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Sports

Le XV de France compte capitaliser sur l'épopée néo-zélandaise

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/02/2012

Encore auréolé de sa performance à Auckland, le XV de France affrontera l’Italie, samedi, pour le premier match du tournoi des VI-Nations au Stade de France. Les Bleus espèrent ne pas devoir se contenter de la deuxième marche du podium.

REUTERS - Trois mois après leur odyssée rocambolesque en Nouvelle-Zélande qui les a menés jusqu’en finale, les Mondialistes puisent dans leur vécu et leurs liens d’amitié une force supplémentaire pour mieux préparer le Tournoi des Six Nations.

De l’extérieur, les dix-sept vice-champions du monde sélectionnés pour affronter l’Italie, samedi au Stade de France, respirent une confiance et une force collective qui a surpris le staff et les joueurs absents de l’aventure.

Interview du deuxième ligne du XV de France, Pascal Papé

Votre parcours jusqu'en finale de la Coupe du monde fait-il de vous des favoris pour ce Tournoi ?

"Favori ou pas, on s'en fout. Le Tournoi sera extrêmement difficile comme toutes les autres années. Vice-champion du monde, c'est honorifique. Ca ne change rien, notre objectif est de gagner le Tournoi. On est à égalité avec les autres équipes. Les Gallois ont fait une demi-finale, les Irlandais et les Anglais un quart de finale, les Italiens ont fait une bonne Coupe du monde, ils ont rivalisé avec l'Australie et l'Irlande pendant 60 minutes. Ce sera compliqué."

La frustration de votre finale perdue a-t-elle renforcé votre envie de gagner ?

"Bien sûr. Quand tu arrives au bout et que tu es à deux doigts d'être champion du monde, c'est frustrant. On n'a qu'une seule envie, c'est de retourner à la compétition pour gagner quelque chose, parce que c'est dur à avaler."

La Coupe du monde a-t-elle constitué un déclic à ce niveau ?

"Je dirai plutôt une prise de conscience de ce qu'on pouvait faire. On est passé par toutes les émotions : la honte, la fierté après avoir battu les Anglais, un sentiment encore différent après le pays de Galles, et puis la finale... Mais c'est du passé. Il faut écrire une nouvelle page de l'histoire de l'équipe de France, ça commence par l'Italie."

Source : AFP

 

« Ils ont vécu des choses difficiles et des super moments aussi. Je ne dirais pas qu’il y a les mondialistes d’un côté et les autres mais tu sens des liens tissés entre eux. Ils sont un peu plus liés que lorsque je les ai quittés. Il y a un petit quelque chose qui les a resserrés », note l’ailier Julien Malzieu, absent en Nouvelle-Zélande.

Les entraîneurs adjoints Patrice Lagisquet et Yannick Bru se sont déclarés impressionnés par l’épaisseur qu’avait prise le XV de France depuis la Coupe du monde aux yeux des joueurs qu’ils côtoient en club, respectivement à Biarritz et Toulouse.

« Il y a un vécu, c’est certain. Déjà, une grande amitié qui s’est créée, des repères et des automatismes qui reviennent forcément plus vite à l’approche de ce Tournoi. Maintenant, il faut que ça se répercute samedi sur le terrain », fait remarquer demi de mêlée mondialiste Dimitri Yachvili.

« Mais ce qui est sûr, c’est que la solidarité et l’état d’esprit présents cette semaine nous incitent à penser que ça devrait bien se passer ce week-end », ajoute-t-il.

"Continuer comme en Nouvelle-Zélande"

Rare pour une sélection qui se retrouve seulement quelques semaines par an, un esprit de club anime désormais l’équipe de France. Il s’exprime en dehors et sur le pré. Les joueurs ont cultivé des automatismes collectifs qui leur permettent de trouver une cohésion.

« Le groupe a créé des liens forts. Il y a une relation particulière entre nous. C’est un plaisir d’être là. On a vécu quatre mois ensemble comme une équipe de club et nous étions en vase clos », explique le talonneur mondialiste William Servat.

Autour des leaders, Thierry Dusautoir, Julien Bonnaire, Lionel Nallet ou Aurélien Rougerie, les joueurs partagent la même vision du jeu basée sur les fondamentaux - conquête et défense - et sur l’état d’esprit - combat et agressivité.

« Il faut continuer sur ce qu’on a fait à la fin de la Coupe du monde. Cette dynamique, elle va venir toute seule parce que (en Nouvelle-Zélande), on a joué avec notre c÷ur, à notre juste niveau, on a été très agressifs et on avait envie de jouer ensemble. Donc je pense qu’on peut réunir tout ça assez facilement », dit Yachvili.

Le nouveau sélectionneur Philippe Sain-André compte bien s’appuyer sur ce socle pour compenser le manque de jours de préparation avant la première levée face à l’Italie samedi au Stade de France.

« On n’est jamais assurés de rien ; ça reste un match de rugby face à une équipe d’Italie qui est une très bonne équipe. On est conscients de tout cela, comme on est conscients du coeur qu’il faudra y mettre », tempère Dimitri Yachvili.
 

Première publication : 03/02/2012

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