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Economie

L'usine Lejaby sauvée par un sous-traitant du géant du luxe LVMH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/02/2012

Le ministre et élu de Haute-Loire Laurent Wauquiez a annoncé que l'entreprise Lejaby d'Yssingeaux et ses 93 salariés allaient être repris par un sous-traitant du maroquinier Louis Vuitton qui est aussi l'un des fournisseurs du géant du luxe LVMH.

AFP - Un fournisseur du numéro un mondial du luxe LVMH va reprendre l'atelier Lejaby d'Yssingeaux (Haute-Loire), qui était menacé de fermeture, ont annoncé mercredi le ministre Laurent Wauquiez et le groupe LVMH.

L'atelier sera repris par la société Sofama, un maroquinier d'Auvergne fournisseur du malletier Louis Vuitton --qui est la perle du numéro un mondial du luxe LVMH--, et les 93 salariés de l'atelier pourront conserver leur emploi, a indiqué Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et élu de la Haute-Loire, devant le personnel de Lejaby.

Vincent Rabérin, qui dirige Sofama, est "quelqu'un de chez nous", a dit M. Wauquiez. "Il travaille pour Louis Vuitton, qui s'est engagé à un carnet de commandes sur la durée", a ajouté M. Wauquiez en présence du repreneur.

De son côté, le groupe LVMH a précisé dans un communiqué qu'"avant de faire une telle offre (de reprise), cette entreprise avait besoin d'obtenir les débouchés correspondants et s'est rapprochée de Louis Vuitton".

"Les qualifications du personnel d'Yssingeaux autorisent en effet une formation au travail des pièces de textile et de cuir livrées par ce fournisseur, en ligne avec les critères de haute qualité du groupe LVMH", selon le communiqué.

"Compte tenu de l'expansion de ses activités de maroquinerie", LVMH a décidé d'allouer à Sofama, "au cas où sa proposition aboutirait, un plan de charge de plusieurs années assurant le maintien des emplois sur place, à travers sa filiale Louis Vuitton".

L'entreprise Sofama compte 200 salariés et est implantée en Auvergne depuis 22 ans. L'atelier d'Yssingeaux compte 93 salariés, presque toutes des femmes.

Devant les salariés de l'atelier Lejaby, M. Rabérin a déclaré que "ce n'est pas de la corsetterie" qui les attendait et qu'il leur faudrait se "remettre en question". Il a été applaudi et a insisté sur le fait qu'il était "un industriel, pas un financier".

Le PDG de LVMH, Bernard Arnault, cité dans le communiqué du groupe, a souligné que "le groupe LVMH crée chaque année de nombreux emplois artisanaux en France et exporte les fabrications françaises dans le monde entier".

"Nous sommes fiers aujourd'hui de faciliter le sauvetage des emplois du site d'Yssingeaux et de contribuer ainsi à la bataille pour l'emploi en France", a ajouté Bernard Arnault.

Le président Nicolas Sarkozy avait assuré dimanche, lors de son interview télévisée, qu'il ne laisserait "pas tomber les gens de Lejaby" à Yssingeaux, dernier atelier français de Lejaby.

Le tribunal de commerce de Lyon avait choisi le 18 janvier, comme repreneur de la société Lejaby en liquidation, Alain Prost, qui ne garde que 195 des 450 salariés en France et ne conserve pas l'usine d'Yssingeaux, préférant sous-traiter sa production en Tunisie.

Première publication : 01/02/2012

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