Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Lutte contre le groupe État islamique : où en sont les offensives contre les djihadistes ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

France – Présidentielle 2017 : alliances, retraits et tentatives d’union de la semaine

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Virginie Lemoine

En savoir plus

#ActuElles

L'humour a-t-il un sexe ?

En savoir plus

TECH 24

"Bring back our Internet" : le hashtag de ralliement des Camerounais

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Grèce : une crise sans fin ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

France insoumise : le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon

En savoir plus

FOCUS

En France, une prime au retour pour inciter les migrants à rentrer

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Raphaël, le chanteur ouvre un nouveau chapitre

En savoir plus

Afrique

MSF dénonce l'emploi de la torture et suspend ses activités à Misrata

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/01/2012

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières a interrompu ses activités dans les centres de détention de Misrata, en Libye. L'ONG s'est vu confier des détenus, en cours d'interrogatoires, afin de les soigner entre deux séances de torture.

REUTERS - Médecins sans frontières (MSF) a annoncé jeudi la suspension de ses activités dans les centres de détention de Misrata, en Libye, où l’on demande à ses personnels soignants de traiter des prisonniers entre deux séances de torture.

« Des patients nous ont été confiés au milieu d’un interrogatoire pour des soins médicaux, dans le but de les remettre sur pied pour de nouveaux interrogatoires », a déclaré le directeur général de MSF, Christopher Stokes, dans un communiqué.

« C’est inacceptable. Notre rôle est de fournir des soins médicaux aux blessés de guerre et aux détenus malades, pas de traiter continûment les mêmes patients entre deux séances de torture. »

MSF dit avoir soulevé la question auprès des autorités à Misrata et de l’armée nationale libyenne. « Aucune action n’a été prise », a déclaré Christopher Stokes. « Nous avons par conséquent décidé de suspendre nos activités médicales dans les centres de détention. »

Les cas de maltraitance et de disparitions visant d’anciens kadhafistes embarrassent le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir depuis la chute de Mouammar Kadhafi en août, et contredisent ses promesses de rupture avec l’ancien régime.

Si le CNT a appelé la population à s’abstenir de représailles contre les kadhafistes et promet d’enquêter sur les abus, sa capacité d’agir est limitée car dans la plupart des cas, les violations sont commises par des milices locales qui échappent à la chaîne de commandement du CNT.

Amnesty International a dit jeudi avoir des preuves de la mort de plusieurs détenus sous la torture, dont certains à Misrata, l’un des théâtres les plus sanglants de la guerre civile de 2011, à 200 km à l’est de Tripoli.

Première publication : 26/01/2012

  • LIBYE

    Les Nations unies s'inquiètent des agissements des brigades révolutionnaires

    En savoir plus

  • LIBYE

    En butte au pouvoir des milices, le CNT veut promouvoir la réconciliation nationale

    En savoir plus

  • ENTRETIEN EXCLUSIF FRANCE 24

    La Libye a besoin d’une "aide considérable", selon le nouveau Premier ministre

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)