Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

François Fillon impassible face à la détresse des aide-soignantes

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Guillaume Gomez, l’autre chef de l’Élysée

En savoir plus

TECH 24

Bienvenue à Netflixland! Dans le QG du roi du streaming, à Los Gatos, en Californie

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Élection présidentielle : le désarroi des électeurs

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

FOCUS

France : rencontre avec ces catholiques de droite, fidèles coûte que coûte à Fillon

En savoir plus

#ActuElles

L’exploit de Zulala Hashemi, finaliste de "Nouvelle Star" en Afghanistan

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Abdellah Taïa, écrivain, marocain, gay et musulman

En savoir plus

Economie

Pour Moody's, la crise de la zone euro menace aussi le Royaume-Uni

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 14/02/2012

En mettant le triple A britannique sous surveillance négative, Moody's devient la première agence de notation à s'attaquer à l'image de stabilité du Royaume-Uni.

La massue Moody’s a frappé, ce mardi 14 février, neuf pays européens, dont trois qui bénéficient encore du précieux triple A délivré par l’agence de notation américaine. La France, l’Autriche et le Royaume-Uni - tous bénéficiaires de la plus haute note - sont dorénavant placés sous surveillance négative tandis que six autres États, dont l’Espagne et le Portugal, ont vu leur note dégradée.

“Le plus important dans l’annonce de Moody’s est l’évolution de la position d’une agence de notation par rapport au Royaume-Uni”, souligne Christophe Blot, spécialiste de l’économie européenne à l’Observatoire français des conjonctures économique (OFCE).

Car, contrairement à ses voisins européens, Londres a longtemps bénéficié de la bienveillance des agences de notation. Le 13 janvier, Standard & Poor’s, par exemple, s’était bien gardé de toucher à la note du Royaume-Uni alors qu’elle dégradait celles de neuf pays de la zone euro, dont la France. Un traitement de faveur dû à la souveraineté monétaire dont dispose le pays. À l’inverse de Paris ou Vienne, Londres peut en effet compter sur sa Banque centrale pour injecter de l’argent frais dans son économie. Conformément aux traités, la Banque centrale européenne (BCE) n’est, elle, pas en mesure de faire fonctionner la planche à billets pour un État qui aurait besoin d’être refinancé.

Londres et Paris, même combat budgétaire

“Dorénavant, l’une des agences reconnaît que la bonne santé de l’économie britannique dépend de la stabilité de la zone euro”, observe Christophe Blot. Plus précisément, Moody’s explique que “même si le Royaume-Uni est en dehors de la zone euro, ses liens commerciaux et financiers avec les États utilisant la monnaie unique fait peser un risque sur sa croissance”.

Il s’agit donc d’une première. Jamais depuis la crise de la dette qui affecte le Vieux Continent Moody’s n’avait mis le Royaume-Uni et la France sur un même pied d’égalité. “Les deux pays sont, aux yeux de l’agence de notation, dans une situation fiscale et budgétaire similaire qui les place ensemble dans le lot des États bénéficiant du triple A les plus fragiles”, juge Christophe Blot. Conséquence : Londres est prié de faire preuve du même rigorisme les États de la zone euro en butte à un problème de dette souveraine.

Déjà soumis à des mesures d’austérité drastiques depuis l’arrivée au pouvoir du conservateur David Cameron en mai 2010, le Royaume-Uni devrait, selon les préconisations de Moody’s, se serrer la ceinture budgétaire pendant “au moins deux ans pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits”.

Première publication : 14/02/2012

  • ZONE EURO

    Une accalmie économique en trompe-l'œil

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Un rapport qui bouscule le mythe du modèle allemand

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    "Les banques françaises sanctionnées par Moody’s sont trop exposées à la dette italienne"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)