Dernière modification : 07/02/2012 

- Bachar al-Assad - Russie - Sergueï Lavrov - Syrie


Selon Sergueï Lavrov, Bachar al-Assad est prêt à mettre fin aux violences

Selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui s'est entretenu ce mardi à Damas avec Bachar al-Assad, le président syrien est "déterminé à mettre fin aux violences". Au même moment, les bombardements se poursuivaient à Homs.

Par Kéthévane GORJESTANI (vidéo)
Marc DAOU (texte)
 

"Le président de la Syrie nous a assuré être totalement déterminé à mettre fin aux violences quelles que soient leurs origines." Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, s’est montré confiant à l’issue de son entretien avec le président Bachar al-Assad mardi 7 février. Un entretien qu’il a qualifié de "très utile", alors qu’il se trouve à Damas où il a été accueilli en héros par des milliers de Syriens venus remercier le principal allié du pays pour son soutien, comme le montraient des images diffusées par la télévision d'Etat.

Selon le chef de la diplomatie russe, le président syrien s’est dit ouvert au dialogue entre
Assad promet de collaborer pour "garantir la stabilité en Syrie"

Le président syrien Bachar al-Assad a assuré mardi qu'il était prêt à "coopérer" à tout effort pour la stabilité de la Syrie, lors d'un entretien à Damas avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, selon l'agence officielle Sana

toutes les forces politiques du pays et devrait annoncer prochainement la date d'un référendum sur une nouvelle Constitution en Syrie.

 
La Russie s'est pour sa part dite prête à continuer à chercher une solution au conflit syrien. "Nous avons confirmé notre bonne volonté de contribuer à une sortie de crise sur la base de l'initiative proposée par la Ligue arabe", a déclaré depuis Damas Sergueï Lavrov, cité par les agences russes. Pour rappel, ce plan de sortie de crise, proposé le 22 janvier par la Ligue arabe, prévoit en premier lieu la fin des violences et le transfert des pouvoirs du président Assad à son vice-président.
 
Poursuite des opérations à Homs
 
Dépêché par Moscou pour évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables", le chef de la diplomatie russe mène sa visite quelques jours après le tollé suscité par le veto posé par la Russie et la Chine le 4 février contre un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression en Syrie.
 
"Nous aurions préféré entendre les Russes tenir ce langage, samedi, au Conseil de sécurité, car le plan proposé par la Ligue arabe est véritablement la voie pour sortir de la crise et arrêter la violence en Syrie", a estimé, ce mardi, Bernard Valéro, porte-parole du quai d’Orsay, sur l’antenne de FRANCE 24. Les promoteurs du texte de la résolution bloqué par Moscou et Pékin avaient en effet fait valoir que celui-ci visait essentiellement à appuyer les efforts de médiation de la Ligue arabe.
 
"Nous allons voir ce qui va se passer après la visite du chef de la diplomatie russe en Syrie, nous allons voir si l’armée va rentrer dans les casernes, si la violence va s’arrêter et si les prisonniers seront libérés", a ajouté Bernard Valéro. 

La ville de Homs
Alors que Sergeï Lavrov rencontrait Bachar al-Assad, l’armée syrienne poursuivait son assaut sur Homs, haut lieu de la contestation. Au moins 21 civils ont été tués ce mardi, dont 15 à Homs dans des bombardements des forces du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Dans un communiqué publié dans la matinée, le ministère syrien de l'Intérieur s'est d’ailleurs engagé à poursuivre ses "opérations" contre les "groupes terroristes" dans cette ville du centre du pays.

La Syrie, unique allié arabe de Moscou

Selon les analystes, la marge de manœuvre russe reste limitée sur le dossier syrien, malgré la coopération militaire et les intérêts économiques qui lient les deux pays. "Je ne vois pas Moscou obtenir une solution à la crise syrienne de sitôt, d’autant plus que le Kremlin tient à éviter une chute du régime d’Assad, contrairement à ce que propose implicitement la Ligue arabe", explique à FRANCE 24 Marie Mendras, politologue au CNRS, au CERI et professeur à Sciences-Po où elle enseigne la politique étrangère russe. 

Pour Jacques Sapir, spécialiste de la Russie et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris, il ne faut rien attendre de "spectaculaire" de la visite de Sergueï Lavrov en Syrie. "Damas ne prendra pas de décision radicale au terme de cette visite, explique-t-il à FRANCE 24. Du point de vue russe, il faut simplement que le régime syrien redevienne présentable car il est exclu, et c’est un point constant, que la crise syrienne débouche sur un basculement des forces au Moyen-Orient."
 
La plus grande crainte de la Russie est de perdre en effet son unique allié arabe, celui même qui lui offre un débouché sur la Méditerranée, grâce à la base navale de Tartous (nord-ouest) cédée par les Syriens. Ce qui équivaut à une garantie pour le président syrien de rester au pouvoir, tant qu’il jouira de l’appui de la Russie sur le plan diplomatique et militaire.
 
"En optant pour le rôle de protecteur du président Assad, les Russes semblent avoir choisi une voie sans issue à moyen terme ; ce choix diplomatique ne leur permet de jouer les premiers rôles sur le plan international sur ce dossier en ce moment, mais reste à savoir s’ils ont un plan B ou C, en cas de chute éventuelle du régime", conclut de son côté Marie Mendras.
 

 

 

Commentaires (9)

syrie

je ne trouve pas fier de la part de la communaute internationnale de laisser continuer alasad de tuer son peuple malgre sa promesse a m.lavlov et pas fier de sa part s il laisse continuer.

syrie

je ne trouve pas fier de la part de la communaute internationnale de laisser continuer alasad de tuer son peuple malgre sa promesse a m.lavlov et pas fier de sa part s il laisse continuer.

syrie

je ne trouve pas fier de la part de la communaute internationnale de laisser continuer alasad de tuer son peuple malgre sa promesse a m.lavlov et pas fier de sa part s il laisse continuer.

"Le président de la Syrie

"Le président de la Syrie nous a assuré être totalement déterminé à mettre fin aux violences quelles que soient leurs origines."
C'est magnifique ! Je commence ma journée par une bonne blague.

Mettre fin aux violences

Il me semble qu'il y a une grosse différence sémantique entre "prêt à mettre fin aux violences" (titre de l'article) et "déterminé à mettre fin aux violences" (premier paragraphe de l'article). L'un indique un retrait possible des militaires, l'autre une offensive massive. France24 pourriez-vous affiner la traduction? Ambiguïté diplomatique sans doute.

Les russes n’ont pas le

Les russes n’ont pas le chois!! Ils peuvent toujours laisser les Occidentaux se mettre á leur frontières de touts les cotes !! Certains disent que la guerre froide est fini. Moi je dis que si cette guerre fini beaucoup de personne qui en profitait n´auront plus a manger. Elle vient même de commencer. Que les chinois et les Russes dorment sur leurs Oreillers !! Comme cela a été le cas en Libye !!

moyen d'atteindre l'Iran

Oui apres avoir degager la voie en syrie qui est allier a l'iran , place a affronter ce dernier. belle strategie. tous les calculs sont deja faits. degager le regime d'Assad, installer un autre qui peut traiter avec l'occident pour attaquer l'Iran

scénario Russe et Chinois en pure perte

Un référendum de bachar al-assad , garanti et surveillé sans doute par ces deux protecteurs la Russie et la Chine. J'ose à peine y penser !

Prêt pour en finir avec les violences

Bashar est prêt à mettre fin au violence par la force! Il est clair qu'à terme en tuant tout le peuple contestataire il n'y aura plus de violence...

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