Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

Asie - pacifique

Le soldat afghan dit avoir tué les militaires français à cause d'une vidéo

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/01/2012

Selon des sources sécuritaires, le soldat afghan qui a tué quatre militaires français vendredi dernier dit avoir accompli ce geste après avoir vu la vidéo sur laquelle des soldats américains urinent sur des cadavres.

AFP - Le visionnage de la vidéo de soldats américains urinant sur des cadavres afghans est, d'après lui, ce qui a poussé le meurtrier des soldats français à passer à l'acte vendredi, et non son éventuelle appartenance au mouvement taliban, ont déclaré à l'AFP des sources sécuritaires.

"C'était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu'il avait fait cela (tirer sur leurs compatriotes, NDLR) à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres", a indiqué l'une de ces sources.

"Dans ces premières confessions, il a dit qu'il a été fortement motivé pour tuer les soldats quand il a vu la vidéo" en question, a déclaré une autre source, ajoutant que, selon ses dires, le tueur "n'avait aucun contact direct avec les talibans mais qu'il ne les haïssait pas non plus".

Le porte-parole de l'armée française en Afghanistan, le lieutenant-colonel Michel Sabatier, a dit à l'AFP ne pas être courant de ces faits.

Vendredi, un militaire afghan a ouvert le feu sur un groupe de militaires français assurant la formation des troupes afghanes à Gwan. L'homme a profité d'un moment où les instructeurs faisaient un jogging au sein d'une base, sans armes ni protections, pour leur tirer dessus.

Quatre soldats français sont morts et 15 ont été blessés, dont huit grièvement.

Le 29 décembre, un autre soldat afghan avait retourné son arme contre ses formateurs, tuant deux militaires français, pour un total de 82 morts sur le front afghan depuis le déploiement de la force internationale, fin 2001.

Samedi, Gérard Longuet, dépêché en Afghanistan par le président Sarkozy pour évaluer les conditions de sécurité des troupes françaises, avait indiqué que le tueur était "manifestement un taliban infiltré depuis longtemps".

Le ministre de la Défense avait attribué cette information au général Nazar, le commandant de la 3e brigade de l'Armée nationale afghane (ANA), dont dépend le tueur.

Agé de 21 ans, l'homme, identifié comme Abdul Mansour, a été arrêté après le drame. Selon M. Longuet, il s'agit d'un ancien soldat de l'armée afghane qui a déserté, est probablement passé ensuite au Pakistan, avant de s'engager à nouveau dans les rangs de l'ANA. Il était depuis environ deux mois dans l'unité de Gwan.

Interrogés à plusieurs reprises par l'AFP samedi, les insurgés, généralement prompts à reconnaître des pertes infligées aux troupes étrangères, ont toujours nié être à l'origine de cette attaque. Par écrit, l'un de leurs porte-paroles a au mieux reconnu que le insurgés "enquêtaient" sur le sujet.

Le président afghan Hamid Karzaï a également qualifié dimanche le meurtre des quatre militaires français d'"acte individuel et isolé", sans jamais employer le terme "taliban".

Une vidéo amateur, filmée en Afghanistan et montrant quatre jeunes Marines vêtus d'un uniforme américain qui, hilares, se soulagent sur trois corps ensanglantés, conscients qu'une autre personne est en train de les filmer, a provoqué l'indignation de la communauté internationale mi-janvier.

Aucune réaction violente n'avait jusqu'alors eu lieu en Afghanistan après la médiatisation de cette vidéo.

"Le département de la Défense américain a annoncé une enquête qui déterminera urgemment les faits et s'assurera que les coupables de ces actes répréhensibles seront punis", a réagi l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, contactée par l'AFP.

Gérard Longuet, après avoir discuté avec le président Karzaï, les ministres de l'Intérieur et de la Défense afghans ainsi qu'avec le général John Allen, qui commande l'Isaf, le bras armé de l'Otan en Afghanistan, est rentré dimanche à Paris.

Après une cérémonie officielle à Kaboul, les quatre cercueils recouverts du drapeau tricolore ont été rapatriés par le même avion vers l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le ministre, accompagné durant son voyage par le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, devra présenter un rapport à Nicolas Sarkozy.

Vendredi, Nicolas Sarkozy avait envisagé le retour anticipé du contingent français, prévu pour 2014, "si les conditions de sécurité ne sont pas clairement établies".

Première publication : 23/01/2012

  • AFGHANISTAN

    La coopération de la France avec l'armée afghane remise en question

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    La France suspend ses opérations en Afghanistan

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Quatre soldats français tués dans l'est de l'Afghanistan

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)