Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Le succès des meubles en open source

En savoir plus

SUR LE NET

La France tente de contrer la propagande djihadiste

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Grèce, la victoire de Syriza doit-elle inquiéter les Européens ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Union Africaine, est-ce vraiment une union ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Hollande, le "Hitler" d'Al Watan Al An

En savoir plus

REPORTERS

Syrie : Kobané, la reconquête

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Lutte contre Boko Haram : des bombardements tchadiens au Nigeria

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Manifestations anti-MINUSMA : l'ONU ouvre une enquête

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le Who's who du procès Bettencourt

En savoir plus

Afrique

Le président nigérian demande aux membres de Boko Haram de s'identifier

Vidéo par Pierrick LEURENT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/01/2012

Goodluck Jonathan a sommé les islamistes de Boko Haram de s'identifier "clairement" et d'exposer leurs motivations, afin d'établir "une base de dialogue". La secte a multiplié les attaques ces derniers mois, tuant plus de 500 personnes en 2011.

REUTERS - Le président nigérian Goodluck Jonathan a mis au défi jeudi les islamistes de Boko Haram de s’identifier et de formuler clairement leurs exigences comme base de futures discussions.

La secte du nord du Nigeria, majoritairement musulman, multiplie les attaques depuis plusieurs mois. Selon un décompte de l’ONG Human Rights Watch, Boko Haram a tué plus de 500 personnes l’an dernier et plus de 250 depuis le début 2012.

« S’ils s’identifient clairement aujourd’hui et disent pourquoi ils résistent, affrontent le gouvernement, ou détruisent les vies d’innocents (...), il y aura une base de dialogue », a déclaré Goodluck Jonathan, interrogé par Reuters dans sa résidence présidentielle à Abuja.

« La confrontation militaire à elle seule ne supprimera pas les attaques terroristes », a-t-il ajouté, soulignant par exemple la nécessité de réduire le chômage des jeunes, recrues faciles pour la secte extrémiste.

Goodluck Jonathan, originaire du Sud à majorité chrétienne, a estimé que le problème Boko Haram serait beaucoup plus difficile à résoudre que l’insurrection dans le delta du Niger, un conflit en grande partie désamorcé en 2009 grâce à une amnistie que l’actuel président a contribué à obtenir.

« Boko Haram opère sans visage, sans identité claire, il est donc difficile de prendre contact avec un tel groupe », a-t-il souligné. « C’est la grande différence entre Boko Haram et la question du Delta. »

Boko Haram a émergé en 2003 dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec ses 160 millions d’habitants.

La secte a déclenché une insurrection contre le pouvoir central en 2009 réprimée par les forces de sécurité en plusieurs jours d’affrontements qui ont fait 800 morts dans ses rangs. Le chef de Boko Haram à l’époque, Mohammed Yusuf, a été capturé et il est mort en détention. 


 

Première publication : 26/01/2012

  • NIGERIA

    Goodluck Jonathan en visite à Kano après la mort de plus de 160 personnes

    En savoir plus

  • NIGERIA

    Les leaders chrétiens dénoncent un "nettoyage ethnique et religieux"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)