Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

  • Vidéo : Marine Le Pen voit la diplomatie française comme "un canard sans tête"

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

Economie

Facebook fait un premier pas vers son introduction en Bourse

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/02/2012

En déposant, mercredi, un dossier devant les autorités boursières américaines, le géant des réseaux sociaux a fait un premier pas vers ce qui s'annonce comme la plus grosse introduction sur les marchés d’une entreprise de la net-économie.

AFP - Facebook a déposé mercredi le dossier de ce qui s'annonce comme la plus grosse introduction en Bourse jamais réalisée par la net-économie, chiffrée pour le moment à 5 milliards de dollars, huit ans après la création du site internet dans une chambre d'étudiant de Harvard.

Le réseau communautaire aux 845 millions d'utilisateurs n'a pas indiqué le nombre d'actions qu'il entendait mettre le marché, ni à quel prix, ni à quelle date, mais il a pour la première fois levé le voile sur des données financières restées jusqu'alors confidentielles.

Facebook 2004 - 2012: L'incroyable histoire du géant des réseaux sociaux

Avec 3,71 milliards de dollars de chiffre d'affaires réalisé en 2011, presque doublé sur un an, et un bénéfice net de 668 millions de dollars, il est déjà l'un des très grands du secteur.

"Il est plus rentable que nous ne l'attendions", a noté l'analyste Kathleen Smith, du cabinet spécialisé dans les entrées en Bourse Renaissance Capital.

En tout cas, il prouve "qu'il n'est pas qu'une mode transitoire", a relevé Michael Gartenberg, de Forrester Research.

"Facebook n'a pas été créé à l'origine pour être une entreprise, il a été créé pour remplir une mission sociale: rendre le monde plus ouvert et connecté", a déclaré le jeune patron de l'entreprise Mark Zuckerberg, 27 ans, dans une lettre aux investisseurs.

L'opération, dont le montant n'est encore que théorique, promet d'attirer un énorme intérêt, de l'avis unanime des analystes. Ce sera, et de loin, la plus grosse opération d'entrée en Bourse pour la net-économie, bien au-delà du 1,67 milliard de dollars levés par Google en 2004.

Ce sera la première fois que des petits porteurs auront l'occasion de prendre leur part financière de ce phénomène, présent dans le monde entier et qui a servi d'outil de mobilisation et d'organisation pour les cyber-militants du Printemps arabe.

Depuis près de trois ans des titres s'échangeaient certes, mais uniquement entre investisseurs fortunés et triés sur le volet ayant accès aux marchés parallèles officieux, comme Second Market ou SharesPost.

Les médias estiment déjà entre 75 et 100 milliards de dollars la valorisation du site, ce qui pour certains est excessif.

Si, à l'issue de l'introduction boursière, Facebook est valorisé dans le haut de cette fourchette, la fortune de M. Zuckerberg, de loin le plus gros actionnaire du groupe, pèsera quelque 28 milliards de dollars.

"A 100 milliards de dollars, on investit dans une bulle", prévient Trip Chowdhry, chez Global Equities Research. "Les chiffres ont l'air très impressionnants, mais normalement pour une entrée en Bourse il y a le signe d'une croissance à venir. Or là, ils ont l'air déjà au top".

D'ailleurs les recettes du groupe représentent une relative déception: le cabinet de marketing eMarketer les avait estimées la semaine dernière à 4,27 milliards de dollars, bien au-delà des 3,71 milliards annoncés.

Analyste à la banque d'affaires Bryan Garnier, Virginie Lazès souligne que "ce qui fait monter le titre de Facebook c'est la spéculation, mais aussi l'aboutissement d'un business-model qui veut dire quelque chose".

"Ils arrivent à monétiser leur audience, par les crédits Facebook (ndlr: les achats de produits virtuels), par la pub et le marketing, ils ont réussi à trouver un modèle qui génère de l'argent", explique-t-elle.

"Ils sont partout, mais ils n'ont pas monétisé leur audience partout", ajoute Mme Lazès, qui suggère de faire le "pari" de la réussite de l'entreprise.

M. Zuckerberg, crack de l'informatique initié dès 11 ans à la programmation, a assuré dans sa lettre aux investisseurs que son but n'était pas de gagner de l'argent.

"Nous ne construisons pas des services pour gagner de l'argent, nous gagnons de l'argent pour construire de meilleurs services", y affirme-t-il, proclamant 5 valeurs fondamentales de la société: "se concentrer sur l'impact", "agir vite", "être audacieux", "être ouvert", "construire une valeur sociale".

Facebook, qui sera abrégé en "FB" dans les systèmes de cotation, a confirmé qu'il gagnait la plus grande partie de ses recettes dans la publicité, même si c'est une part en déclin: 85% en 2011, contre 98% en 2009. Le site, utilisé par plus de la moitié des internautes du monde, a cependant réussi à relever de 24% le tarif de ses espaces publicitaires.

Le groupe, qui dispose déjà d'un matelas confortable de 3,9 milliards de dollars de liquidités, n'a pas prévu d'utilisation particulière de la manne qu'il gagnera en Bourse.

Première publication : 02/02/2012

  • TECHNOLOGIES

    L'introduction en bourse de Facebook en six points

    En savoir plus

  • INTERNET

    L’Irlande demande à Facebook de clarifier sa politique en matière de protection de la vie privée

    En savoir plus

  • INTERNET

    Facebook et les autorités américaines s'accordent sur la confidentialité des données

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)