Dernière modification : 17/02/2012 

- Conseil national de transition libyen - Libye


Un an après la révolution, la difficile renaissance de la Libye

Si la fin du régime de Mouammar Kadhafi a conforté l’élan démocratique qui a soufflé sur la Libye l’année dernière, le pays, confronté à la prolifération d’armes et à l’absence d’une autorité centrale, peine à trouver la voie de la stabilité.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Charlotte BOITIAUX (texte)
 

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Une année après le début des manifestations qui ont abouti à la chute du régime de Mouammar Kadhafi, la transition démocratique libyenne connaît des heures difficiles. Le Conseil national de transition (CNT), chargé de l’exécutif du pays jusqu’à la tenue d’élections législatives en juin 2012, peine à instaurer une paix durable dans le pays. Pis, en trois jours à peine, le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Rahim Al-Kib, a subi, au mois de janvier, trois revers considérables.

Le samedi 21 janvier 2012, le siège du CNT à Benghazi est saccagé par des manifestants furieux de la lenteur de la transition démocratique. Un incident qui entraîne le lendemain la démission de son vice-président Abdel Hafiz Ghoga, déjà victime d’une agression la veille. Le lundi suivant, nouvelle déconvenue : la ville de Bani Walid - qui était tombée aux mains de la rébellion quelques jours seulement avant la mort de l'ex-Guide libyen - passe à nouveau sous le contrôle de partisans pro-Kadhafi.

Trois déboires militaro-diplomatiques qui mettent en lumière l’impuissance du CNT à mener le pays dans la voie de la stabilité, estime Patrick Haimzadeh*, ancien diplomate de France à Tripoli de 2001 à 2004.

L’échec d’une réconciliation nationale

La Syrie reste clairement dans les esprits de beaucoup de personnes à Benghazi
Marine Olivesi, envoyée spéciale FRANCE 24 à Benghazi

"Le CNT est principalement reconnu par la communauté internationale et non par le peuple libyen", analyse le diplomate. "De plus, c’est une institution sans bras armée, sans police, sans réelle administration. De fait, leur autorité est considérablement réduite et leur pouvoir assez limité. Beaucoup de Libyens n’ont pas prêté allégeance à cette instance opaque, basée sur le clientélisme et qui n’a pas fait grand-chose pour la cause libyenne", continue Patrick Haimzadeh.

Même si le CNT semble prendre au sérieux les récentes révoltes populaires - son président Moustapha Abdeljalil a appelé le peuple à lui laisser le temps de "conduire les réformes" -, il n’en reste pas moins incapable de mettre en place une réconciliation nationale dans un pays profondément divisé entre de nombreux clans tribaux (les Warfalla, les Zintan, les Misrati, etc.). Pis, les autorités semblent impuissantes à dissoudre ces milices armées qui font la loi depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

"L’un des principaux problèmes de la Libye reste la présence de ces miliciens qui se sont autonomisés dans différentes régions. Par exemple, certains se sont installés dans d’anciens bâtiments officiels, tiennent des barrages, dressent des check-points, régissent des prisons, torturent les anciens apparatchiks du régime… Ils ont leurs propres règles", explique Patrick Haimzadeh tout en précisant que ces combattants ne déposeront les armes qu’en échange d’une place de choix dans le nouveau régime:

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"Tant qu'un équilibre entre tribus et pouvoir central n'aura pas été trouvé, les miliciens menaceront la paix sociale et l’unité du pays."

Des dizaines de milliers d’armes en circulation

Alors que le pays devrait entamer sa phase de reconstruction, La Libye flirte donc plutôt avec le spectre d’une nouvelle guerre civile. Une crainte alimentée par la prolifération de dizaines de milliers d’armes lourdes (missiles sol-air, lance-roquettes, etc.), héritage de huit mois de conflit, qui menace de surcroît tous les pays de l’Afrique du Nord.

