Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Renseignement: une loi qui inquiète

En savoir plus

FOCUS

Finlande : les populistes au gouvernement?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alain Chamfort, retour de l'éternel dandy de la chanson française!

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Éthiopie : le défi vert

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

David Cameron vs Ed Miliband : le match des programmes

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Pour Cécile Kyenge, la demande d'asile en Europe doit être simplifiée

En savoir plus

BILLET RETOUR

Chine : sept ans après le séisme au Sichuan, les questions restent en suspens

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Maréma, nouvelle voix du Sénégal

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La guerre des Le Pen

En savoir plus

Afrique

L'avion de l'ex-président Ravalomanana empêché d'atterrir

Vidéo par Bilal TARABEY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/01/2012

Les autorités malgaches ont fermé l’espace aérien pour empêcher l’avion de l'ex-président Marc Ravalomanana d’atterrir. Forcé de faire demi-tour, ce dernier a été contraint de retourner en Afrique-du-Sud, où il vit en exil depuis 2009.

AFP - L'ex-président malgache Marc Ravalomanana n'a pas pu rentrer au pays samedi, l'avion qui devait le ramener à Antananarivo après près de trois ans d'exil ayant été contraint de faire demi-tour pour rentrer à Johannesburg, car l'espace aérien malgache lui a été interdit.

"Le vol n'a pas été autorisé à entrer dans l'espace aérien de Madagascar", a sobrement indiqué à l'AFP Karin Murray, porte-parole de SA Airlink, une filiale de la compagnie nationale sud-africaine SAA.

L'avion est en conséquence directement rentré à Johannesburg peu après 14H00 (12H00 GMT), d'où il était parti quatre heures plus tôt.

Plus d'une heure et demie après avoir atterri, Marc Ravalomanana refusait toujours de quitter l'avion, prétextant qu'il est désormais apatride.

"En tant que politicien, je dois m'adapter à la vie comme ça... Mais le problème pour moi, c'est le million de personnes qui s'étaient rassemblées pour m'attendre à l'aéroport" d'Antananarivo, a déclaré M. Ravalomanana à l'AFP sur le chemin du retour.

"Rajoelina n'a pas la volonté politique de résoudre la crise à Madagascar. Le monde peut en être témoin!", a-t-il ajouté, mettant directement en cause le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, qui l'a renversé en mars 2009.

M. Ravalomanana, 62 ans, s'était pourtant montré confiant, quelques heures plus tôt, avant d'embarquer.

Marc Ravalomanana a dit à plusieurs reprises qu'il voulait rentrer au pays "pour faire la paix, pas la guerre", mais aussi se présenter à une prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas encore été fixée.

Son retour était explicitement prévu par la "feuille de route" signée en septembre par les partis politiques malgaches afin de rétablir l'ordre constitutionnel après environ trois ans d'une crise qui a isolé et affaibli Madagascar.

Mais une "note explicative" attachée à ce texte --qui a permis la constitution d'un gouvernement d'union nationale tout en reconnaissant l'autorité d'Andry Rajoelina-- précise que le retour "sans condition" des exilés auquel appelle le texte ne suggère ni n'implique "une exonération de poursuites judiciaires".

Or, Marc Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants, abattus par sa garde devant le palais présidentiel en février 2009.

Le général Richard Ravalomanana (un homonyme), responsable de la sécurité pour la province d'Antananarivo, avait en conséquence prévenu dès l'annonce de son retour, vendredi, qu'il serait arrêté dès son arrivée à Antanarivo.

Une foule compacte s'était massée sur la route conduisant à l'aéroport de la capitale malgache, où des dignitaires pro-Ravalomanana attendaient le président déchu.

"C'est une foule sage. Nous allons continuer à la gérer comme nous l'avons toujours fait, avec beaucoup de sagesse. Nous sommes convaincu que ça se passera calmement", a commenté Roland Ravatomanga, un proche de Marc Ravalomanana, actuel ministre de l'Agriculture du gouvernement de transition malgache.

"C'est vraiment une surprise!", s'est-il exclamé en apprenant que son champion ne viendrait pas.

"Nous allons nous réunir, les +trois mouvances+ (de M. Ravalomanana et des anciens présidents Albert Zafy et Didier Ratsiraka, ndlr), pour prendre des décisions. Ce seront des décisions qui vont obliger tout le monde à appliquer la feuille de route, approuvée par tous", a annoncé M. Ravatomanga, refusant d'en dire plus.

Les partisans de Marc Ravalomanana vont suspendre leur participation aux institutions de transition malgaches a annoncé l'une de leur responsables à l'AFP.

"La mouvance Ravalomanana a décidé que ses membres des institutions, gouvernement et Parlement, vont suspendre leur participation. A partir de maintenant, les ministres ne vont plus participer au conseil des ministres et les parlementaires ne participeront pas à la prochaine session qui commence lundi", a déclaré Me Hanitra Razafimanantsoa, l'une des proches du président déchu.

Première publication : 21/01/2012

  • MADAGASCAR

    Rajoelina signe un accord de sortie de crise avec l'opposition

    En savoir plus

  • MADAGASCAR

    Retour d'exil compromis pour Marc Ravalomanana

    En savoir plus

  • MADAGASCAR

    La Grande Île s’éloigne des élections de la saison sèche

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)