Dernière modification : 27/01/2012 

- Abdoulaye Wade - Élection présidentielle - Manifestations - Sénégal


Le Conseil constitutionnel statue sur la candidature de Wade, l'opposition fulmine

Alors que le Conseil constitutionnel doit publier ce vendredi la liste des candidats retenus pour la présidentielle, l'opposition appelle à une manifestation - tolérée par Dakar - contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade.

Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Le Sénégal tout entier est suspendu à la décision du Conseil constitutionnel, qui doit indiquer ce vendredi si le président sortant, Abdoulaye Wade, est autorisé à se représenter.

Une question de droit constitutionnel qui divise profondément le pays, à un mois du premier tour du scrutin présidentiel, qui se tiendra le 26 février. Selon l’article 27 de la Constitution sénégalaise, un président ne peut briguer plus de deux mandats. Élu en 2000, en 2007, puis à nouveau candidat en 2012, l’actuel chef de l’État, aujourd’hui âgé de 85 ans, estime cependant que sa troisième candidature est recevable, au prétexte que la réforme constitutionnelle prévoyant la limitation à deux mandats a été instaurée en 2008.

L'opposition manifeste à quelques heures de la décision du Conseil constitutionnel

Des centaines de Sénégalais opposés à la candidature d'Abdoulaye Wade ont commencé à se rassembler à Dakar. Organisée par le Mouvement du 23 juin (M23), la manifestation avait initialement été interdite par le gouvernement, qui a finalement décidé de la "tolérer".

"Depuis que l'article 27, instituant le septennat, a été adopté en 2008, il n'y a pas eu d'élection. Mon premier mandat sous l'empire de ce nouveau texte est celui qui démarre en 2012. Je peux même légalement me présenter pour une autre fois en 2019", a déclaré jeudi le président Wade au site internet Dakaractu.

"Une déclaration perçue comme une provocation par l’opposition et qui a encore exacerbé les tensions dans le pays", rapporte la correspondante de FRANCE 24 à Dakar, Tatiana Mossot.

Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe les partis d’opposition, soupçonne par ailleurs les cinq "sages" du Conseil constitutionnel d’être favorable au chef de l’État, avant même que ceux-ci aient rendu leur verdict. "Des figures de l’opposition ont menacé de boycotter le scrutin présidentiel si la candidature d’Abdoulaye Wade est validée par le Conseil constitutionnel, mais on n’en est pas encore là", tempère Tatiana Mossot.

L’opposition veut mobiliser dans la rue

Pour dénoncer ce qu’il estime être une candidature anticonstitutionnelle, le M23 a appelé à une grande journée de mobilisation ce vendredi.

Initialement interdite par les autorités, la manifestation a finalement été autorisée à la dernière minute. Un revirement qui sonne comme une victoire pour le M23. "Il semblerait que Alioune Tine, le coordinateur national du mouvement M23, ait passé la journée d’hier à négocier avec le ministre de l’Intérieur" avance Tatiana Mossot pour expliquer ce revirement des autorités. "On parle également d’une médiation de l’UE (Union européenne) pour que la manifestation ait lieu", précise-t-elle.

L'union européenne a par ailleurs lancé jeudi sa mission d'observation de la présidentielle. Une équipe de 90 personnes a été dépêchée sur place pour superviser le scrutin. Considéré comme un exemple de démocratie en Afrique, la Sénégal n'avait jamais accueilli une mission de cette importance, preuve de la tension qui règne aujourd’hui dans le pays. "Le vendredi de tous les dangers", selon le journal privé "Sud Quotidien", tandis que le journal public "Le soleil" titrait lui ce matin sur l’élimination de la Coupe d’Afrique des nations de l’équipe nationale de football. 

Entretien accordé le 5 janvier 2012 à France 24

France 24 : "Vous pensez être réélu dès le premier tour ?"

Abdoulaye Wade : "Absolument, sans aucun problème. Ils ne font pas le poids devant moi quand même !"

Regardez l'intégralité de l'entretien du chef de l'État sénégalais

 

Commentaires (6)

présidentielles

Abdoulaye Wade : "Absolument, sans aucun problème. Ils ne font pas le poids devant moi quand même !"
Ce n'est pas une question de poids.
Au Sénégal, il y a beaucoup de jeunes qui sont vraiment capables.
s'il vous plait maître WADE laisser la place aux jeunes Sénégalais. Vous êtes maintenant un sage. la jeunesse a juste besoin de vos conseils et de votre expérience.

nous n'avons plus besoin de lui

même si le conseil constitutionnel accepte sa candidature,wade ne peut plus gagner les élections.Il n'a rien fait au Sénégal durant ces 12 années.Il dit que son véritable mandat commence en 2012,mais il oublie que nous ne sommes pas nés de la dernière pluie

Doit partir

Wade doit partir et laisser les jeunes de twitter, facebook et internet gérer leurs avenirs.
Wade a connu la planche coranique et l'ardoise en fer maintenant c'est l'air de ipad, ipod, iphone... Il ne faut pas refaire le schéma des présidents arabes au Sénégal.

oh wade laisse le senegal respiré car les fléaux ne font qu'empi

vraiment si karim pouvait intervenir pour calmer son papa
nous souffrons à cause de vous les choses sont devenus telement cheres que meme le quotidien est inquietant...
s'il vous plait monsieur le president si vous tenez à la paix et à la bonne vie de vos citoyens, retirez vous et assistez nous à coté on vous pris.....

Reelection M.Abdoulaye Wade

Mon sentiment est que M.Abdoulaye Wade, ne doit pas se représenter aux elections presidentielles, parceque son etat de santé est precaire, puis il doit respecter la loi, même si la retroactivité n'a pas été prevu par les constitutionalistes du Sénégal.Nous appelons a son patriotisme Africain.

Conseil constitutionnel.

J'èspere que le Conseil constitutionnel va donné raison au peuple contre Wade qui nous joue des tours de passes-passes en modifiant la contitution. Et j'ose esperé que ces mafifestants défilerons dans le calme et la sérénité en ce jour de jomoa (rassemblement pour prié).

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