URGENT
Partager :
Souscrire :
Souscrire :
Partager :
Souscrire :
Souscrire :
Dernière modification : 06/02/2012
- Bachar al-Assad - Diplomatie - France - ONU - Russie - Syrie
Les pays occidentaux et arabes en quête de nouvelles stratégies contre Damas
Face à un Conseil de sécurité impuissant après le veto de la Chine et de la Russie, les pays occidentaux et arabes cherchent à mettre sur pied une stratégie alternative pour intensifier la pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad.
L'armée régulière syrienne a lancé lundi 6 février un nouvel assaut contre Homs, bastion de la contestation du régime du président Bachar al-Assad. Trois jours après le veto sino-russe contre une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, l’offensive ressemble à un énième camouflet pour la communauté internationale et l’ONU, paralysées face à la crise en Syrie.
Partant de ce constat d’échec et cherchant à contourner le veto des Russes et des Chinois, les pays occidentaux et arabes cherchent à mettre sur pied une autre stratégie pour accentuer la pression sur Damas. Lundi 6 février à Paris, le président Nicolas Sarkozy a promis que l'Allemagne et la France ne laisseraient "pas tomber le peuple syrien" et n'accepteraient pas "le blocage de la communauté internationale", lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière Angela Merkel.
La diplomatie française en première ligne
Le chef de l'Etat a également annoncé qu'il s'entretiendrait dans l'après-midi avec le président russe Dmitri Medvedev de la situation en Syrie, dénonçant comme un "scandale" la brutale répression des manifestations hostiles au régime de Bachar al Assad.
"Le double veto de Moscou et Pékin a sonné le glas de l’action du Conseil du sécurité sur le dossier syrien, au point de remettre une nouvelle fois en question sa capacité à résoudre des crises internationales majeures ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques sur le plan international où la France est en première ligne", explique à FRANCE 24 Sami Nader, politologue et professeur à l’université Saint-Joseph à Beyrouth.
Isoler la Syrie
Et en l’absence d’un improbable revirement de Moscou, le président Sarkozy a rappelé la volonté des Occidentaux de constituer un Groupe des amis de la Syrie, comprenant d’une part les 13 pays membres du Conseil de sécurité qui ont voté, le 4 février, en faveur de la résolution, et d'autre part les pays de la Ligue arabe, l'Union européenne et la Turquie. Soit, "tous ceux qui voudront se joindre à nous pour faire pression sur la Syrie", a précisé dimanche 5 février le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sur la chaîne BFMTV.
En clair, il s’agit de profiter du consensus arabe pour créer la version syrienne du Groupe de contact sur la Libye, qui avait organisé le soutien international aux opposants au régime du colonel Kadhafi. Selon des responsables américains cités par l’agence Associated Press, ce Groupe des amis travaillerait au renforcement des sanctions contre le régime baasiste, aiderait les groupes de l'opposition syrienne à se rencontrer et à s'unifier, fournirait une assistance humanitaire et tenterait de contrôler les ventes d'armes. "Nous allons aider l'opposition syrienne à se structurer, à s'organiser, l'Europe va encore durcir les sanctions qui sont imposées au régime syrien et puis nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime sera obligé de constater qu'il est totalement isolé et qu'il ne peut pas continuer", a ajouté Alain Juppé.
Nouvelle alliance
Cette "alliance des volontaires" qui se dessine pourrait se montrer efficace pour faire plier le président Assad, à condition que la politique de sanctions financières soit efficace, note le professeur Sami Nader. "Le régime syrien ne dispose pas de beaucoup de ressources : plus son économie vacille, plus grande sera sa vulnérabilité." Les Occidentaux ont parallèlement annoncé leur volonté de renforcer les sanctions progressivement mises en place depuis mai 2011, principalement par les Etats Unis et l'Union européenne. Embargo sur le pétrole, gel des avoirs, interdiction de délivrance de visas pour de hauts responsables : l'objectif est d'affaiblir les soutiens financiers du régime syrien et de réduire son approvisionnement en armes.
Un autre option diplomatique semble également prendre corps à l’initiative de la Tunisie. Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a en effet appelé la communauté internationale à rompre ses relations avec Damas pour protester contre la répression sanglante qui a fait quelque 6 000 morts en onze mois selon les militants de l'opposition syrienne. "Le peuple syrien attend des actes [...]. La moindre des choses est de rompre l'ensemble des relations avec le régime syrien […], nous devons expulser les ambassadeurs syriens des pays arabes et des autres pays ", a-t-il déclaré. Tunis a depuis annoncé avoir entamé les procédures "en vue d'expulser l'ambassadeur de Syrie".
