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FRANCE

Le maire de Villejuif célèbre symboliquement le premier mariage gay d’Île-de-France

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/02/2012

Le premier mariage gay d'Ile-de-France a été célébré, ce samedi, à la mairie de Villejuif. L’élu communiste de la ville a procédé à une cérémonie symbolique, sans validité juridique, pour unir deux homosexuels pacsés depuis dix ans.

AFP - Le maire communiste de Villejuif (Val-de-Marne) a célébré samedi matin le premier "mariage" gay en Ile-de-France en procédant à l'union "symbolique" et "militante" de deux hommes pacsés depuis dix ans, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce mariage symbolique n'a aucune valeur juridique et ne sera pas inscrit au registre d'état civil, a précisé la mairie.

Dans la salle des mariages de l'hôtel-de-ville, Claudine Cordillot, maire (PCF) de la commune, a uni Alexis Cortijos, 42 ans, et Fabrice Lesté, 40 ans devant environ 250 personnes.

L'élue a néanmoins procédé comme lors d'une cérémonie authentique, avec échange des anneaux, remise des actes de mariage et d'un livret de famille pour que le couple affirme son "droit à la parentalité".

"Nous voulions un mariage symbolique", a confié Alexis Cortijos, afin d'éviter que la procédure soit "invalidée" comme à Bègles (Gironde) en 2004.

A l'époque, le maire écologiste, Noël Mamère, avait célébré le seul mariage gay en France, qui avait finalement été annulé par la justice.

"C'est un acte militant. Nous voulons montrer à une certaine droite que des gens ont envie de faire avancer les choses", a souligné Alexis Cortijos, faisant référence au propos de Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré défavorable au mariage des couples homosexuels.

En novembre, le maire communiste de Cabestany (Pyrénées-Orientales) avait symboliquement "marié" deux hommes pour placer cette thématique au coeur de la campagne présidentielle. L'union n'avait cependant pas été inscrite à l'état-civil.

La présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) et candidate à l'Elysée Christine Boutin avait alors dénoncé une "provocation" tandis que la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, avait jugé qu'il ne s'agissait pas de "la meilleure façon de faire avancer la cause".

En janvier 2011, le Conseil constitutionnel a rappelé que "selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme" et a laissé au législateur le soin de modifier ou non la loi.
 

Première publication : 11/02/2012

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