Dernière modification : 09/02/2012 

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Renault inaugure une usine "low cost" au Maroc

Renault inaugure une usine "low cost" au Maroc

Le constructeur automobile français inaugure ce jeudi à Tanger (nord-ouest) une usine pour développer une gamme de véhicules à bas coût dont la majeure partie sera destinée à l'export. Le roi du Maroc, Mohammed VI, est attendu pour l'occasion.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Choc de calendrier: en plein débat sur la réindustrialisation en France, Renault inaugure jeudi au Maroc sa nouvelle usine de Tanger, qui sera sa deuxième tête de pont pour développer sa gamme de véhicules "low cost" aux portes de l'Europe.

Le PDG du constructeur automobile français Carlos Ghosn et le roi du Maroc Mohammed VI sont attendus pour l'occasion.

Pour le gouvernement marocain, le site doit permettre de développer une industrie automobile pour l'instant quasi inexistante dans le royaume (hormis l'usine de Somaca à Casablanca) et d'y attirer des sous-traitants pourvoyeurs d'emplois.

Rabat a déroulé le tapis rouge au groupe français, exonéré d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans et de taxes d'exportation. L'Etat marocain a aussi mis à disposition les infrastructures (autoroute et rail) et financé un centre de formation pour le personnel.

Son voisin algérien rêve de faire de même. Alger mène des discussions avec Renault pour qu'il implante une usine dans le pays et a fait savoir récemment que les deux parties sont sur le point de signer un protocole d'accord.

Pour Renault, l'usine est aussi d'un enjeu primordial. C'est sa première inauguration depuis celle de Curitiba, en 1998 au Brésil. Tanger, où le groupe a investi environ 1 milliard d'euros, est destiné à devenir un pôle central dans son développement.

Le terrain de 300 hectares se situe à 30 kilomètres du nouveau port de Tanger Med et à quelques encablures des côtes espagnoles. Dans un premier temps, entre 150.000 et 170.000 véhicules seront produits chaque année sur une ligne de montage, avec trois équipes se relayant.

Une seconde ligne est prévue à partir de 2013 pour faire monter la production annuelle à 340.000 unités, voire à 400.000 en travaillant des week-ends. Cela en ferait, en terme de capacité, l'équivalent des sites de Flins (Yvelines) ou de Douai (Nord) en France.

Lors du lancement du projet à l'automne 2007, M. Ghosn avait dit vouloir en faire l'usine "la plus compétitive" de l'alliance Renault-Nissan. Depuis, le partenaire japonais de Renault s'est retiré du projet, obligeant la Caisse des dépôts marocaine à prendre le relais.

Le chantier a aussi connu des déboires avec des pluies diluviennes qui l'ont paralysé pendant trois mois. Finalement, le groupe français a tenu les délais.

Le premier modèle à sortir des lignes sera le "Lodgy", un monospace de 5 à 7 places. Il sera commercialisé au printemps sous la marque Dacia (filiale roumaine de Renault) en Europe et dans le pourtour méditerranéen, et sous celle de Renault ailleurs. Suivront un petit utilitaire, puis un troisième modèle encore tenu secret.

Ces véhicules viendront compléter la gamme "low cost" du groupe, qui compte actuellement la petite berline Logan et ses dérivés, la Sandero et le 4x4 Duster. Actuellement fabriqués à Pitesti (Roumanie) pour l'Europe, ils pourront après 2013 être assemblés au Maroc.

Le constructeur compte asseoir sa position dominante sur le marché marocain, où il s'est vendu l'an dernier environ 120.000 véhicules et qui pourrait doubler, voire tripler dans les années à venir, selon ses prévisions.

Mais la grande majorité de la production de Tanger est destinée à l'export. Il y a cinq ans, M. Ghosn expliquait que 90% de la production du site serait dédiée au marché mondial et "pas seulement européen", et 10% "au marché marocain, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, voire de quelques pays d'Afrique".

Renault se garde bien de donner plus de détails sur la destination finale de ces véhicules et de la part qui sera vendue en Europe de l'Ouest et particulièrement en France.

Les syndicats français, eux, craignent une concurrence faite au monospace Scénic et à l'utilitaire Kangoo, fabriqués dans l'Hexagone.

 

Commentaires (4)

On ne force pas une entreprise a rester dans un pays

On ne force pas une entreprise a rester dans un pays, c est comme une femme ou un homme on ne l oblige pas a rester avec nous, dans les 2 cas il faut faire en sorte que la femme, l homme ou l entreprise s y sentes bien.
La France est de loin le pire endroit du monde pour une entreprise (cout du travail exorbitant, loi inadapte, irrespect de la part du personnel, greve a repetition, pression des syndicats,etc, etc, etc) je suis tres etonne qu il reste encore en 2012 des entreprises qui n ont pas encore eu la possibilite de partir et qui produisent encore en France.
A l avenir les seules entreprises qui produiront en France seront les entreprises finance par l etat (donc par les employes) comme c est deja tres souvent le cas, ses entreprises tellement heureuse de produire en france qu elles ferment a la minute ou la date inscrite sur le contrat de subvention qui les obliges a produire en France cessent, les Francais devront donc payer de plus en plus pour travailler, c est surnaturel comme malheureusement beaucoup de chose en France.

Renault Maroc

Rien n’est un hasard. Renault a eu des milliers des hectares gratuits offerts par le Maroc. Ensuite juste à coté il ya le gigantesque port Tanger-Med (premier d’Afrique je crois) pour l’export. Ensuite la position du Maroc le place à 5000 km de l’Amérique, Asie, Moyen-Orient et porte de l’Afrique qui ont plaidé pour ce projet au détriment de la Roumaine. Sans parler des syndicats corrompus, inefficace et infiltré par des pro-patrons.
Du pain béni pour Carlos Ghosn……

Maroc/Roumanie

"Actuellement fabriqués à Pitesti (Roumanie) pour l'Europe, ils pourront après 2013 être assemblés au Maroc."

Du coup, on se demande si les travailleurs roumains ne vont pas payer la facture. Les travailleurs marocains coutent moins chers que les roumains et ils ont moins de revendications.
C'est peut-être une bonne nouvelle pour le Maroc et une mauvaise pour la Roumanie. Monde cruel...

j'espère sincèrement que ça

j'espère sincèrement que ça apporterait plein de bienfaits indirects aux marocains: beaucoup de jeunes y sont très compétents mais les débouchés manquent cruellement, ce qui les poussent à s'exiler loin de leur famille au lieu de faire profiter leur pays de leurs talents...

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