Un appel qui a été entendu par les Etats-Unis qui ont annoncé la fermeture de leur chancellerie en Syrie, lundi 6 février. L'ambassadeur britannique à Damas a, de son côté, été rappelé pour consultations. La France, quant à elle, va "réfléchir" à l’appel lancé par les Tunisiens, comme l’a indiqué Alain Juppé.
Sur le même sujet
Informations et news au MOYEN-ORIENT - Toute l'actualité sur FRANCE 24




























Commentaires (10)
chers amis nicolas sarkozy
chers amis nicolas sarkozy donne l'impression d'aimer la guerre mais il sait bien que la syrie n'est pas la libye .en effet la libye était isolée et n'avait aucun soutient. mais làbas en syrie il y'a l'iran il ya le hezbbolah et il y'a aussi la russie qui a une base navale làbas. rassurez vous sarkozy n'est pas stupide il ne peut pas attaquer la syrie dans ces conditions.
Honte à la ligue arabe
Les USA font leur politique et on ne peut pas attendre mieux mais que cherchent ces arabes? Qu'ils fassent le compte de ce qui se passent en Egypte et en Lybie.
convaincre assad de partir la
convaincre assad de partir la force doit etre employée a l'egard de ce president.il n'est pas different des autres presidents arabes qui sont partis il partira de gre ou de force ce n'est qu une question de temps ils ont tous montré qu'ils n'avaient aucune dignité ils tuent leur peuple et se refusent a partir alors que leur propre peuple les rejette.ils font honte au passé et a la civilisation arabe
C'est une impasse
Et si la Russie et la Chine creent aussi avec d'autres pays une alliance pour defendre leur position, qui gagnera? Objectivement, le refus de l'amendement russe par les Occidentaux est tout simplement orgueilleux, criminel et honteux. Il semble que leur objectif n'est pas la paix en Syrie.
Guerre ou dialogue
Pourquoi dans ces dernieres annees nos gouvernants occidentaux preferent-t-ils bcp plus la guerre au dialogue? Parce qu'il ya les bombes? Si oui, qu'ils sachent que les peuples n'en veulent plus.
hoooooo les arabes
certains pays arabes veulent faire tombè leurs frères arabes pour faire plaisir aux amèricains,alors qu,il ne savent pas que u.s.a cherche a lès divisè pour mieux les dètruire un par un voyait le cas de l irak l afganistan,la lybie...... pourquoi les amèricain on des problèmes a vous en parlaient pas et toujours il s occupent dès votre, un jour vous comprederaient et ce sera tro tard pour vous
sont tous des satan
moi je comprend pas les occidentaux l israèl plus de 20 ans il tue brutalement les palestiniens par l aide des amèricains personne ne dènonce ni damender une rèsolution a l onu .aujourd,hui il font la pressiom sur la syrie ,moi je me demande si vraiment il dèfent les ètres humains ou bien il veulent le pètrol syrien comme il on fait a la lybie
Pourquoi
La Russie a bien fait de dire non. Mais,Juppé, pourquoi demander de l'aide au monde entier pour faire ta petite guerre. Engage nos 'ptits' rafales et le Qatar à vos côtés, on verra bien s'ils valent le coups. Ce sera la vraie guerre en Syrie. A moins que, comme en Libye, les USA détruisent d'abord les BAA au sol pour voir enfin nos rafales paradé au ciel en tuant en plus les civils au sol pour faire peur. Mais là aussi, il y aura certainement du répondant. La France seule ne fait pas le poids, je suis désolé.
Vive la Syrie
Pas de pseudo "résolution" qui vous couvrira pour faire votre salle guerre comme en Libye. Merci la Russie. Si la France arme les insurgés par le biais du Qatar, il faut qu'elle se dise que ça ne se passera pas comme en Libye, jusqu'à faire tuer un Président.Ici, ça sera la guerre. Alors, si Sarko veut sa deuxième guerre, alors qu'il se rassure. Car c'est certain qu'il l'aura. Je ne pense pas que nos 'petits' rafales valent le poids car là, il va y avoir certainement du répandant.
le clan des menteurs
et pour la Palestine!
Réagir à cet article