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Asie - pacifique

Le soldat afghan dit avoir tué les militaires français à cause d'une vidéo

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/01/2012

Selon des sources sécuritaires, le soldat afghan qui a tué quatre militaires français vendredi dernier dit avoir accompli ce geste après avoir vu la vidéo sur laquelle des soldats américains urinent sur des cadavres.

AFP - Le visionnage de la vidéo de soldats américains urinant sur des cadavres afghans est, d'après lui, ce qui a poussé le meurtrier des soldats français à passer à l'acte vendredi, et non son éventuelle appartenance au mouvement taliban, ont déclaré à l'AFP des sources sécuritaires.

"C'était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu'il avait fait cela (tirer sur leurs compatriotes, NDLR) à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres", a indiqué l'une de ces sources.

"Dans ces premières confessions, il a dit qu'il a été fortement motivé pour tuer les soldats quand il a vu la vidéo" en question, a déclaré une autre source, ajoutant que, selon ses dires, le tueur "n'avait aucun contact direct avec les talibans mais qu'il ne les haïssait pas non plus".

Le porte-parole de l'armée française en Afghanistan, le lieutenant-colonel Michel Sabatier, a dit à l'AFP ne pas être courant de ces faits.

Vendredi, un militaire afghan a ouvert le feu sur un groupe de militaires français assurant la formation des troupes afghanes à Gwan. L'homme a profité d'un moment où les instructeurs faisaient un jogging au sein d'une base, sans armes ni protections, pour leur tirer dessus.

Quatre soldats français sont morts et 15 ont été blessés, dont huit grièvement.

Le 29 décembre, un autre soldat afghan avait retourné son arme contre ses formateurs, tuant deux militaires français, pour un total de 82 morts sur le front afghan depuis le déploiement de la force internationale, fin 2001.

Samedi, Gérard Longuet, dépêché en Afghanistan par le président Sarkozy pour évaluer les conditions de sécurité des troupes françaises, avait indiqué que le tueur était "manifestement un taliban infiltré depuis longtemps".

Le ministre de la Défense avait attribué cette information au général Nazar, le commandant de la 3e brigade de l'Armée nationale afghane (ANA), dont dépend le tueur.

Agé de 21 ans, l'homme, identifié comme Abdul Mansour, a été arrêté après le drame. Selon M. Longuet, il s'agit d'un ancien soldat de l'armée afghane qui a déserté, est probablement passé ensuite au Pakistan, avant de s'engager à nouveau dans les rangs de l'ANA. Il était depuis environ deux mois dans l'unité de Gwan.

Interrogés à plusieurs reprises par l'AFP samedi, les insurgés, généralement prompts à reconnaître des pertes infligées aux troupes étrangères, ont toujours nié être à l'origine de cette attaque. Par écrit, l'un de leurs porte-paroles a au mieux reconnu que le insurgés "enquêtaient" sur le sujet.

Le président afghan Hamid Karzaï a également qualifié dimanche le meurtre des quatre militaires français d'"acte individuel et isolé", sans jamais employer le terme "taliban".

Une vidéo amateur, filmée en Afghanistan et montrant quatre jeunes Marines vêtus d'un uniforme américain qui, hilares, se soulagent sur trois corps ensanglantés, conscients qu'une autre personne est en train de les filmer, a provoqué l'indignation de la communauté internationale mi-janvier.

Aucune réaction violente n'avait jusqu'alors eu lieu en Afghanistan après la médiatisation de cette vidéo.

"Le département de la Défense américain a annoncé une enquête qui déterminera urgemment les faits et s'assurera que les coupables de ces actes répréhensibles seront punis", a réagi l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, contactée par l'AFP.

Gérard Longuet, après avoir discuté avec le président Karzaï, les ministres de l'Intérieur et de la Défense afghans ainsi qu'avec le général John Allen, qui commande l'Isaf, le bras armé de l'Otan en Afghanistan, est rentré dimanche à Paris.

Après une cérémonie officielle à Kaboul, les quatre cercueils recouverts du drapeau tricolore ont été rapatriés par le même avion vers l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le ministre, accompagné durant son voyage par le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, devra présenter un rapport à Nicolas Sarkozy.

Vendredi, Nicolas Sarkozy avait envisagé le retour anticipé du contingent français, prévu pour 2014, "si les conditions de sécurité ne sont pas clairement établies".

Première publication : 23/01/2012

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