Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Louis : la mort en 15 secondes

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

  • Les éliminatoires de la CAN-2015 perturbées par le virus Ebola

    En savoir plus

  • Le "convoi humanitaire" russe est passé en territoire ukrainien

    En savoir plus

  • Irak : une trentaine de morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

  • Yémen : "Si la transition est abandonnée, alors le pays se disloquera"

    En savoir plus

  • Mélenchon prend du recul mais ne quitte pas la vie politique

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • Duel Manaudou-Gilot sur 100 m, point d’orgue de l'Euro-2014 des Bleus

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

EUROPE

Ouverture au Parlement du débat sur le nouveau plan de rigueur

Vidéo par Alexia KEFALAS

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/02/2012

Le débat au Parlement sur la nouvelle cure d'austérité a débuté ce dimanche. Un vote favorable permettrait d'obtenir le soutien financier des pays partenaires et d'éviter le "chaos économique", selon le Premier ministre Lucas Papadémos.

AFP - Le parlement grec a ouvert dimanche le débat sur le nouveau programme d'austérité dont l'UE et le FMI exigent l'adoption dans la nuit, en dépit d'une fronde politique et sociale qui doit s'exprimer par une manifestation dans le centre d'Athènes en fin d'après-midi.

Le débat, qui doit se conclure par un vote peu après minuit heure locale (22H00 GMT), en vertu d'une procédure d'urgence d'emblée dénoncée par l'opposition de gauche, a été ouvert à 14H20 (12H20 GMT) par le président du parlement, Philippos Petsalnikos, qui a souligné que le moment était "crucial".

25 000 manifestants dans le centre d'Athènes

La police grecque a fait usage dimanche de gaz lacrymogène contre des manifestants massés devant le Parlement à Athènes où doit être voté dans la soirée un nouveau plan d'austérité imposé par l'UE et le FMI, a constaté un journaliste de l'AFP.

A 18H00 heure locale (16H00 GMT), la police recensait 25.000 personnes dans le centre d'Athènes, qu'elle a fermé à la circulation.

Un groupe de manifestants massés devant le Parlement a fait pression sur l'important cordon policier disposé autour du bâtiment et la police a aussitôt riposté en tirant du gaz lacrymogène.

l a auparavant fait prêter serment aux suppléants de trois députés socialistes démissionnaires pour leur opposition au train de mesures, et rejoint dimanche par un quatrième parlementaire, conservateur.

Le porte-parole du groupe socialiste, Christos Protoppapas, a réclamé "le plus de oui possible" pour "adresser à l'Europe le message" selon lequel "les Grecs sont en mesure" d'oeuvrer au sauvetage du pays.

Dans un discours télévisé solennel à la nation, le Premier ministre Lucas Papademos avait averti samedi que la Grèce, au bord de la faillite, jouerait sur ce vote sa survie financière et son maintien dans l'euro, pour empêcher le "chaos".

Le parlement, où le gouvernement de coalition socialiste-conservateur dispose en principe de 236 voix sur 300, devra assumer une "responsabilité historique" en avalisant des "sacrifices douloureux", a-t-il lancé, résumant le dilemme imposé aux Grecs par leurs bailleurs de fonds.

Sans cet aval, la Grèce n'a aucune chance de recevoir le moindre centime d'aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l'échéance de créances de 14,5 milliards d'euros.

Quelque 3.000 policiers ont par ailleurs commencé à se déployer dans le centre-ville pour sécuriser les rassemblements syndicaux et de gauche prévus contre le plan.

Les organisateurs espérant orchestrer, à partir de 15H00 GMT, un encerclement du parlement, les accès au bâtiment étaient progressivement bouclés, tandis que les stations de métro proches ont été fermées.

Les dirigeants socialiste, Georges Papandréou, et conservateur, Antonis Samaras, ont prévenu leurs députés que tout écart vaudrait exclusion, au cours de réunions samedi de leurs groupes parlementaires.

Au vu de la sévérité de la cure prescrite qui, entre autres, ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé censée redonner de la compétitivité au pays, les dissidents déclarés ou présumés atteignaient toutefois une dizaine dans chacun des partis gouvernementaux, selon le comptage des médias.

Pas de quoi augurer d'un rejet, mais le représentant des créanciers privés, Charles Dallara, n'en a pas moins lancé un appel à ne pas jouer avec le feu, dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.

Les députés grecs "doivent comprendre ce qui est en jeu et reconnaître qu'au-delà de la rigueur (...) il y a des profits nombreux et tangibles" à attendre, a-t-il affirmé.

L'adoption du projet de loi est requise par la zone euro pour permettre à la fois le renflouement de la Grèce par des prêts publics de 130 milliards et son désendettement via l'effacement de 100 milliards de créances détenues par banques et fonds.

La Grèce "à l'heure du jugement", titrait Kathimérini, tandis que To Vima (centre-gauche) estimait que le pays était secoué par un "séisme" mettant "politique, économie et société en morceaux".

Syndicats et gauche communiste et radicale sont de fait résolus à faire tonner le "non" de la rue, les premiers dénonçant un plan "tombeau de la société", les seconds réclamant des élections immédiates et jugeant que la Grèce n'a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de le lâcher.

Entravée par le débrayage des transports, la mobilisation à l'occasion des manifestations, qui ont rassemblé jusqu'à 20.000 personnes en marge de grèves générales mardi, puis vendredi et samedi, était en retrait sur celle des grands sursauts de contestation qui avaient regroupé de 50.000 à 100.000 personnes sur la place Syntagma, en juin et octobre.

Les députés devront se prononcer pour un texte qui prévoit notamment un abaissement de 22% du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois, la suppression dans l'année de 15.000 emplois publics et de nouvelles coupes dans certaines retraites.

Le vote portera aussi sur les modalités du programme d'échange d'obligations avec les créanciers privés pour réduire la dette souveraine à 120% du PIB d'ici à 2020, ainsi que sur le schéma de recapitalisation des banques grecques.

L'accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s'est vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement : deux socialistes et quatre cadres de la formation d'extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.

Le Laos a appelé ses 16 députés à voter non, accusés par ses ex-partenaires de vouloir ainsi tirer son épingle du jeu en vue des élections législatives anticipées prévues pour le printemps.

Première publication : 11/02/2012

  • GRÈCE

    Le gouvernement grec approuve le nouveau plan d'austérité

    En savoir plus

  • GRÈCE

    Plusieurs démissions au sein du gouvernement pour dénoncer l'austérité

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Grèce : baisser les salaires, une approche contre-productive ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)