URGENT
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Dernière modification : 31/01/2012
- Islamisme - Religion - Tunisie
Le phénomène du mariage coutumier se répand dans les universités
En Tunisie, le mariage "orfi" reste illégal au regard de la loi. Mais depuis la révolution, cette pratique, encouragée par la mouvance salafiste, se multiplie dans certaines universités, où des couples veulent légaliser leur union devant Dieu.
Par Imed BENSAIED , envoyé spécial à Tunis (texte)
Conformément aux règles du mariage "orfi" c‘est-à-dire coutumier, dans le monde musulman, deux témoins et un contrat oral ou écrit suffisent à deux époux pour légaliser gratuitement leur relation devant Dieu, qu’elle soit temporaire ou non et que ce soit avec ou sans le consentement des parents. D’une simplicité implacable, le mariage coutumier est surtout répandu dans les milieux défavorisés. En Tunisie, cette pratique qui reste illégale au regard de la loi, se multiplie pourtant depuis la révolution. Notamment dans certains quartiers pauvres de Tunis comme Tadamon, Mellassine et Intilaka.
Et depuis quelques mois, ce phénomène a fini par gagner plusieurs universités tunisiennes. Au point que certains étudiants en appellent aux autorités pour présenter un projet de loi légalisant cette pratique. "Rendre ce mariage légal est indispensable aujourd’hui, la loi doit être révisée afin de ne plus interdire ce qu’Allah a autorisé", confie Mona à FRANCE 24. Cette étudiante de 27 ans a récemment épousé son compagnon, sans le consentement des parents, lors d’un mariage coutumier.
Interrogée par FRANCE 24, Dalenda Larguech, historienne et directrice du Centre de recherche, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif) à Tunis, précise que "ce phénomène social est apparu avec l’émergence des courants salafistes en Tunisie après la révolution, en se nourrissant des conditions sociales difficiles, de la pauvreté et de l’ignorance de quelques jeunes".
Encouragée par des "frères"
Ces mouvances islamistes sont fortement représentées au sein de la faculté des lettres de la Manouba, qui accueille quelque 13 000 étudiants près de la capitale. Pendant deux mois, cette université a été perturbée par des étudiants salafistes voulant imposer le port du niqab en cours. Leur présence semble avoir favorisé la propagation du mariage "orfi" sur place. Selon Dalenda Larguech, l’instabilité politique du pays a favorisé l’émergence d’une telle pratique, car les jeunes sont victimes "d’influences rétrogrades" et la proie des tiraillements entre les différents courants politiques.
Ainsi, Samia, étudiante âgée de 25 ans, ne cache pas avoir été encouragée par des "frères salafistes" à opter pour ce type d’union. Une décision motivée également par le nombre élevé de mariages coutumiers au sein de sa faculté depuis la révolution. "La nouvelle ère m’a aidé de manière significative à faire mon choix, puisqu’on peut désormais parler sans tabou aujourd'hui de ce genre de sujet, qui touche à la fois à la religion et la société, poursuit Samia. J’ai pu consulter sans gêne quelques-uns des 'frères et sœurs' à l'université de la Manouba."
Elle affirme que le mariage coutumier était la meilleure solution car il lui a permis de légaliser sa relation avec son petit ami, qui est devenu son mari depuis quelques semaines. Voilée et "très croyante", Samia confie que son histoire d'amour était menacée car son éducation religieuse et ses valeurs sociales l’empêchaient de répondre aux désirs sexuels du couple. "Le plus difficile psychologiquement était d’avoir à choisir entre vivre pleinement mon amour en rompant avec des principes et des valeurs auxquels je tiens, ou de vivre dans la frustration en les respectant ", explique Samia.
Union "halal"
La situation matérielle du couple, qui ne leur permettait pas d’engager les frais de noces traditionnelles, a fini par convaincre les deux étudiants de suivre les conseils de leurs "frères". Samia espère de tout cœur que le mariage coutumier sera légalisé en bonne et due forme par les nouvelles autorités, car "il pourrait intéresser un nombre important de jeunes, qui recherchent une union 'halal', c'est-à-dire légale du point de vue religieux, et qui n’ont pas les moyens de s’unir de façon traditionnelle".
