Dernière modification : 27/01/2012 

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Environnement : scepticisme sur les promesses de François Hollande

Environnement : scepticisme sur les promesses de François Hollande

Les projets environnementaux du candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, concernant notamment le nucléaire et la consommation énergétique, ont été sévèrement critiqués par la majorité mais aussi par les mouvements écologistes.

Par Gaëlle LE ROUX , avec depêches (texte)
 

François Hollande aurait-il délaissé la question écologique ? C’est en tout cas ce qu’estiment les mouvements écologistes ainsi que la ministre de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Les 60 engagements pour la France", livret publié le 26 janvier détaillant le programme électoral du candidat socialiste, ne leur donne pas tout à fait tort. Sur 60 propositions, seules trois concernent explicitement l’environnement – elles n’apparaissent qu’à la 27e page de l’ouvrage qui en compte 40. Elles se rapportent à l’avenir du nucléaire français, à la consommation d’eau, de gaz et d’électricité, et à l’isolation thermique des logements.

Les 60 engagements de François Hollande (cliquez sur l'image)

"Insuffisant", estime Nathalie Kosciusko-Morizet. Selon la ministre de l’Écologie et du Développement durable, les engagements de François Hollande ne représentent en rien un véritable programme environnemental. "Il n’y a rien sur l’écologie, il n’y a pas de chapitre environnement", a-t-elle affirmé à l’AFP, avant de poursuivre, cinglante : "Quand il y a une proposition, au détour d’un autre chapitre, c’est en général une proposition qui témoigne d’une grande méconnaissance du sujet".

La proposition numéro 42 du candidat socialiste agace particulièrement la ministre. "Je ferai adopter une nouvelle tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz afin de garantir l’accès de tous à ces biens essentiels et d’inciter à une consommation responsable", écrit François Hollande dans son manifeste. Mais la tarification progressive de l’eau "est aujourd’hui possible de manière volontaire", rétorque Nathalie Kosciusko-Morizet, en précisant que "si cela ne se fait pas de manière généralisée, c’est qu’il y a en France des milliers de services de l’eau, qui est un service local, et dont la tarification est une gestion locale". Puis, acerbe, elle conclut : "Soit il ne le sait pas, soit il y a une grande hypocrisie derrière sa proposition".

Le programme nucléaire de Hollande mis en cause

De leur côté, les organisations écologistes pointent du doigt les propositions du candidat concernant l’énergie nucléaire – l’engagement numéro 41 de son livret : "J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025". François Hollande, dans un entretien au quotidien régional le "Dauphiné Libéré", a en effet précisé qu’il ne fermerait que Fessenheim – mise en marche en 1977, elle est la plus ancienne centrale en exploitation en France – au cours de son mandat. "Il y a une équation qui ne tient pas : il continue de s’engager à réduire de 25 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, sauf que s’il assure fermer une seule centrale pendant son mandat [celle de Fessenheim] et rouvrir le dossier en 2020-23, c’est impossible", analyse Karine Gavand, responsable des questions politiques à Greenpeace.

Et pour enfoncer le clou, le candidat garantit la poursuite du chantier de l’EPR, le réacteur de nouvelle génération, à Flamanville, un point sur lequel ce dernier s’est opposé à plusieurs membres de sa propre famille politique. De quoi faire bondir l’association Sortir du nucléaire, qui s’est fendu d’un communiqué glacial sur son site internet. "Faut-il voir ici le résultat des pressions de l’industrie nucléaire, ou plutôt un manque flagrant d’ambition et de vision ? Quoi qu’il en soit, il n’y a pas plus à attendre de François Hollande que de Nicolas Sarkozy pour lutter contre le risque nucléaire en France. […] L’important pour François Hollande c’est d’être élu, quel qu’en soit le prix à payer", estime l’association.

EELV dépité mais peu critique

Étonnamment, les critiques les moins radicales sur le programme environnemental du candidat PS viennent du parti écologiste Europe Écologie-Les Verts (EELV). Le parti écolo s’était pourtant montré particulièrement réticent au chantier de Flamanville. Cette question s’était même trouvée au cœur d’un profond désaccord entre EELV et le PS lors des négociations sur "un contrat de mandature" en cas de victoire de la gauche à la présidentielle 2012. Mais vendredi, la secrétaire nationale d’EELV, Cécile Duflot, s’est gardé d’émettre des critiques trop virulentes à l’égard de François Hollande, désormais considéré comme un partenaire.

"D'un point de vue notarié, cette présentation est compatible avec l'accord que nous avons passé", a affirmé la numéro un d’EELV lors d’un point presse, regrettant pourtant l’absence d"’analyse de la racine écologique de la crise" et "une ambiguïté sur la question énergétique". Sur la radio France info vendredi, elle n’a cependant pas pu retenir un ironique "Si j’étais socialiste, je serais contente. Mais je suis écologiste", reflétant le dépit qu’elle avait exprimé sur Twitter jeudi, après lecture des 60 engagements de François Hollande : "Les écologistes sont les seuls à parler d’écologie". Eva Joly, candidate d’EELV à la présidentielle, n’a pas réagi publiquement. Elle en a laissé le soin à son porte-parole, Sergio Coronado, qui, dans Le Monde, a lâché : "Dans une société imprégnée d'écologie, c'est étrange que cela soit à ce point absent du projet de Hollande".

 

Commentaires (7)

Hollande, l'écologie, Fessenheim...

