Dernière modification : 01/02/2012 

- Abdoulaye Wade - Élection présidentielle - Manifestations - Sénégal


L'opposition promet une "nouvelle stratégie" contre la candidature de Wade

L'opposition promet une "nouvelle stratégie" contre la candidature de Wade

Au lendemain d'un vaste rassemblement à Dakar, l'opposition, qui n'a désormais plus aucun recours légal pour contester la candidature du chef de l'État Abdoulaye Wade à sa propre succession, promet une "nouvelle stratégie".

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Au lendemain de la dispersion par la police de son rassemblement à Dakar, l'opposition sénégalaise a promis mercredi une "nouvelle stratégie" pour empêcher la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février, dont le camp a pointé la faible mobilisation.
              
"Notre capacité de mobilisation n'a pas été démentie", a assuré le Mouvement du 23 juin (M23), coalition qui regroupe des représentants de l'opposition et de la société civile.
              

Le Sénégal n'acceptera "pas de diktat" de l'étranger

Le Sénégal n'acceptera "pas de diktat" de l'étranger concernant l'organisation de l'élection présidentielle du 26 février, a déclaré mercredi au nom du gouvernement son ministre des Affaires étrangères, Madické Niang.
              
Lundi, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, avait regretté que "toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées" à la présidentielle sénégalaise, après la publication par le Conseil constitutionnel des candidatures, rejetant celle du chanteur Youssou Ndour.
              
Le même jour, la porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland, avit invité le président Abdoulaye Wade à "laisser la place à la prochaine génération".

A l'appel du M23, des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Dakar pour exiger le retrait de la candidature à la présidentielle du 26 février de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, candidature dont la validité a été confirmée le 29 janvier par le Conseil constitutionnel.
              
Après plusieurs heures sans incident, le rassemblement sur la place de l'Obélisque a été dispersé par la police à coup de grenades lacrymogènes en début de soirée après des jets de pierres de jeunes manifestants.
              
Un jeune homme a été tué lors de la dispersion, renversé par un véhicule, tandis que des petites échauffourées se sont poursuivies dans les rues adjacentes.
              
La situation était revenue à la normale mercredi matin dans le quartier, où la police était très discrète et les débris des affrontements de la veille déjà nettoyés, tandis que la capitale grouillait d'activité comme à l'habitude.
              
Alors que l'opposition n'a désormais plus aucun recours légal pour contester cette candidature, la manifestation de mardi s'annonçait donc comme un test de la rue décisif pour le M23.
              
"Nous avons atteint tous nos objectifs", a jugé un porte-parole de la coordination. "Il y a eu reculade du gouvernement, (...) la place de l'Obélisque a été prise. Ensuite, nous avons relevé le test de la mobilisation", a souligné ce porte-parole, Abdoul Aziz Diop.
              
"C'était la manifestation la plus forte qu'on ait vu, les gens étaient très déterminés", a affirmé également Alioune Tine, autre responsable du M23 et figure de la société civile.
              
Pour autant, le raz-de-marée annoncé n'a pas eu lieu. Les manifestants étaient autour de 10.000, selon les observateurs indépendants, dont de nombreux journalistes sur place. Loin du "printemps sénégalais" promis par le M23, en référence aux révolutions du "printemps arabe".
              
Comité de crise
              
Dès les premiers tirs de lacrymogènes d'à peine 200 policiers, les manifestants se sont égaillés dans les rues adjacentes, oubliant aussi vite leurs menaces lancées quelques instants plus tôt de "marcher" sur le palais présidentiel.
              
La présidence sénégalaise a ainsi immédiatement pointé une faible mobilisation de "2.500 participants environ".
              
"Cela prouve encore une fois que les Sénégalais sont plus que jamais déterminés à soutenir le président Wade", a souligné dans un communiqué son porte-parole Serigne Mbacké Ndiaye.
              
"En effet, si treize candidats soutenus par près de 70 partis politiques et organisations de la société civile n'ont réussi a mobiliser que 2.500 personnes, cela prouve qu'Abdoulaye Wade est largement majoritaire au Sénégal et que le peuple sénégalais refuse l'aventure", a souligné M. Ndiaye.
              
Le M23 devait réunir mercredi "un comité de crise" pour évaluer la suite à donner à la manifestation.
              
Mais certains de ses responsables reconnaissent désormais ouvertement la faiblesse intrinsèque du mouvement, coalition hétéroclite d'associations citoyennes, souvent jusqu'au boutiste contre Wade, et de partis politiques plûtot soucieux de protéger leurs propres intérêts.
              
Face à "la répression du gouvernement", le M23 va "désormais devoir développer une nouvelle stratégie", selon son porte-parole.
              
Selon Alioune Tine, une deuxième personne a été tuée au cours de la dispersion, mais dans des circonstances qu'il n'a pas précisées.
              
