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EUROPE

Le gouvernement grec approuve le nouveau plan d'austérité

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/02/2012

Le gouvernement grec a approuvé, dans la nuit de vendredi à samedi, les nouvelles mesures de rigueur exigées par l'Union européenne et le FMI, alors qu'une grève générale contre l'austérité secoue le pays. Vendredi, six ministres ont démissionné.

AFP - Le gouvernement de coalition grec a approuvé le plan d'austérité exigé par l'UE et le FMI pour débloquer une nouvelle aide à la Grèce lui permettant d'éviter un défaut de paiement en mars, a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi le bureau du Premier Ministre.

"Il y a eu une approbation unanime" de l'accord qui sauvera la Grèce d'un défaut désordonné en mars, a précisé à l'AFP le bureau du Premier Ministre Lucas Papademos.

"Lucas Papademos procèdera à un remaniement ministériel dès lundi"
L'agence semi-officielle Athens News Agency (ANA) a indiqué que l'accord a été soumis au parlement pour qu'il se prononce dimanche par un vote, mais les porte-parole du gouvernement n'ont pas pu être joints pour confirmer cette information.

Lucas Papademos avait mis en garde vendredi contre un risque de "chaos incontrôlé" en Grèce sans accord sur le plan d'austérité, après la démission de six ministres opposés aux mesures de rigueur exigées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international qui tentent d'empêcher la faillite du pays.

L'avertissement solennel de M. Papademos a été lancé en conseil des ministres, au soir d'une première journée de grève générale dans le pays, émaillée de violences en marge des manifestations qui protestaient contre la rigueur imposée par les créanciers du pays.

Sans vote au parlement en faveur d'un programme économique de rigueur drastique, la
Une banderole géante sur l’Acropole contre la "dictature" de l’Europe

Des militants du front communiste syndical grec Pame ont déployé samedi matin sur l'Acropole d'Athènes deux banderoles géantes dénonçant "la dictature du monopole" de l'Union européenne (UE) envers la Grèce qui doit adopter ce week-end un nouveau plan d'austérité pour éviter la faillite, a constaté une photographe de l'AFP.

"A bas la dictature du monopole de l'UE", proclament en grec et en anglais les banderoles déployées sur le muret de pierre extérieur du rocher, au pied du Parthénon.

Coutumier des opérations coup de poing et médiatiques, le Pame a déjà par trois fois déployé des banderoles sur l'Acropole, la dernière en juin avant le vote d'une précédente cure d'austérité en Grèce.

Grèce n'a aucune chance de recevoir le premier centime d'une aide de 130 milliards d'euros préparée par l'UE et le FMI pour lui éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars lorsqu'il devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros.

Ce vote, explicitement demandé par les bailleurs de fonds, doit marquer l'acceptation des Grecs des réformes d'assainissement demandées en plus de l'engagement écrit des chefs des partis politiques, car le programme de prêt doit s'étaler jusqu'en 2015, loin au delà de la durée de vie prévisible de l'actuel gouvernement.

Un accord sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce par l'UE et le FMI avait été atteint dans la semaine, selon M. Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le parti d'extrême-droite Laos, s'est retiré du gouvernement vendredi pour protester contre les mesures projetées.

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d'aide de 171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.

Le retrait du soutien du parti d'extrême droite grec Laos au programme d'austérité avait ajouté jeudi un peu de confusion dans un pays qui n'en n'avait guère besoin, alors que les manifestations se sont soldées par une dizaine de blessés dont 8 policiers.

Alors que les quatre ministres d'extrême droite du gouvernement ont présenté leur démission vendredi soir, ainsi qu'une ministre socialiste -qui s'ajoute à un autre départ en début de semaine- le Premier ministre avait souligné que "quiconque était en désaccord avec le plan de rigueur ne pouvait rester au gouvernement".

Même sans le Laos, qui ne compte que 16 députés, M. Papademos disposera encore d'une majorité pour faire voter ce plan, mais le risque est grand que la coalition continue à tanguer.

En marge d'une manifestation qui a réuni place Syntagma au centre d'Athènes, quelque 7.000 personnes, la police a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes à des jets de pierres et de cocktails Molotov d'un groupe de manifestants. Une manifestation séparée réunissant quelque 10.000 militants communistes du Front des travailleurs Pame à Athènes, s'est déroulée dans le calme et la discipline.

Comme en juin et octobre 2011, le centre d'Athènes a été paralysé par les débrayages dans les transports en commun et le fonctionnement au ralenti des services publics, les deux principaux syndicats du pays ayant appelé à une grève générale de 48 heures qui se poursuivra samedi.

Quelque 2.000 ouvriers des chantiers navals et dockers ont manifesté aussi au port du Pirée, où la grève bloquait les bateaux à quai.

La riposte syndicale a été lancée dès l'annonce jeudi d'un accord des partis gouvernementaux sur le train de mesures exigé par les bailleurs de fonds.

Les mesures prévues, dont une réduction de 22% du salaire minimum dans le cadre d'une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l'année de 15.000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite, "vont être le tombeau de la société grecque", ont dénoncé les syndicats, déniant au gouvernement toute "légitimité pour les imposer".

Mais la véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche, quand les contestataires de tous bords sont appelés à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan d'austérité.

Face à cette échéance cruciale, le Premier ministre a prévenu que la Grèce se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".

"Je suis pleinement conscient que ce que vous devez décidez est douloureux", a ajouté M. Papademos à l'adresse des responsables politiques, toutefois "la faillite de la Grèce n'est pas une option que nous pouvons nous permettre".

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles" a-t-il prédit.

M. Papademos a également annoncé que la Grèce révisait à 19 milliards d'euros, au lieu de 50 milliards, les gains attendus de son programme de privatisations devant intervenir d'ici 2015, tablant cependant sur un retour à la croissance en 2013.

Première publication : 11/02/2012

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