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Culture

Un Grammy Award pour les rockeurs de Tinariwen, conteurs des rébellions touareg

©

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 14/02/2012

Les rockeurs touareg maliens de Tinariwen ont remporté le prix du meilleur album "Musique du monde" aux Grammy Awards. Une récompense qui intervient au moment où des milliers de personnes fuient les combats qui reprennent au Nord-Mali.

Le groupe de rock Tinariwen, dont les membres vivent dans le nord du Mali, a remporté dimanche soir aux Grammy Awards le prix du meilleur album dans la catégorie "Musique du monde" pour son disque “Tassili” (Anti- Records/août 2011). Le groupe, qui fête cette année ses 30 ans d’existence, chante en tamasheq (la langue touareg) au son des guitares électriques.

"Les Tinariwen sont les passeurs d’une histoire qui n’est pas connue hors du Sahara, les porte-drapeau d’une culture", explique Arnaud Contreras, documentariste, producteur à France Culture et ami des Tinariwen. Dans leur musique, ces musiciens racontent l’histoire des rébellions touareg depuis 1963, et l’errance qui en a découlé. Le groupe a commencé par se produire dans les fêtes et les mariages du Sahel. Peu à peu, il a travaillé son style, apportant des touches de modernité dans la tradition. Et depuis quelques années, il a acquis une notoriété internationale, se produit sur les plus grandes scènes du monde et joue de fait un rôle dans la reconnaissance culturelle du peuple touareg.

Pour Arnaud Contreras, la victoire du groupe aux Grammy Awards "permet d’installer la musique saharienne contemporaine et va faire découvrir d’autres groupes comme Tamikrest, Terakaft ou Bombino". Mais c’est aussi "une opportunité de parler de la situation des réfugiés du Nord-Mali" alors que, depuis le 17 janvier, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres rebelles, dont des combattants rentrés de Libye, ont lancé une vaste offensive dans cette région du pays.

"Nous sommes réfugiés dans la nature"

Les appels à un cessez-le-feu entre les rebelles touareg et l’armée du Mali sont pour l’instant restés lettre morte. Les affrontements ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir. Les membres de Tinariwen, conteurs des anciennes rébellions touareg, ne sont pas épargnés. Le 8 février, ils postaient le message suivant sur leur page Facebook : “Bonjour tout le monde, quelques temps après que la rébellion a éclaté la semaine dernière, beaucoup d’entre nous ont fui les villages pour éviter les combats entre les rebelles et l’armée malienne. Nous sommes réfugiés ici dans la nature, depuis quelques jours, avec des femmes, des enfants et des vieilles personnes (...). Continuez de nous soutenir. Nous souhaitons de tout cœur que les choses s’arrangent.”

Plus de 50 000 personnes auraient trouvé refuge dans les pays voisins et dans des campements de fortune en territoire malien. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), “au moins 30 000 personnes sont déplacées au Mali et vivent dans des conditions extrêmement difficiles”. Le Niger a accueilli quelque 10 000 réfugiés, la Mauritanie 9 000 et le Burkina Faso 3 000 (8 000 selon le gouvernement burkinabè). Le Croissant-Rouge algérien indique pour sa part que l’Algérie se tient prête à faire face à un éventuel afflux “massif” de réfugiés touareg. En plus des combats, les Touaregs et autres personnes à la peau claire vivant au Mali sont victimes d'actes de xénophobie de la part des femmes de soldats et autres Maliens qui dénoncent la gestion de la crise par le pouvoir du président Amadou Toumani Touré.

L’impasse actuelle fait craindre un désastre humanitaire dans le Sahel qui se trouve cette année encore sous la menace d’une famine. Le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU a commencé à acheminer de l’aide aux réfugiés. Le CICR a pour sa part lancé un appel aux dons, tout comme l’association Tamoudré qui œuvre depuis longtemps pour les populations du nord du Mali.

© Arnaud Contreras / www.arnaudcontreras.com

Le groupe doit se produire en Algérie entre les 14 et 16 février 2012 au Festival des arts de l'Ahaggar.

(Photo haut de page : © Marie Planeille)

Première publication : 13/02/2012

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