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FRANCE

François Fillon détaille le calendrier des annonces présidentielles

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/01/2012

Au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre s'est employé à préciser le calendrier des annonces du chef de l'État français. Des mesures que le Parti socialiste qualifie d'"improvisation économique et démocratique".

AFP - Le PS a tiré à boulets rouges lundi sur la "TVA Sarkozy", après l'annonce d'une hausse de cette taxe destinée à restaurer la compétitivité française, l'une des mesures présidentielles dont l'exécutif espère l'adoption par le Parlement d'ici début mars.

Au lendemain de l'intervention présidentielle, qui a réuni environ 16,5 millions de téléspectateurs sur six chaînes, le Premier ministre François Fillon a précisé lundi le calendrier des annonces du chef de l'Etat.

Ces mesures, dont des hausses de la TVA et de la CSG, ainsi que l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, seront mises en musique dans un collectif budgétaire présenté le 8 février en Conseil des ministres, tout comme un projet de loi sur les mesures relatives au logement.

L'objectif est de faire adopter ces réformes d'ici à la fin de la session parlementaire, début mars.

Les parlementaires de la majorité, dont une partie est réservée quant à une hausse de la TVA à moins de trois mois de l'élection présidentielle, seront reçus mardi matin à l'Elysée pour aborder la mise en forme législative des mesures.

A gauche, Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, a qualifié lundi d'"improvisation économique et démocratique" la présentation en urgence au Parlement de telles mesures. Les sénateurs PS et communistes ont d'ores et déjà prévenu qu'ils s'opposeront à cette "marche forcée", lorsque les textes seront présentés à la Haute assemblée.

Dans l'après-midi, à l'issue d'une réunion avec les ministres concernés par ces réformes, François Fillon a aussi confirmé l'abaissement de la prévision de croissance pour 20112, désormais fixée à 0,5% contre 1% initialement prévu. L'impact sur les comptes du pays sera "d'environ 5 milliards" EUR, a-t-il dit.

En réaction Marine Le Pen, la candidate du FN, a dénoncé "l'incompétence structurelle du gouvernement Sarkozy, qui n'aura eu de cesse d'annoncer et de fonder sa politique sur des chiffres fantaisistes et toujours exagérément optimistes".

La gauche, de son côté, a continué de cibler dans ses critiques la hausse de la TVA, rebaptisée "TVA Sarkozy" par l'ex-Premier ministre PS Laurent Fabius.

En déplacement à Brest, le candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande, a ainsi regretté une augmentation "inopportune, injuste, infondée et improvisée". Il a confirmé que s'il était élu en mai il "demanderait au Parlement de l'annuler".

"La vraie compétitivité aujourd'hui, même si on regarde l'Allemagne, ce n'est pas de baisser le coût du travail", a pour sa part mis en garde Martine Aubry, première secrétaire du PS, sur RTL, dénonçant une "erreur économique et une profonde injustice sociale".

"Pourquoi changerait-il de politique à 80 jours d'une élection? Il a commencé en aidant les plus privilégiés, avec notamment le bouclier fiscal, et il termine en faisant payer les classes populaires et moyennes", a déploré Mme Aubry.

A droite, la ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano, a défendu le "rôle" du chef de l'Etat, qui est selon elle "de travailler jusqu'au bout", au moment où "la France a besoin de réformes structurelles".

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que Nicolas Sarkozy avait été dimanche soir "à la fois cohérent et audacieux", livrant un diagnostic "juste" sur la crise économique.

Le candidat et ex-Premier ministre Dominique de Villepin est quant à lui favorable à une hausse de la TVA, mais il a vilipendé le choix du chef de l'Etat de présenter ces mesures à moins de trois mois de la présidentielle.

"Ce que je crains, c'est que ces idées soient gâchées par la précipitation", a-t-il mis en garde sur iTélé, militant pour une hausse de 2,5 points "si on veut que l'effet se sente sur le coût du travail".

Première publication : 30/01/2012

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