Dernière modification : 01/02/2012 

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Arabes et Occidentaux pressent le Conseil de sécurité d'agir sur la Syrie‎

Paris, Washington, la Ligue arabe et le Qatar ont exhorté mardi le Conseil de sécurité de l'Onu à agir rapidement pour mettre un terme aux violences en Syrie. La Russie refuse de son côté toute "ingérence extérieure".

Par Sandrine GOMES (vidéo)
Dépêche (texte)
 

REUTERS - Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elarabi et le Premier ministre du Qatar ont exhorté mardi le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter rapidement des mesures concernant la situation en Syrie.

Nabil Elarabi, qui intervenait aux Nations unies, a appelé de ses voeux des "mesures rapides et décisives". Egalement présent à New York, le chef du gouvernement qatari, le cheikh Hamid bin Djassim al Thani, a estimé que "la machine à tuer est toujours à l'oeuvre" en Syrie, et a demandé au Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités et d'apporter son soutien au plan de la Ligue arabe.
 

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Elarabi a souligné que les pays arabes s'efforçaient d'éviter une intervention militaire étrangère dans la crise syrienne, où le mouvement de contestation a vu le jour en mars dernier. Le Premier ministre qatari a proposé au Conseil de sécurité de privilégier des mesures de pression économiques.
 
"Nous ne préconisons pas une intervention militaire", a dit le cheikh Hamid. "Nous voulons que soient exercées des pressions économiques concrètes, afin que le régime syrien comprenne qu'il est impératif de répondre aux revendications de la population".
 
"Nous ne sommes pas partisans d'un changement de régime. C'est au peuple syrien de décider", a-t-il ajouté.
 
Ces prises de position contre une intervention étrangère semblent destinés à tempérer les craintes de la Russie, dont l'Occident redoute qu'elle n'oppose de nouveau, comme en octobre dernier, son veto au dernier projet de résolution en date.
 
Dans le même ordre d'idées, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a assuré qu'il n'y avait pas à craindre que la Syrie devienne une nouvelle Libye, allusion à l'intervention aérienne de l'Otan dans ce pays l'an dernier.
 
Clinton a affirmé que les violences empiraient en Syrie et que la politique de Bachar al Assad consistant à dresser les communautés les unes contre les autres risquait de déclencher une guerre civile.
 
"Il est manifeste que les forces d'Assad sont à l'origine de presque toutes les attaques qui coûtent la vie à des civils, mais, comme de plus en plus de citoyens prennent les armes face à la brutalité du régime, les violences risquent de plus en plus d'échapper à tout contrôle", a-t-elle déclaré.
 
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a exhorté de son côté le Conseil de sécurité de l'ONU à sortir de son "silence scandaleux" sur la répression en Syrie en adoptant une résolution soutenant les initiatives de la Ligue arabe.

"Aujourd’hui, nous nous réunissons pour que cesse le silence scandaleux de ce Conseil", a-t-il lancé. "Nous sommes réunis aujourd’hui pour que le Conseil de sécurité prenne ses responsabilités face à un peuple qui souffre", a-t-il ajouté.

"Il est de son devoir, a jugé M. Juppé, de se prononcer sur des cas aussi graves que la Syrie (...) en adoptant rapidement et avec un large soutien le projet de résolution" bloqué jusqu'ici par la Russie et la Chine.

"Il appartiendra à la Ligue arabe de mettre en oeuvre" son plan, qui prévoit notamment un transfert du pouvoir du président Bachar al-Assad à son vice-président et des élections libres. "Notre responsabilité est de l’y aider, en adressant au régime syrien le message clair que la communauté internationale est unie derrière les efforts arabes", a poursuivi le chef de la diplomatie française.

 
Moscou a réaffirmé mardi son opposition au projet de résolution occidentalo-arabe condamnant la répression exercée par le régime du président Bachar al Assad. Ce projet de résolution devait être défendu mardi soir au Conseil de sécurité par plusieurs intervenants.
 
