Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Du neuf dans un nouveau monde"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Incertitudes autour de la politique économique de Trump

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"C'est parti pour le show"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Scénario catastrophe digne d'Holywood

En savoir plus

LE DÉBAT

Primaire de la gauche en France : l'ultime débat (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Primaire de la gauche en France : l'ultime débat (partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Gauche : quelle recomposition ?

En savoir plus

POLITIQUE

Trump président des États-Unis : le populisme au pouvoir

En savoir plus

L'opinion de
Caroline DE CAMARET

Caroline DE CAMARET
Rédactrice en chef Europe

Merkel, la malédiction présidentielle

Le 17-02-2012

Décidément, la chancelière n’a pas de chance avec ses présidents ! Cette fonction présidentielle - honorifique en Allemagne et censée incarner une autorité morale - a été souillée deux fois en l’espace de deux ans par la polémique.

En juillet 2010, la démission surprise du président Horst Köhler constituait un premier coup dur pour la chancelière. Les griefs à son encontre semblaient rétrospectivement assez anodins : il avait justifié les interventions de l’armée - la Bundeswehr - à l'étranger en expliquant qu'elles servaient aussi les intérêts économiques de son pays...

Prise de cours et embarrassée par cette chaise vide, Angela Merkel avait alors mouillé la chemise pour faire élire son poulain, un certain Christian Wulff. Mais, contre toute tradition, il lui avait fallu trois tours de scrutin pour remporter le morceau, les grands électeurs en profitant pour montrer leur mécontentement à l'égard de la chancelière et de sa coalition de centre droit !

Et patatras, voilà que le président favori d’Angela vient d’être pris la main dans le sac de pratiques et de propos douteux. Les médias allemands l'accusent depuis mi-décembre d'avoir tenté d'étouffer une affaire de crédit privé obtenu auprès de la femme d'un ami industriel, alors qu'il était chef du gouvernement de Basse-Saxe. Il avait fait pression sur le quotidien Bild Zeitung, qui avait mis le nez dans ses comptes. Depuis, il ne s'est pas passé une semaine sans qu'éclate une nouvelle affaire du même genre, telle qu'une ristourne inopportune sur une voiture de location…

Alors que l’Allemagne, économie dominante de la zone euro, entend donner des leçons de bonne gestion et de vertus civiques à toute l’Europe, à commencer par la Grèce, l’exemple donné à la tête de l’État fait franchement désordre.

Exit Wulff donc. Reste à trouver le "Monsieur Propre" qui terminera son mandat sans casse !

COMMENTAIRE(S)