Dernière modification : 22/02/2012 

- Abdoulaye Wade - Sénégal


La police empêche un rassemblement anti-wade à Dakar

La police empêche un rassemblement anti-wade à Dakar

Un rassemblement d'opposants à la troisième candidature du président Wade au scrutin de dimanche prochain a été dispersé lundi à Dakar par la police, sans trop de débordements. Depuis fin janvier, six personnes auraient trouvé la mort.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - La police sénégalaise a empêché lundi un nouveau rassemblement d'opposants au président Abdoulaye Wade à Dakar, sans donner lieu aux débordements des jours précédents marqués par la répression violente de manifestations interdites.

Au total, selon des sources concordantes, six personnes (dont deux depuis vendredi) sont mortes dans des violences liées à la contestation, depuis fin janvier, de la candidature de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir.

Syndiquer le contenuFocus sur le mouvement "Y en a marre"

Deux ONG de défense des droits de l'Homme ont évoqué "neuf morts et des dizaines de blessés" pendant cette période et dénoncé "l'usage disproportionné de la force".

Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile opposés à la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle de dimanche, avait appelé à manifester à nouveau Place de l'Indépendance, dans le centre-ville.

La police avait bouclé les accès menant à la place, suscitant des craintes de nouvelles violences.

Candidat d'opposition à la présidentielle, Cheikh Bamba Dièye a, le premier, tenté d'accéder Place de l'Indépendance. "Je suis obligé de mendier ma liberté pour qu'on me laisse le droit de passer", a-t-il déploré devant la presse, précisant toutefois qu'il n'irait pas à la confrontations avec les forces de l'ordre.

Après avoir parlementé avec le commissaire central de Dakar, Harona Sy, son cortège a rebroussé chemin. Idem pour deux autres candidats, Djibril Ngom et l'ex-Premier ministre Idrissa Seck.

En début de soirée, un petit groupe de jeunes d'une coalition soutenant l'ex-Premier ministre Moustapha Niasse, autre candidat, a aussi vainement tenté de se rendre sur la place. Un des chefs de la police leur a serré la main. "On va revenir, ce n'est pas une place privée, ce n'est pas la propriété d'Abdoulaye Wade, c'est la place du peuple", a dit à l'AFP l'un d'eux, Djibril Guissé.

Tout le monde étant reparti, le dispositif de sécurité a été allégé sur la place et ses alentours.

De précédents appels du M23 à s'y rassembler ont entraîné des violences entre manifestants, en grande partie des jeunes, et les forces de l'ordre.

"Installer le chaos"

Les manifestations se sont étendues dimanche soir à d'autres quartiers et des banlieues de la capitale, ainsi qu'à des villes de province.

A Rufisque (banlieue est de Dakar), un jeune est mort après avoir été blessé à la tête par une pierre lors d'affrontements avec des policiers, selon son tuteur, un imam de la confrérie musulmane tidiane, décès que la police n'a pas confirmé.

Depuis près d'une semaine, des milliers d'anti-Wade, essentiellement des jeunes, ont bravé les interdictions de manifester, provoquant des scènes de guérilla urbaine au coeur de la ville.

Dimanche, alors que le M23 n'avait pas appelé à manifester, c'est un rassemblement de fidèles de la confrérie musulmane des Tidianes devant une mosquée de Dakar, qui a dégénéré en violents affrontements avec les forces de l'ordre.

C'est dans cette mosquée où se trouvaient des fidèles, qu'un policier avait lancé des grenades lacrymogènes vendredi, provoquant la colère de la confrérie des Tidianes, l'une des plus influentes au Sénégal, pays à 95% musulman.

A Tivaouane (ouest), un des fiefs des Tidianes, la mairie a été incendiée et des manifestations de colère ont été eu lieu dans d'autres villes dont Kaolack (ouest), où un jeune est mort lors de heurts avec la police.

La présidence sénégalaise a "regretté" les violences des derniers jours, qu'elle a attribuées à Idrissa Seck en l'accusant de payer des jeunes pour "installer le chaos" dans le pays.

