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Economie

Lisbonne dans les pas d'Athènes ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/02/2012

Les marchés financiers semblent condamner le Portugal à un sort similaire à celui de la Grèce. Lisbonne tente de les rassurer et met en avant le processus de réduction de ses déficits. Mais pas certain que cela soit suffisant...

Ce n’est pas encore un scénario à la grecque, mais cela y ressemble de plus en plus. Le Portugal est entré depuis le début de l’année dans l’œil du cyclone boursier et son gouvernement se démène actuellement pour rassurer les marchés internationaux sur la situation économique du pays. “Il n’y a aucune raison que le Portugal soit amené, comme la Grèce actuellement, à renégocier une partie de sa dette avec les créanciers privés”, a martelé le Premier ministre Pedro Passos Coelho dans un long entretien accordé jeudi 2 février au quotidien portugais "Sol".

Le chef du gouvernement portugais est monté au créneau médiatique car le taux d’intérêt sur la dette souveraine portugaise a dépassé 17% pour les emprunts à dix ans. Un niveau jamais atteint pour le pays depuis la création de l’euro en 1999 et qui dénote d’un profond pessimisme de la part des marchés quant à l’évolution de la situation nationale à long terme.

En fait, on peut même dire que les marchés financiers sont plus que pessimistes. Ils frisent la panique. En effet, les taux d’intérêt à court terme pour le Portugal, c’est-à-dire sur deux ans, ont frôlé fin janvier les 20%. Les Bourses semblent juger que Lisbonne pourrait dégringoler très vite sur une pente à la grecque. Cette explosion des taux, qui s’est légèrement calmée ces derniers jours, rend problématique le retour programmé à début 2013 du Portugal comme emprunteur sur les marchés financiers.

Pour l’instant, Lisbonne n'y a pas accès. Les finances du pays dépendent uniquement d’un prêt de 78 milliards d’euros consenti par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en mai 2011. Mais cet argent n’est censé couvrir les besoins portugais que jusqu’au début de l’année prochaine. Si les taux d’intérêt ne baissent pas sensiblement d’ici là, Lisbonne aura des difficultés à trouver des créanciers. Le gouvernement devra alors négocier un nouveau prêt international.

Austérité vs croissance

Les marchés internationaux sont peu enclins à baisser fortement les taux sur les emprunts portugais car ils estiment déjà que le pays ne pourra pas rembourser le prêt qui alimente actuellement ses finances publiques. 'Ils ne sont pas convaincus que les efforts entrepris soient suffisants pour redresser les finances du pays”, explique Francesco Franco, un économiste de l’école d’économie et de management Nova à Lisbonne, dans le "New York Times" du 2 février. Un avis partagé par les trois agences de notation (Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch) qui ont placé la dette portugaise dans la catégorie des actifs spéculatifs en compagnie de la dette grecque.

Le gouvernement conservateur de Pedro Passos Coelho a pourtant mis en œuvre une politique de rigueur au-delà des attentes internationales. À force de coupes budgétaires, le déficit public du Portugal devrait ne plus représenter que 4% du PIB cette année, alors que le plan d’aide de mai 2011 n’imposait pas une telle contrainte et demandait à Lisbonne d’avoir “seulement” un déficit inférieur à 5,9%.

Cette cure d’austérité a plongé le pays dans la récession. Il est prévu que le PIB portugais

euro : le scénario du pire

chute de près de 3% en 2012 selon les dernières estimations de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). “Les marchés parient de plus en plus sur un défaut de paiement portugais à cause de cette absence de croissance”, explique Cristina Casalinho, économiste en chef de BPI, l’une des principales banques portugaises à la chaîne économique américaine Bloomberg. Une contraction économique qui va entraîner une baisse des rentrées fiscales pourtant nécessaires pour rembourser la dette.

Pour le gouvernement portugais, le mois février s’annonce crucial. Les syndicats ont appelé à une manifestation nationale contre la réforme du droit du travail le 11 février, tandis que l'avis des représentants de la troïka (Banque centrale européenne, Union européenne et FMI) sur l’état d’avancement des réformes pour réduire les déficits est attendu à une date non spécifiée de février.

Première publication : 03/02/2012

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