Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • L’Australie déjoue des meurtres projetés par l’État islamique

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

  • Filière jihadiste : six personnes interpellées près de Lyon, des armes saisies

    En savoir plus

  • Loi anti-jihad : l’interdiction de sortie du territoire adoptée

    En savoir plus

Moyen-orient

Les Égyptiens décidés à poursuivre leur combat un an après la Révolution du Nil

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/01/2012

Un an après le soulèvement populaire qui aboutit à la chute d'Hosni Moubarak, des milliers d'Égyptiens se sont à nouveau rassemblés Place Tahrir pour crier leur colère contre une révolution "inachevée".

REUTERS - Les Egyptiens ont convergé par dizaines de milliers mercredi sur la place Tahrir, au centre du Caire, et se sont rassemblés dans d'autres villes du pays pour marquer le premier anniversaire de la "révolution du Nil" dans un contexte d'incertitudes et de divisions face au rythme du processus de transition politique.

Un an après le soulèvement populaire qui a renversé Hosni Moubarak, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui assure l'intérim dans la nouvelle Egypte, est soupçonné de chercher à s'accrocher au pouvoir.

Sous la pression de la rue, les militaires se sont engagés à restituer le pouvoir aux civils à l'issue d'une élection présidentielle avancée au mois de juin prochain, sans toutefois parvenir à convaincre l'ensemble des Egyptiens.

Bien décidés à faire entendre leurs voix, les manifestants pro-démocratie en pointe lors de la révolution du 25 janvier 2011 ont réclamé une nouvelle fois le départ immédiat du CSFA aux cris de "A bas le régime militaire" ou bien encore "La révolution jusqu'à la victoire".

"Le Conseil militaire, c'est Moubarak", dénonce Amr al Zamlout, un manifestant de 31 ans, arrivé dès mardi soir sur la place Tahrir, épicentre du mouvement de contestation il y a un an.

Mohamed Ismaïl, jeune contestataire de 27 ans rencontré au rassemblement organisé à Suez, ne dit pas autre chose: "Nous ne nous sommes pas réunis pour faire la fête mais pour manifester contre le conseil militaire et le sommer de quitter le pouvoir immédiatement et de le restituer aux civils", dit-il.

Levée de l'état d'urgence

Discrets lors des manifestations qui ont éclaté ces derniers mois, les Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) a remporté une victoire écrasante lors des premières
élections législatives libres du pays, s'inquiètent d'une répétition du scénario de 2011.

Le chef de la confrérie musulmane, Mohamed Badie, s'est dit opposé la semaine dernière à l'émergence d'un nouveau mouvement de contestation contre l'armée.

"J'espère que nous serons tous rassemblés dans la joie de ce que nous avons accompli, pour conserver notre Egypte et répondre aux demandes de la révolution", a-t-il déclaré dans une interview à une chaîne de télévision égyptienne, Dream TV.

L'Égypte a levé mercredi 25 janvier l'état d'urgence en vigueur depuis 30 ans

Illustration mercredi à une extrémité de la place Tahrir où s'étaient regroupés les partisans de la confrérie islamiste. "Je suis très heureux de cet anniversaire du 25 janvier. Nous n'en avions jamais rêvé. La victoire de la révolution a été récompensée par le Parlement élu", se réjouit Khaled Mohamed, élu du PLJ, première force politique à l'Assemblée du peuple.

Aucun chiffre officiel n'a été communiqué sur l'ampleur des manifestations de ce mercredi. Mais certains témoins ont évoqué la présence de 150.000 personnes à Tahrir.

A la veille de l'anniversaire de la révolution, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, président du CSFA, a insisté: "La nation et les forces armées ont un objectif: que l'Egypte
devienne un Etat démocratique", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée.

Il a annoncé la levée partielle de l'état d'urgence en vigueur depuis 1981, ajoutant sans plus de précisions que la mesure continuerait à s'appliquer aux cas de "brutalités".

"Il ne s'agit pas d'une véritable levée de l'état d'urgence", a aussitôt déploré Essam Sultan, député du parti islamiste modéré Wasat. "La loi sur le sujet parle de lever complètement ou d'appliquer complètement l'état d'urgence", a-t-il souligné.

"Justice pour les martyrs de la révolution"

Les Etats-Unis ont salué pour leur part les "étapes importantes" franchies par l'Egypte cette semaine en vue de "sa transition vers la démocratie".

"Si de nombreux défis restent à relever, l'Egypte a parcouru un long chemin au cours de l'année écoulée et nous espérons que tous les Egyptiens fêteront cet anniversaire dans l'esprit de paix et d'unité qui a prévalu en janvier 2011", dit la Maison blanche dans un communiqué publié mardi soir.

Mercredi dans les rues du Caire, les appels à la "justice pour les martyrs de la révolution" semblaient au final l'un des seuls slogans consensuels parmi les manifestants de toute
obédience.

L'armée a gracié cette semaine quelque 2.000 personnes condamnées par des tribunaux militaires depuis la chute d'Hosni Moubarak, dont l'opposant Michael Nabil.

D'après un groupe de pression crée après la révolte, "No to Military Trials" ("Non aux tribunaux militaires"), la justice militaire a traité pas moins de 12.000 affaires depuis février.

Selon cette ONG, les condamnations ont été le plus souvent rendues à huis clos en l'absence d'avocats de la défense.

Répondant à l'une des principales revendications des manifestants, le président de la nouvelle Assemblée, Saad el Katatni, secrétaire général des Frères musulmans, a annoncé mardi que le Parlement allait mener sa propre enquête sur les violences de la révolution.

Hosni Moubarak, jugé depuis août notamment pour son implication dans la mort de 850 personnes lors des dix-huit journées révolutionnaires d'il y a un an, pourrait connaître quant à lui son sort dans un avenir proche.

Les procureurs ont requis la peine de mort. Le juge veut conclure le procès d'ici à la mi-février.

Première publication : 25/01/2012

  • ÉGYPTE

    Un an après la révolution, le pouvoir militaire sous le feu des critiques

    En savoir plus

  • LIVEBLOGGING

    Les Égyptiens célèbrent la "journée de la révolution" dans un climat d'incertitudes

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    #Jan25, plus qu’un hashtag, une “prise de la Bastille” numérique ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)