"Depuis le mois d’octobre, je constate qu'il y a toujours plus de morts, toujours plus d’affrontements. La Libye se retrouve dans une phase de règlements de compte et d’épuration", déplore Patrick Haimzadeh. Avant d’asséner : "Tous les ingrédients sont réunis pour que la situation actuelle perdure, le sang appelle le sang, la violence appelle la violence."

L'ONU s'inquiète elle aussi des graves problèmes de sécurité que connaît la Libye. "L’ancien régime a été renversé mais la dure réalité est que le peuple continue de vivre avec l’héritage d’institutions étatiques faibles voire absentes. L’absence d’organisations de la société civile rend la transition du pays difficile", déclarait le 25 janvier Ian Martin, le chef de la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul).

Des élections compromises ?

Plus optimiste, Barak Barfi, chercheur à la New America Fondation, à Washington DC, considère qu’en dépit de toutes ces difficultés, l’émergence d’un nouvel État libyen n’est pas une chimère. "Beaucoup de personnes ce concentrent sur les aspects négatifs mais l'État libyen n'avait pas vingt ans lorsque Mouammar Kadhafi a pris le pouvoir. Quarante-deux ans ont passé. La Libye n’a jamais eu d’expérience démocratique. Aujourd’hui, les Libyens commencent juste à bâtir des partis politiques, c’est un progrès", souligne-t-il.

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Reste que dans ce contexte politique extrêmement fragile, où "l’intérêt local prime sur l’intérêt général", la tenue d’élections législatives en bonne et due forme au mois de juin 2012 s’apparente à une véritable gageure. La Libye n’ayant de surcroît aucune culture politique.

"Je pense que ces élections seront repoussées", pronostique Patrick Haimzadeh. "Soyons honnêtes, est-ce que les membres du CNT ont vraiment intérêt à organiser des élections ? Ils ont de l’argent [provenant des activités pétrolières du pays, ndlr], ils ont l’appui de la communauté internationale, et ils ont, malgré tout, les rênes du pays entre les mains", développe le spécialiste. Avant de conclure avec une pointe de cynisme : "C’est une situation agréable que peu voudraient laisser filer…"

*Au cœur de la Libye de Kadhafi, édition Lattès, 2011

Commentaires (11)

anarchie ami du petrole

Pour faire aujoud'hui le poin sur l'anarchie que vie la lybie pays prospere hier une paie sans dementie et pour finir voila comment le monde au commendement de sarkozi et cameron dirigent le mon par des bandes armees,la violence a tout egare torture de toute sorte on ne parle plus et on ne se pleind plus des populations qui subissent des outrages abominable france 24 a ferme la bouche mais meme si on cache la maladie ,on ne poura pas cacher les pleurs du deuille.retener cela toi qui ne publi jamais mes messages tu le paieras.

Un an après la révolution, la difficile renaissance de la Libye

C est toujours plus facile de detruire un pays que de le construire ou le reconstruire...le pauvre petit citoyen paye la note d la reconstruction et les riches vont s enrichir avec la reconstruction de la Libye...La democratie avec la Charia comme constitution...des reves en couleur

Il n'y a pas de democratie

Il n'y a pas de democratie quand les gens confondent la tribu avec la nation quand les gens confondent l'ethnie avec la nation...certains peuples sont immatures pour la democratie,premierement les arabes et les africains.car on ne sait pas voter un programme on sait voter l'ethnie et la tribu..puisuqe tel est mon frere je le vote voila les criteres et regulierement cesont les presidents issus des ethnies majoritaires qi gagnent pas parcequ'il propose qeulque chose de serieux...juste sa fibre tribale ou ethnique fait la diffrence...la libye meme ds 100 ans sera jamais democratique actuellement il faut une nouvelle dictature pour former le peuple a la culture democratique.Les occidentaux ont la culture de la nation mais en afrique c'est la culture de la tribu de l'ethinie qui prime...La nation n'existant que sur papier.

