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Moyen-orient

Pour l'opposition, le veto sino-russe à l'ONU donne au régime un "permis de tuer"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/02/2012

Pour le Conseil national syrien, qui regroupe la majorité des courants d'opposition à Bachar al-Assad, le veto de Moscou et de Pékin à un projet de résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie donne au régime un "permis de tuer dans l'impunité".

AFP - Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a affirmé dimanche que le double veto de Moscou et de Pékin à une résolution sur la Syrie à l'ONU, donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité".

Le CNS "condamne vivement" le veto opposé la veille par la Russie et la Chine à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, et "considère cette décision irresponsable comme un permis donné au régime syrien de tuer dans l'impunité", indique un communiqué du CNS.

Le CNS estime Pékin et Moscou "responsables de l'escalade dans les meurtres et le génocide" en Syrie et souligne que "la volonté d'un pays de préserver ses intérêts ne peut se faire en s'alliant avec une junte sanguinaire et corrompue", en référence au régime du président Bachar al-Assad.

Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et qu'il portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte sur la Syrie.

La Chine et la Russie ont opposé leur veto samedi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, s'attirant de vives critiques de l'Occident quelques heures après un bombardement meurtrier à Homs (centre de la Syrie).

Selon l'opposition syrienne, le "massacre" de Homs, qui a coûté la vie à plus de 230 civils, est l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Un veto des deux pays avait bloqué une précédente résolution en octobre 2011.

Cette fois-ci, les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte, qui condamnait les "violations flagrantes" des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la la Ligue arabe le 22 janvier.

Première publication : 05/02/2012

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