S'il ne défend pas l'écologie, n'arrête pas l'EPR, il n'aura pas les voix des Verts de tous bords.
Si Bayrou prenait une meilleure attitude sur ce sujet, il aurait bien des chances de le surpasser.

Scepticisme envers F.Hollande

Je suis de gauche et je ne voterai pas pour monsieur F.Hollande. Il y a une réponse essentielle que l'on attend des candidats :0 DEPENSE!dans la situation économique actuelle! Or il MULTIPLIE les promesses de dépenses: les retraites, le contrat de génération, 60000 POSTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE,RIEN SUR LES REFORMES DE STRUCTURE DES COLLECTIVITES: POIDS FINANCIER DES COLLECTIVITES TERRITORIALES........etc etc
L

Les annonces du candidat Hollande!

Le terme de "Promesses" du titre de votre article est à me yeux parfaitement inadapté et "avantageux " pour un candidat qui passe son temps à faire des coups médiatiques , des ANNONCES, qui change d'avis "comme de chaussettes"......Les Français écoutent et sont sceptiques; il y a de quoi!
Un PRODUIT médiatique, même peaufiné, ne résoudra pas la crise pour autant.

immigration

La France ne peut acceuillir tous les peuples du monde = insécurité, emplois...personne n'en parle.
Marine et ses 500 signatures ?

ALGERIE

Après l’Algérie, la France cherche-t-elle aussi à contrôler le déroulement des festivités du cinquantenaire de l’indépendance algérienne ? Une chose est sûre : la préparation des festivités dévoile, une fois encore, toute la difficulté d'aborder certains sujets ayant trait à une douloureuse Histoire commune.

En France, l'historien Guy Pervillé, professeur d'Histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirail, dénonce, depuis quelques jours dans la presse française, la censure dont il se dit victime. Spécialiste de la guerre d'Algérie, il a été sollicité, voilà un an, par le ministère français de la Culture, via la direction des Archives de France, pour l'écriture d'un texte devant paraître dans le recueil annuel des Commémorations nationales, une publication recensant les événements susceptibles d'être célébrés au cours de l'année. Fin 2011, le texte est publié... mais tronqué, selon lui. Certains passages, notamment ceux abordant l’abandon des harkis, l’OAS ou le rôle du Général De Gaulle, ont disparu. « Pour l’historien, difficile de croire que l’ordre ne vienne pas du Ministère de la Culture dont dépendent les Archives de France, voire de plus haut », rapporte ce mercredi 25 janvier un site d'information toulousain, Carré d'info. Selon la même source, M. Pervillé qualifie le fait de « censurer des faits incontestables » de « dérive fâcheuse ».

Une volonté commune de mettre de côté les contentieux mémoriels

À travers ses interventions dans la presse, l'historien évoque une volonté commune de mettre de côté les contentieux mémoriels, dans un contexte marqué par l'amélioration des relations entre les deux pays et par des rendez-vous électoraux extrêmement importants de part et d'autre de la Méditerranée. Mais ce n'est pas en faisant table rase du passé qu'on pourra régler certains problèmes liés à la mémoire. « Il ne peut y avoir de réconciliation si on ne regarde pas les faits en face selon le Pr Pervillé », rapporte le site toulousain.

En Algérie, une commission pour l’organisation du cinquantenaire a bien été mise en place. Sa direction a été confiée, comme nous l’avions révélé, au Premier ministre Ahmed Ouyahia (lire), porteur d'un discours à contre-courant de celui du FLN appellant la France à se repentir. La discrétion qui entoure les préparatifs du cinquantenaire de l’indépendance serait liée à la volonté du pouvoir de ne pas gêner les autorités françaises. Mais pas seulement : le pouvoir algérien sait que cette année sera aussi celle de son propre bilan. Cinquante ans marqués par des échecs dans de nombreux domaines.

La confiance niveau plus qu'en dessous de zèro

La conjoncture de la France menée par G/D caviard depuis plus de cinquante ans est plus qu'épouventable à tous points de vues. Le mensonge n'a pas été retenu parmis ceux des sept péchés capitaux; c'est très certainement pour cette raison qu'en politique c'est le domaine du mensonge qui prend le dessus ! Allez houpsss du vent, dehors tout cela ! Il est plus que temps de se déhabiller de notre naïveté !!! Bien ouvrir les yeux sur la VERITE ! Il faut arréter de se laisser endormir par des "belles paroles". On tourne en boucle depuis plus de quarante ans avec les mêmes navets dans la soupière qui donnent un goût amère et noséabonde chaque jour qui passe !

Scepticisme sur les promesses de François Hollande

Même les partenaires du candidat de "Gauche" pensent que F.Hollande n'a pas de propositions à la hauteur de la situation : son diagnostic de la situation réelle est erroné et, de plus, il n'aura pas les moyens de mettre en oeuvre son "miroir aux alouettes". SAUF, si la parole donnée pour la règle d'or est reniée,si on prétend faire la loi à l'Allemagne, à la Chine et à l'Amérique!!!!!!(voir déclarations de Zorro récentes),si on fait toutes les dépenses engagées ( retraites et autres fadaises du type heures supplémentaires refiscalisées......). Bref des mesures conservatrices de Gauche qui n'ont rien à voir avec la situation nouvelle que la Crise a ouvert dans le MONDE.
En somme la Gauche, c'est à nouveau : vive l'assistanat et RIEN pour redonner de la vigueur au travail et aider ceux qui veulent travailler! Dans cette alternative, la faillite de notre pays est acquise et nous rejoindrons la Grèce!

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