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Afrique

La Libye célèbre le premier anniversaire de la révolte contre Kadhafi

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/02/2012

Des milliers de Libyens se sont rassemblés, ce vendredi, place des Martyrs à Tripoli et place de la Liberté à Benghazi pour célébrer le début du soulèvement qui a mis fin à près de quarante ans de dictature kadhafiste.

REUTERS - Un an après le début du soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi, les Libyens célèbrent leur révolution, mais nombre d’entre eux déplorent l’insécurité et le désordre qui règnent encore dans le pays.

La place des Martyrs à Tripoli et celle de la Liberté à Benghazi, deux des hauts lieux de la contestation, ont été envahies par une foule qui a dû négocier plusieurs barrages mis en place pour empêcher des partisans de l’ancien régime de perturber les festivités.

Des rassemblement spontanés avaient déjà eu lieu la veille dans les deux villes et ailleurs.

« Malgré les problèmes auxquels le pays reste confronté, c’est un jour extraordinaire et nous voulons le fêter. Regardez ce qui a été accompli cette année ! », s’est réjoui Sarah, élève ingénieur de 22 ans, interrogée dans la capitale.

« Avant, c’était lui (Kadhafi) et le peuple était faible. Maintenant, nous sommes égaux », ajoute Basmah, une mère de trois enfants.

Les conditions de vie se sont certes améliorées depuis la fin des bombardements de l’Otan et de la guerre civile, qui a fait rage pendant huit mois, mais les Libyens, qui seront appelés aux urnes en juin, restent confrontés à de nombreux problèmes politiques et à une instabilité persistante.

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, qui s’efforce de jeter les bases d’un Etat démocratique, peine à imposer son autorité à l’ensemble d’un territoire où les armes pullulent. La police et l’armée restent en outre balbutiantes.

Les milices issues de la révolution n’ont pas tardé à combler le vide et des potentats locaux se sont vite créés. Leurs membres se disent fidèles au CNT, mais ne répondent qu’aux ordres de leurs chefs. Des affrontements parfois sanglants dus aux rivalités territoriales éclatent régulièrement depuis le renversement de Kadhafi. (Voir )

Abdeljalil attendu à Benghazi

Pour Ezzieddine Agiel, professeur d’ingénierie à l’université de Tripoli, l’insécurité pourrait avoir de lourdes conséquences sur le scrutin de juin.

« La plus grande réussite de la révolution, c’est le renversement du régime de Kadhafi et la fin de la corruption de sa famille. Les élections témoignent de l’intention des Libyens de construire un Etat et une Constitution », dit-il.

Mais il ajoute que « la faiblesse des institutions politiques risque de causer à la Libye de graves problèmes, qui pourraient être difficiles à maîtriser ».

Comme les vieilles rivalités tribales, les revendications d’une mouvance islamiste étouffée pendant des décennies ressurgissent avec d’autant plus de force et ajoutent à l’effervescence.

Si la priorité est au rétablissement de l’ordre, les nouvelles autorités doivent également s’atteler à la reconstruction des infrastructures vieillissantes ou endommagées pendant le conflit, ainsi qu’à la réforme du système éducatif, de l’appareil judiciaire et de services publics fragiles.

Par respect pour les victimes de la guerre civile, aucune cérémonie officielle n’a été organisée pour célébrer le premier anniversaire du soulèvement, qui s’est achevé avec la capture et l’exécution du « guide », le 20 octobre. Moustapha Abdeljalil, président du CNT, devait toutefois faire une apparition à Benghazi, berceau de la contestation, où une marche aux flambeaux a eu lieu mercredi soir.

Selon Tripoli, des partisans acharnés de Kadhafi pourraient tenter de perturber l’anniversaire, mais la principale menace qui pèse sur la capitale de la Cyrénaïque est certainement celle que représentent les déçus du « printemps libyen ».

Le mois dernier, Moustapha Abdeljalil y a été pris à partie par des manifestants qui accusent le CNT d’avoir trahi les idéaux de la révolution. Ils réclamaient en outre la transparence dans la répartition des revenus pétroliers et l’éviction des membres de l’ancien régime toujours en fonction.

« Le CNT semble incapable de faire face au mécontentement croissant de la population à son égard et vis-à-vis de son président en ce qui concerne le processus de transition », observe Crispin Hawes, consultant chez Eurasia Group.
 

Première publication : 17/02/2012

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