Avec le décès de mardi, ce sont donc quatre personnes, dont un policier, qui ont été tuées en quatre jours au Sénégal dans des violences liées aux tensions politiques à l'approche de la présidentielle.
              
Ces violences avaient éclaté le 27 janvier à Dakar et dans d'autres villes à l'annonce de la validation de la candidature Wade.
              
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "préoccupé par la montée des tensions", et a exhorté les acteurs politiques "à s'abstenir de toute violence", selon un communiqué diffusé mercredi.
              
M. Ban a souligné par ailleurs "la nécessité pour les autorités d’agir de manière à préserver et à consolider les traditions démocratiques" du pays.

 

Commentaires (8)

Votez contre WADE

Je ne suis pas d’avis avec ceux qui pensent que le résultat des élections dans lesquelles Mame Abdoulaye WADE se présenterait comme candidat, est connu d'avance. Ils n'ont pas torts, certes, mais ceci n'est possible que s'il existe des défaillants parmi nous qui proclamons haut et fort qu'ON EN A MARRE d'être gouverner par un président qui ne pense qu'à lui, à sa famille ainsi qu'à ses proches. Donc je propose à ce que tout le monde vote contre Mame Boye Aboulaye WADE et de sortir des lieux de vote avec le bulletin de vote des fale2012 à la main. Chers citoyens, il nous reste plus que six petits jours pour dégager de nos vues ce vieux.......... Soyons conscient que des élections où les résultats tourneraient entre 57% et 43% serait plus faciles à truquer que celles où l'on voterait passivement contre lui. Alors Vive le Sénégal, Vive la République et Vive la Démocratie, (thia kanama kanam way)en avant, en avant, en avant!

présidentielle 2012

l'opposition sénégalaise n'entend faiblir la contestation contre la candidature de wade parceque en son sein se trouvent des gens assoifés de pouvoir qui sont à leur dernier cartouche.
Donc ils ne céderont pas et tenteront le tout pour le tout . Alioune Tine roule pour eux.

Le débat ici n'est pas la

Le débat ici n'est pas la majorité ou minorité d'un groupe.On demande tout simplement à Wade de céder le pouvoir.Vous ne tirez aucune leçon de tout ce qui se passe dans le monde.Il n aura que ses yeux pour pleurer.Pauvre de lui

la candidature de A.Wade

je m'adresse à l'ONU:le Sénégal est en état très dangereux,un vieux de plus de 93 ans,dictateur et criminel a commencé à massacré notre population et c'est pas normal.il est le principal responsable des morts qui se déroule dans notre pays ,le sénégal,On en a mmarre de ce vieux.Aidez le sénégal S.v.p.

la candidature de A.Wade

je m'adresse à l'ONU:le Sénégal est en état très dangereux,un vieux de plus de 93 ans,dictateur et criminel a commencé à massacré notre population et c'est pas normal.il est le principal responsable des morts qui se déroule dans notre pays ,le sénégal,On en a mmarre de ce vieux.Aidez le sénégal S.v.p.

Le président du CC est un proche de Wade comme en CI?

Vous qui étiez ci prompt à insister sur le fait que Paul Yao Ndré (ancien président du conseil constitutionnel en CI) était proche de Gbagbo, que dites-vous de celui du sénégal qui a validé la candidature de Wade? Avec ce manque de cohérence, vous vous étonnez qu'on vous accuse de parti pris.

LE M23 EST ULTRA MINORITAIRE AU SÉNÉGAL!

Nous savions que le M23 n'allait pas réussir une forte mobilisation de la rue pour inverser le rapport de force vers lui car le président Wade est largement majoritaire dans le Sénégal c'est pour cela leaders politiques et candidats dans le M23 ne veulent pas aller à l'élection présidentielle de 2012!
La violences et les voies de faits arrangent et met en profit les politiques du M23 CAR ILS SONT MINORITAIRES! TOUTES LES CONDITIONS SONT RÉUNIES POUR UNE ELECTION TRANSPARENTE ET JUSTE
MAIS ILS ONT PEUR D'ETRE RIDICULISER AU SOIR DU 26 FÉVRIER 2012

LE M23 EST ULTRA MINORITAIRE AU SÉNÉGAL!

Nous savions que le M23 n'allait pas réussir une forte mobilisation de la rue pour inverser le rapport de force vers lui car le président Wade est largement majoritaire dans le Sénégal c'est pour cela leaders politiques et candidats dans le M23 ne veulent pas aller à l'élection présidentielle de 2012!
La violences et les voies de faits arrangent et met en profit les politiques du M23 CAR ILS SONT MINORITAIRES! TOUTES LES CONDITIONS SONT RÉUNIES POUR UNE ELECTION TRANSPARENTE ET JUSTE
MAIS ILS ONT PEUR D'ETRE RIDICULISER AU SOIR DU 26 FÉVRIER 2012

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