Même s’il tend à répondre à une détresse sentimentale ou sociale, ce type d’union donne souvent lieu à des abus à l’égard de jeunes femmes crédules, enivrées par les promesses de leur compagnon. Le mariage coutumier est souvent dénoncé par les associations défendant les droits des femmes car il n'offre aucun droit à l’épouse, notamment en cas d'abandon par son mari. Il avait quasiment disparu de la société tunisienne depuis plusieurs décennies. "Les unions de ce type n’étaient visibles que dans certaines zones rurales et isolées du pays, notamment car les habitants avaient des difficultés pour enregistrer leur mariage auprès des autorités compétentes", note Dalenda Larguech.
Toutefois, selon la chercheuse, ce phénomène "est voué à l’échec, car le mariage coutumier n’a pas sa place dans une société tunisienne moderne et ouverte", conclut-elle.
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(27) Réactions
il faut ce protéger de toutes
il faut ce protéger de toutes les manières... Donc le mariage coutumier nest pas vraiment une bonne chose, si on pousse plus profond dans le sujet
le mariage traditionnelle
Dans mon pays le Congo, le mariage traditionnelle occupe une place importante.Le mariage coutumier se fait avant les deux autres mariages: officiel et traditionnelle. Il est imaginable pour un couple de vivre sans que les parents dans leur mariage
c est bien triste comme si se
c est bien triste comme si se marier voulait dire dépenser : aller à la mairie faire le halal et rentrer, on est dans la légalité et dans le halal sans avoir dépenser un dinard. C est simple et ça permet à tout le monde de gérer droit et obligation. Ces obligations que ces personnes ne veulent pas. Peut être même que le ORFI leur permet juste de se déculpabiliser d'une union (ou envie) passagère.
ailleurs , on appelle ca de
ailleurs , on appelle ca de la prostitution .
il est conseillé
a ce scibouillard de se documenter avant d'écrire des imbécilités
tout ce que raconte ce pseudo gratte papier est enièrement faux
Cependant, je pense qu'il est entrain de terminer le travail de sarko et guéant , en vue des éléctions !!!
c'est le plus important
la vie est ainsi , à nous de respecter leurs façon de voir qu'elle vie chaque individus veut sur cette terre à nous de les protèger lorsqu'il y à danger car elle doivent vraiment choisir ,après c'est à elles de réagir voilà
Le phénomène du mariage coutumier se répand dans les universités
N'est-il pas du devoir des journalistes de se documenter sur le sujet de leur article avant de l'écrire?
Si l'auteur de cet article avait pris la peine de se renseigner, il saurait que les salafis sont contre le mariage 'urfi, car cette pratique est non conforme à la Charia (loi islamique); aucune femme en Islam n'a le droit de se marier sans Wali (homme responsable d'elle), qu'il s'agisse de son père, ou d'un autre homme de sa famille en cas de décès du père.
Retour vers le passé
Au moins l'aide et l'admiration des bobos va permettre à la Tunisie de rejoindre peu à peu le moyen age...
islamophobie latente
regardez! la haine de l'islam a amené où ces intolérants laïcs; cet article est islamophobe il n'est qu'un tissue de mensonges aucun courant islamique salafiste, soufiste,chiite ou autre n'autorise de tels mariages c'est honteux de publier de tels propos que même marine lepen n'oserait pas tenir.
C'est une pratique qui existe
On en voit ces derniers temps et on a reporté des cas d’avortements des mounakabats. D’ailleurs les cas de fausses couches pour célibataires sont les mêmes que les filles soient voilées ou pas.Beaucoup de tunisiens connaissent mal leur religion et , nous sommes sunnites malékites et nous avons nos traditions et cette génération a vécu dans une tradition d'ouverture et d'expansion mais la pauvreté fait que le mariage soit impossible donc des jeunes ont recours au concubinage ou copinage qu'on essaye plus ou moins que mal légaliser sous le veuille de la religion ou de ce qu'on veut qu’elle soit. Mais ça reste une rareté .