Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle algérienne: Abdelaziz Bouteflika vote en fauteuil roulant

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bouteflika dans un fauteuil

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle en Algérie : un vote, quels changements ? (Partie 1)

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Guillaume Poitrinal, co-président du conseil de la simplification

En savoir plus

FOCUS

Bitcoin, une révolution monétaire?

En savoir plus

SUR LE NET

Nigeria : les internautes mobilisés contre les violences

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur les traces d'Agatha Christie : l'Orient Express fait escale à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Mansouria Mokhefi, spécialiste de l’Algérie

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... le pays inquiet (partie 1)

En savoir plus

  • L'écrivain de génie Gabriel Garcia Marquez s'est éteint à 87 ans

    En savoir plus

  • Un scrutin sans suspense s'achève sur fond de violence en Algérie

    En savoir plus

  • À Genève, un accord commun conclu pour une issue à la crise ukrainienne

    En savoir plus

  • Cinq humanitaires maliens libérés par des troupes françaises

    En savoir plus

  • En images : un condamné à mort iranien gracié par la mère de sa victime

    En savoir plus

  • Les oranges de Floride victimes d'une bactérie, le prix du jus s'envole

    En savoir plus

  • Un conseiller de François Hollande épinglé pour ses conflits d'intérêts

    En savoir plus

  • Le 67e Festival de Cannes signe le retour de Jean-Luc Godard

    En savoir plus

  • La justice sénégalaise décide du maintien de Karim Wade en détention

    En savoir plus

  • En images : mince espoir de retrouver des survivants du ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Étape cruciale des élections législatives en Inde

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • RD Congo : qui en veut au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

asie

Aung San Suu Kyi mène campagne dans le sud

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/01/2012

L'opposante Aung San Suu Kyi est entrée en campagne en vue des élections partielles du 1er avril. Des milliers de personnes étaient rassemblées pour l'accueillir dans le sud du pays où elle s'est rendue dimanche.

AFP - Des milliers de personnes ont accueilli dimanche l'opposante birmane Aung San Suu Kyi lors d'un déplacement dans le sud du pays pour soutenir son parti avant les élections partielles du 1er avril, scrutin clé pour tester la sincérité des réformes du nouveau régime.

"Si nous allons dans la bonne direction, de nombreuses possibilités s'offriront à notre pays. Nous sommes impatients de les saisir", a déclaré la lauréate du prix Nobel de la paix, elle-même candidate aux législatives pour la première fois de sa carrière.

"Vous êtes notre coeur", proclamaient des banderoles agitées par ses partisans portant des T-shirts frappés du logo de sa Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Les habitants s'étaient déplacés en masse pour apercevoir en chair et en os la leader de l'opposition libérée de résidence surveillée en novembre 2010 et qui effectuait dans la région côtière de Dawei son premier déplacement de campagne en dehors de Rangoun.

"Nous avions demandé plusieurs fois à (Aung San Suu Kyi) de venir faire campagne dans notre région (...) Elle n'était pas venue ici depuis 23 ans", a déclaré à l'AFP Aung Soe, candidat de la LND qu'elle était venue soutenir.

Après son premier discours dans la ville de Dawei, des milliers de personnes ont suivi le cortège qui la menait de village en village, des enfants en uniformes scolaires l'acclamant sur son passage.

Des scènes inimaginables il y a encore un an, lorsque la "Dame" de Rangoun détestée par le généralissime Than Shwe, leader de l'ancienne junte aujourd'hui à la retraite, était marginalisée après avoir passé la majeure partie des vingt années précédentes privées de liberté.

Mais depuis, la junte au pouvoir pendant près d'un demi-siècle s'est autodissoute en mars 2011 et a transféré ses pouvoirs à un nouveau gouvernement "civil", bien que contrôlé par d'anciens militaires.

Cette nouvelle équipe a multiplié les réformes spectaculaires ces derniers mois, libérant notamment des centaines de prisonniers politiques et permettant le retour de Suu Kyi au coeur du jeu politique.

La LND, dissoute en mai 2010 pour avoir décidé de boycotter les élections de novembre suivant, a ainsi été autorisée à se réenregistrer et présentera des candidats pour les 48 sièges en compétition dans les assemblées nationales et régionales le 1er avril.

Le déplacement d'une journée doit également conduire Suu Kyi dimanche sur les lieux du controversé projet de construction à Dawei d'un complexe industriel autour d'un port en eaux profondes.

Ce projet de plusieurs milliards de dollars développé par une entreprise thaïlandaise fait craindre à certains un afflux incontrôlé d'industries sales au mépris des droits des populations locales.

Nouveau signe d'évolution du régime, les autorités viennent cependant d'annuler la construction d'une centrale au charbon sur le site, évoquant des "problèmes environnementaux".

L'Occident a salué les réformes engagées par le nouveau gouvernement, tout en restant prudent et en insistant pour que le scrutin d'avril soit "juste et libre" après celui de 2010 qu'il avait qualifié de "mascarade".

Ces élections, qui doivent pourvoir des postes laissés vacants par des élus nommés ministres, ne pourront pas menacer la majorité écrasante du parti du pouvoir.

La LND avait remporté une victoire écrasante aux élections de 1990 mais la junte n'avait jamais reconnu les résultats.

Suu Kyi, qui n'a effectué que quelques rares visites en dehors de Rangoun depuis sa libération, a connu par le passé des tournées particulièrement difficile.

En 2003, elle et son équipe avaient été agressées dans une embuscade, semble-t-il orchestrée par la junte au pouvoir, qui avait fait une centaine de morts selon la LND, quatre selon le régime. L'agression avait conduit à son placement en résidence surveillée pour sept ans.
 

Première publication : 29/01/2012

  • BIRMANIE

    Aung San Su Kyi lance officiellement sa campagne pour le Parlement

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Les libérations de prisonniers politiques s’accélèrent

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    "La Birmanie est en train de renverser le cours de son histoire"

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)