C'est dans ce climat tendu que l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo doit arriver à Dakar mardi pour diriger une mission de l'Union africaine (UA) chargée d'observer le scrutin.

Le M23 estime que M. Wade, élu en 2000, réélu en 2007, a épuisé ses deux mandats légaux et juge illégale sa nouvelle candidature, ce que contestent les partisans du président qui soulignent que des réformes de la Constitution lui donnent le droit de se représenter.

La France a exprimé "sa vive inquiétude en raison de la montée des tensions de ces derniers jours au Sénégal" et a demandé "la libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations de ces derniers jours".
 

Commentaires (6)

la troisième candidature de wade

c'est honteux et humiliant pour l'afrique

Non a la candidature de wade

Je reviens fraichement a une manifestation du M23 contre la candidature de wade.Il n a qu a utiliser tout les moyens de répressions mais nous serons toujours dans la rue pour montrer notre indignation contre la candidature de wade.La liberté,l égalité et la justice ne se donne pas ça s arrache.Et nous allons l arracher.

Sénégal : une révolution sans marabout est-elle possible ?

un senegal sans marabout est un senegal en feu
politiciens et les journalistes pyromanes

présidentielle sénégalaise

Qu'il laisse la place aux jeunes c'est tout.Il n'est pas le seul citoyen. Comment un vieux comme ça se comporte ainsi.C'est pas lui-même qui a dit aux autres de ne pas faire le 3°mandat.Mais qu'est ce qu'il veut au juste?

SENEGAL

Les opposants sénégalais ne pourront jamais faire de la place de l'indépendance une place Tahrir et pour cause, ils peinent même en se mettant ensemble à mobiliser ne serait-ce que 1000 personnes quant on sait que rien que Dakar compte plus de 3 500 000 habitants. En réalité, ils sont impopulaires et les sénégalais dans leur majorité ne veulent pas de ces amuseurs publics. Youssou Ndour a peiné à recueillir 10 000 signatures et cela a été certifié par la mission de l'UE présente à Dakar tout simplement parce que les sénégalais ne veulent pas le voir investir le champ politique et non parce que le pouvoir en place a peur de lui.

N'importe quel journaliste sérieux présent sur place peut attester de la faible capacité de mobilisation de cette opposition contrairement au président Abdoulaye Wade qui remplit ses meetings à perte de vue. Sachant qu'elle ne peut donc remporter ces élections par les urnes, ils se sont décidés à montrer l'image d'un état policier qui en réalité n'en est pas un avec comme seule objectif, le retrait de la candidature de Wade. Le sénégal est un pays où 3/4 des journaux sont ceux de l'opposition sans compter les télévisions qui assènent toutes sortes d'insanité au pouvoir.

Cette opposition est comptable du bilan macabre de ces derniers jours. Nous sommes à 5 jours de l'élection; et s'ils prétendent que Wade est vomi par son peuple, quelle meilleure façon y a t-il de le montrer que par celle des urnes qui je le rappelle a toujours prévalue dans ce pays de grande tradition démocratique !?

Le pays est immense et au lieu d'aller dans les 14 régions et parler de leurs programmes, ils prennent plus d'une dizaine de jours à se focaliser sur la place de l'indépendance où ils ne pourraient même pas rassembler 1000 personnes. Il faut simplement voir le nombre de personnes présentes derrières eux pour comprendre. Ce sont les faits. Et s'il faut dire les faits sans complaisance, il n'y a pas d'autre vérité que celle-ci.

Tout observateur sérieux sait que cette opposition perdra parce qu'elle est minoritaire, et en plus les sénégalais ne se sentent pas rassurés de confier la patrie à des leaders qui appellent à l'insurrection en voulant coûte que coûte éviter l'unique chemin de la démocratie : LES URNES !

non a la candidature de wade

le vieux abdoulaye wade n'a plus le droit d'exister.nous avions participer a sa réelection en 2007 mais il est tant qu'il arrete le peuple senegalais en a marre de lui .il ne doit pas se presenter mais vu que son conseil constitutionnel lui aautorisé il a implanté la dictature a la place de la démocratie.

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