La résolution préparée par la France et la Grande-Bretagne avec l'appui du Qatar, du Maroc, des Etats-Unis, de l'Allemagne et du Portugal, s'inspire du plan de sortie de crise de la Ligue arabe en appelant à la mise à l'écart de Bachar al Assad et à la création d'un gouvernement d'union. Le texte ajoute que le Conseil de sécurité pourrait prendre des mesures supplémentaires non spécifiées si Damas n'accepte pas ses conditions.

 

Commentaires (6)

Eviter toute ingérence étrangère on est d'accord, mais...

Je suis d'accord avec les Russes pour éviter toute ingérence étrangère. Mais dans ce cas pourquoi les Russes s'obstinent-ils à vendre des armes à Assad dans un contexte de quasi guerre civil? C'est pas de l’ingérence ça?

Trois criminels

@thaiwildlover
Tu es bien assis dans ta terrasse libre et tu préconise aux arabes de vivre sous ses trois criminels que l’histoire arabe s’empressera d’oublier. Les Arabes ont eu des moments de gloire comme en Andalousie ou en Asie comme tous les peuples. Ils passeront par des moments de doute mais fatalement ils déboucheront sur des démocraties un jour.
En plus il n’en a pas besoin de tes commentaires inutiles.

Ces trois hommes forts

Saddam, Kadhafi et Assad ont reussi a unir leur population et ethnies si differente en faisant de leurs pays des pays laics loins des dissensions religieuses. Ces hommes morts la soi disante democracie occidentale a mis en place le chaos.....

« Merci ! »

De quoi il à parler en réalité Son Excellence ?

Primo :

Moi je pense que le ton va monter chez les diplomates occidentaux et je comprends du fait la colère française qui cotise à fond la caisse , car il s'agit d'un inédit pour le futures actions Onusienne , pris en flagrant délit d’inaction et « complicité » et qui pourra de lors faire jurisprudence pour tout sort des dictatures alors que certes, le budget des Nations Unis diminue constamment donc : ça « réserve » légendaire fut remise en cause .

Secundo :

Devant l’Amérique latine qui cherche un droit de veto et tas d’autre pays « émergente », Paris et non seulement doit changer de stratégie pour être crédible et balayer ainsi la complaisance de forme gardé habituelle depuis les 30 ans derniers avec l’O.N.U, car intenable aujourd’hui et faire appuie sur des ex-dictatures « redevenue fréquentable » ce qui explique les insistance « Merci » presque humiliante mais à quel point salvatrice en période occidentale électorales.

Terso :

S’appuyé indirectement sur « la voix arabe », cela permet sans doute globalement et économiquement de créer un consensus au gout de la Chine et de la Roussie, déçu de ce voire systématiquement obligé – pour cause d’un régime communisme et de terreur - d’être sur la touche et ce « différencier » ainsi.
En conclusion, je ne crois pas que on est devant la vengeance (légitime) Iraquienne mais plutôt dans un tournent nouveaux qui métra sans doute plus tard les prémices d’une modification plus que impérieuse de la fameuse charte onusienne ; seul la bonne volonté commune pourra la modèle car le continent de l’Afrique du sud va se réveiller bientôt …
Personnellement j’en doute que chaque année l’OTAN pourra faire le sale boulot de nettoyage rien que pour le plaisir de servir de scout contre le conservatisme technocrates. Le courage de le dire haut et fort voilà son vrai message ! Merci encore Paris !

Alexandre STARK /40 ans- Roumain.

depart

Le machine est lancée, le régime syrien est pressé.
On va voir combien il va tenir.

C'est quoi la démocratie?

La communauté internationale disait qu'il partait sauver les ivoiriens et les libyens,et aujourd'hui ceux-ci meurent comme des mouches et cette communauté internationale ne lève pas le petit doigt.C'est ça la démocratie ?

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