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Sports

Les "sorciers blancs", une tradition pour les sélections africaines

Texte par Yann BUXEDA

Dernière modification : 20/01/2012

Pour cette CAN-2012, près d’un tiers des équipes présente à sa tête un sélectionneur français. Cette tradition du "sorcier blanc", née dans les années 80, perdure même si de plus en plus de pays tentent de promouvoir leurs techniciens locaux.



En 2006, la Coupe d’Afrique des Nations avait vu s’affronter huit entraîneurs étrangers, dont quatre Français. Deux ans plus tard, ils étaient dix pour cinq Français.

Et cette année, onze entraîneurs étrangers prendront place sur les bancs de touche des sélections africaines pour la CAN-2012. Parmi eux, Alain Giresse (Mali), Michel Dussuyer (Guinée), Hervé Renard (Zambie) et Roland Courbis (co-sélectionneur du Niger). Quatre Français auxquels on peut ajouter la présence du Franco-Allemand Gernot Rohr, à la tête du Gabon.

Paradoxalement, si les grosses écuries du continent tentent de plus en plus de faire confiance à leurs sélectionneurs locaux (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigeria…), la cote des techniciens étrangers reste très haute partout ailleurs. Et celle des Français tout particulièrement.

Ce sont pourtant les coachs allemands qui ont, après le mouvement d'indépendance, été les premiers à intégrer les staffs des sélections africaines. Financées par l’Allemagne fédérale, ces expatriations ont vu arriver quelques sélectionneurs de renom, comme Gottlieb Goeller, qui a qualifié le Togo pour trois Coupes d’Afrique des Nations, en 1972, 1998 et 2000 ou encore Peter Schnittger, qui a distillé son savoir auprès d’une dizaine d’équipes africaines sur ces 40 dernières années.

Les Tchécoslovaques, notamment Vidinic (Maroc, Zaïre) et Ognanovic (Cameroun) et d’autres ressortissants des pays de l’ex-bloc soviétique ont également brillé dès les années 60.

L’émergence des "Français qui gagnent"

Ce n’est qu’au début des années 80 que les sélectionneurs français débarquent sur le continent. Certains pionniers comme Just Fontaine, né à Marrakech, essuyeront d'ailleurs les plâtres. L’ancien international, nommé par le roi Hassan-II pour qualifier le Maroc à la Coupe du monde 1982, échouera en effet dans sa tâche.

Mais quelques années plus tard, la génération des "Français qui gagnent" s’installe. Le continent voit l’arrivée de quelques "historiques" comme Philippe Troussier (Côte d’Ivoire, Nigeria, Burkina Faso, Afrique du Sud), Henri Michel (Cameroun, Maroc, Guinée équatoriale) ou Claude Leroy (Cameroun, Sénégal).

C’est d’ailleurs ce dernier qui initiera, dès 1988, la tradition de succès des entraîneurs français expatriés en Afrique. Après une finale perdue en 1986, Claude Leroy porte le Cameroun jusqu’à la victoire en Coupe d’Afrique des Nations en 1988.

Nouveau millénaire doré

Ce coup d’éclat ne trouvera d’écho qu’au début des années 2000, période dorée pour les sélectionneurs français. Tous ne réussissent pas, mais les palmarès des Coupes d’Afrique des Nations consacrent certains d’entre eux.

En 2000, Pierre Lechantre ramène le trophée une nouvelle fois pour le Cameroun. Deux ans plus tard, le Sénégal de Bruno Metsu revient au premier plan et atteint la finale de la CAN-2002. Cette même équipe se hissera quatre ans plus tard en quarts de finale du Mondial allemand.

Le Maghreb brille également grâce à Roger Lemerre. À la tête de la Tunisie, l’ancien sélectionneur des Bleus remporte la CAN-2004. Et la finale 2006 accueille également un Français sur son banc : Henri Michel, qui échoue en finale avec la Côte d’Ivoire.

Depuis, le soufflé est quelque peu retombé. Claude Leroy est parvenu à atteindre la 3e place de la CAN-2008 avec le Ghana, mais 2010 n’a pas mis en valeur les techniciens français. En 2011, ils seront cinq en lice pour reprendre le flambeau.

Première publication : 20/01/2012

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