamas

    En savoir plus

  • Transferts : Samuel Eto’o signe à Everton

    En savoir plus

  • Rencontre Poutine - Porochenko : "Le sort du monde se joue à Minsk"

    En savoir plus

  • Pictet, une importante banque suisse, publie ses premiers résultats depuis 209 ans

    En savoir plus

  • Aaron Sofer, un étudiant juif américain, porté disparu en Israël

    En savoir plus

asie

Le Premier ministre Gilani comparaît devant la Cour suprême

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/01/2012

Confronté à l'hostilité croissante de l'armée, le chef du gouvernement pakistanais, Yousuf Raza Gilani, doit se présenter devant la Cour suprême pour avoir empêché que le président Asif Ali Zardari ne soit poursuivi pour corruption.

AFP - Le Premier ministre du Pakistan Yousuf Raza Gilani comparaissait jeudi devant la Cour suprême pour n'avoir pas voulu notamment, depuis deux ans, rouvrir des poursuites judiciaires pour corruption contre le très impopulaire président Asif Ali Zardari.

La fermeté de la juridiction suprême met davantage en difficulté un chef de l'Etat et un gouvernement très impopulaires, accusés de corruption et de mauvaise gouvernance et confrontés à l'hostilité croissante de la toute puissante armée. Si le Premier ministre ne se plie pas à l'injonction de la Cour, une condamnation le forcerait à démissionner.

Dans une brève adresse liminaire à la Cour, Yousuf Raza Gilani a rappelé que, dans tous les cas, le chef de l'Etat jouissait d'une immunité judiciaire totale.

La juridiction suprême avait annulé en 2009 un décret d'amnistie générale de 2007 exonérant M. Zardari de poursuites notamment dans une affaire de détournements présumés de fonds publics transférés sur des comptes en Suisse. Elle avait alors sommé le gouvernement de demander à la justice suisse de rouvrir les procédures judiciaires, ce qu'il n'a jamais fait.

Inculpé lundi par la Cour suprême d'"outrage à la Cour" et convoqué pour jeudi, le Premier ministre Raza Yousuf Gilani a finalement accepté de comparaître. Son avocat a réfuté l'accusation d'outrage mercredi, mais expliqué toutefois que le gouvernement pouvait sans risque demander aux autorités suisses de rouvrir l'enquête visant M. Zardari parce que ce dernier bénéficie de l'immunité judiciaire en tant que chef d'Etat.

En 2010, le procureur de Genève avait déjà estimé qu'il ne pourrait rouvrir le dossier tant que M. Zardari serait président, en raison de cette immunité.

Jeudi matin, M. Gilani est arrivé souriant et apparemment détendu sur le perron de la Cour suprême, saluant les cameramen de dizaines de télévisions. Il a ensuite pénétré dans le bâtiment.

Après les commentaires de son avocat sur l'immunité présidentielle la veille, les analystes estiment que M. Gilani ne va pas risquer une démission forcée et les six mois de prison qu'il encourt pour outrage à la Cour, et qu'il annoncera qu'il va se plier à l'ordre de demander à la justice suisse de rouvrir l'enquête visant le président.

"Ecrire une lettre aux autorités suisses ne pose pas de problème", avait expliqué mercredi l'avocat de M. Gilani, Aitzaz Ahsan invoquant l'immunité de M. Zardari.

"Dans notre constitution, il jouit de l'immunité totale, nous n'avons aucun doute là-dessus. Nous avons toujours fait preuve de respect à l'égard de la justice, je suis venu ici aujourd'hui par respect pour la Cour", a déclaré jeudi M. Gilani dans un propos liminaire avant de laisser la parole à son avocat.

"Ce n'est pas envoyer un bon message de poursuivre un président élu par une majorité de deux tiers" du Parlement, comme ce fut le cas pour M. Zardari en 2008, a estimé le chef du gouvernement.

L'armée, qui a dirigé directement le pays plus de la moitié de son existence à l'issue de coups d'Etat et cornaqué de près les gouvernements civils le reste du temps, a été suspectée ces dernières semaines de préparer un nouveau putsch. Mais elle a vivement écarté cette hypothèse et nombre d'analystes estiment que la pression actuelle sur le gouvernement et le président, par la justice et les militaires, va plutôt entraîner des élections législatives anticipées cette année.

Première publication : 19/01/2012

  • PAKISTAN

    Islamabad refuse la visite du représentant spécial américain

    En savoir plus

  • PAKISTAN

    Le Premier ministre sommé de comparaître devant la Cour suprême

    En savoir plus

  • PAKISTAN

    Le ministre de la Défense limogé, tensions entre l'armée et le pouvoir civil

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)