Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attentat à Madagascar : 3 morts dont un bébé et 88 blessés dans un stade

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Pourquoi la France a-t-elle soutenu le régime criminel d'Hissène Habré au Tchad ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit, acte 2 : un divorce à l'amiable ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

À l'occasion de la fête du cinéma, Marjane Satrapi ouvre les portes de son univers

En savoir plus

FOCUS

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Observateurs s'engagent : mettre en avant les actions positives

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Brexit : et s'il n'avait pas lieu ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Stanley Johnson : "Pour moi, Boris a fait une campagne exceptionnelle !"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : les lendemains qui déchantent pour l'Europe ?

En savoir plus

FRANCE

Affaire Bettencourt : Éric Woerth mis en examen pour trafic d'influence passif

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/02/2012

Le parquet de Bordeaux a mis en examen l'ancien ministre du Budget Éric Woerth pour trafic d'influence passif dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Il encourt jusqu'à dix ans de prison et 150 000 euros d'amende.

AFP - L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth, a été mis en examen mercredi pour trafic d'influence passif après avoir été entendu pendant près de douze heures par les juges en charge de l'affaire Bettencourt à Bordeaux.

L'accusation de trafic d'influence pourrait viser l'emploi de sa femme Florence dans la société Clymène qui gère la fortune de Mme Bettencourt.

Le ministre est arrivé à 09h00 dans une voiture aux vitres fumées, pour une audition prévue à 09h30, qui a duré jusqu'à 21h50, avec quand même une pause-déjeuner. Il n'a fait aucune déclaration.

A l'issue de ce marathon, le parquet de Bordeaux a diffusé un communiqué indiquant que l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, avait été entendu par les juges d'instruction dans le cadre de l'information ouverte pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale.

"A l'issue de cette audition (...) il a été mis en examen du chef de trafic d'influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal", ajoute le parquet. Ce délit est puni de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende maximum.

A ce stade, et à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, les juges n'ont donc pas retenu le financement illicite de parti politique.

L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, avait indiqué en juillet 2010 avoir remis en janvier 2007 50.000 euros en liquide à l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre. Selon elle, il lui avait déclaré les destiner à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.



Mais MM de Maistre et Woerth ont toujours farouchement nié ces échanges d'argent liquide.

En revanche, le trafic d'influence semble viser la manière dont M. Woerth est intervenu pour faire obtenir la Légion d'Honneur à M. de Maistre en juillet 2007, avant de lui en remettre lui-même les insignes en janvier 2008, alors que M. de Maistre avait embauché à l'été 2007 son épouse Florence chez Clymène, qu'il dirigeait.

Une poursuite de M. Woerth de ce chef rappellerait la condamnation pour trafic d'influence de l'ancien ministre et sénateur Charles Pasqua à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d'amende le 27 octobre 2009, pour avoir fait obtenir la Légion d'Honneur à l'homme d'affaires d'origine russe Arcadi Gaydamak, concomitamment au versement d'importantes sommes d'argent à une association qu'il animait.

M. de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse à l'encontre de Mme Bettencourt, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment.

Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a été le seul homme politique à réagir mercredi. Il a indiqué dans un communiqué "apporter tout son soutien" à M. Woerth, "un homme droit et rigoureux", et s'est dit "convaincu que la procédure en cours lèvera vite les suspicions" : "Il n’est aucun doute sur son intégrité. Tous ceux qui le connaissent partagent cet avis", a-t-il dit.

Outre l'affaire Bettencourt, M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est actuellement impliqué devant la Cour de Justice de la République pour une affaire de prise illégale d'intérêt, visant les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé trop bas par des experts, d'une parcelle de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.

 

Première publication : 08/02/2012

  • FRANCE

    Une juge met en cause Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le siège de l'UMP perquisitionné dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt

    En savoir plus

  • FRANCE

    Les duels judiciaires de l’affaire Bettencourt

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)