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Amériques

L'opposition se choisit un candidat unique pour affronter Chavez à la présidentielle

Vidéo par Shirli SITBON , Catherine VIETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/02/2012

Au terme de primaires inédites au Venezuela, l'opposition a désigné le gouverneur Henrique Capriles (centre-gauche) comme candidat unique pour défier le chef de l'État sortant Hugo Chavez à la présidentielle d'octobre.

AFP - L'opposition vénézuélienne a désigné Henrique Capriles comme son candidat unique pour affronter Hugo Chavez à l'élection présidentielle d'octobre, dimanche lors de primaires ouvertes et inédites.

Le gouverneur Henrique Capriles (centre-gauche) a recueilli 1,8 million de voix, soit 95% des suffrages, selon les résultats officiels publiés dans la soirée par la commission électorale de la Table de l'unité démocratique (MUD), coalition d'opposition à l'origine de l'initiative.

Il devance un autre gouverneur, Pablo Perez, qui a obtenu 867.000 voix, a précisé Teresa Albanes, directrice de la commission électorale.

Toutes les enquêtes d'opinion avant le scrutin accordaient une confortable avance à M. Capriles (centre-gauche), avocat célibataire âgé 39 ans et gouverneur de l'Etat de Miranda (nord), deuxième Etat le plus peuplé et le plus riche du pays.

Il était suivi dans les sondages par Pablo Perez (soutenu par les vieux partis traditionnels), 42 ans, loin devant la député Maria Corina Machado (libérale), l'ex ambassadeur Diego Arria (conservateur) et le syndicaliste Pablo Medina (gauche).

Pour la première fois, l'opposition vénézuélienne, traditionnellement désunie, avait organisé des primaires pour désigner son poulain face au président sortant et candidat à un troisième mandat, le 7 octobre.

La majorité des 3.700 bureaux de vote avaient fermé leurs portes vers 17H00 locales (21H30 GMT), une heure plus tard que prévu, afin de faire face à l'affluence d'électeurs.

Selon Mme Albanes, 2,9 millions de personnes se sont déplacées pour voter lors de cette journée électorale qui s'est déroulée sans incident sous la surveillance de milliers de militaires.

"Ca ressemblait plus à une élection nationale qu'à des primaires", a commenté Mme Albanes.

Les analystes avaient estimé qu'une participation de 10% des 18 millions d'électeurs vénézuéliens à ce vote ouvert à tous, au cours duquel devaient également être désignés des candidats uniques de l'opposition aux élections locales, constituerait un bon score.

"Que personne ne reste sans voter, que personne ne prenne de décision pour nous. Aujourd'hui, nous élisons celui qui sera le prochain président du Venezuela", avait déclaré M. Capriles après avoir voté, dans un bureau de Caracas.

Mme Albanes avait rappelé de son côté que le scrutin était "secret" et qu'il n'y avait "pas de moyen technologique ou manuel" de savoir qui avait voté et pour qui. Les listes d'émargements seront en outre détruites dans les 48 heures.

En 2004, le gouvernement avait rendu publique la liste des signataires à une demande de référendum révocatoire contre le président Chavez, provoquant une série de représailles administratives et professionnelles.

Sans s'en prendre frontalement à M. Chavez, les deux candidats favoris avaient défendu leur volonté d'en terminer avec l'ultra-polarisation du pays, encouragée par le président sortant, entre chavistes et anti-chavistes.

MM. Capriles et Perez avaient également tenté de s'attirer les grâces des couches populaires, généralement acquises à Hugo Chavez qui multiplie les programmes sociaux, en faisant de la lutte contre la pauvreté leurs principaux thèmes de campagne, dans un galop d'essai pour la campagne présidentielle des mois à venir.

Favori des sondages pour la présidentielle, Hugo Chavez a indiqué qu'il lui était "égal" d'affronter l'un ou l'autre de ses opposants, et a promis de rester au pouvoir jusqu'en 2031.

 

Première publication : 13/02/2012

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