17 fevrier

17 FEVRIER ....C'est l'heure du bilan, (c'est de circonstance) de la révolution libyenne aujourd'hui... et vous savez quoi ?

Pas un mot dans la presse écrite.. Libération a préféré parler des "Guerriers de la révolution syriennes", le Parisien, le Figaro, l'Humanité, ou même encore l'Herald Tribune... rien..même pas un petit encadré...

On est loin de l'hystérie médiatique durant le conflit libyen... Profil bas aujourd'hui....
Quand on compare les titres des "anniversaires" des autres révolutions arabes, et les articles de synthèse, pour la Libye ...on peut se demander s'il s'est vraiment passer quelque chose en Libye...
Non, en fait c'est vrai, y a pas de quoi être fiers du bilan...

les pouvoirs en afrique

la libye tout comme d'autre pays africain doit tirer des leçons.aujourd'hui les régimes éternels doivent disparaitre.les dictateurs n'ont plus place.le développement de l'afrique ne peut se faire sans une réelle démocratie.1-la limitation du mandat présidentiel,.les élections qui se gagnent d'avance .c'est pourquoi nous jeunes africains de toute les nations confondus .nous souhaitons pour l intérêt de l afrique que les français accordent au président Nicolas sarkosy un 2e mandat afin qu'il continue son oeuvre .

les pouvoirs en afrique

la libye tout comme d'autre pays africain doit tirer des leçons.aujourd'hui les régimes éternels doivent disparaitre.les dictateurs n'ont plus place.le développement de l'afrique ne peut se faire sans une réelle démocratie.1-la limitation du mandat présidentiel,.les élections qui se gagnent d'avance .c'est pourquoi nous jeunes africains de toute les nations confondus .nous souhaitons pour l intérêt de l afrique que les français accordent au président Nicolas sarkosy un 2e mandat afin qu'il continue son oeuvre .

Révolution? mon oeil!

J'avais prédit que le coup d'Etat de l'OTAN débouchera sur une Lybie divisée et une république de Benghazi car seul les traitres de cette ville célèbrent la prétendue révolution.Le seul gain de l'Otan dans cette affaire serait le pétrole lybien, mais puisque la résistance armée commence à bombarder les pétroliers italiens autant dire que de sombres jours attendent le CNT et leurs soutiens occidentaux.

Merci qui?

un an après la libye quémande l'aide alimentaire internationale, le pays est pongé dans insécurité totale, les bandes rivales et meurtrières son omniprésentes et les atteintes aux droits de l'homme systématiques!!! Merci qui?

aujourd'hui la qestion c'est

aujourd'hui la qestion c'est celle-ci comment reunifier les fctions sans faire du kadhafisme c'est a dire la dictature...une nouvelle dictature s'impose a libye pour restaurer l'autorite de l'etat...aujourd'hui c'est pas la liberte mais le libertinage,on se defoule on porte l'arme sans permission on peut tuer mettre ds gens dan sa prison personnelle...on tire en l'air partout en desordre...on chante ouh kadhafi nous avait trop etouffes on est libre...vive la liberte.la libye etait un etat sous kadhafi aujourd'hui c'est devenu le pays des gangs.des maffieux.comment restaurer l'autorite de l'etat sans faire des centaines de milliers de morts et quelle armee va-t-elle faire,puisq'a l'axeception des gangs y a plus d'armee?Ramener le fils de kadhafi au pouvoir fera plus du bien a la lybie ne pas se voiler la face...Le VIVE BENGAZHI etait un vrai fiasco

Un peu de serieux

France 24 et RFI tentent de nous faire croire que ce qui c'est passer en Libye est une révolution. C'est UNE RÉBELLION.
L'objectif est de travestir l'histoire en minimisant ainsi l'intervention occidentale.

La démocratie piétinée !

Où est la démocratie depuis un an ? Dans ce cnt autoproclamé mis en place par la france et les milices armées ? Quelle honte et quel négationisme de ces crimes de l'humanité commis par des chefs d'état !!!

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