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FRANCE

Nicolas Sarkozy dévoile des propositions pour l'emploi

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/02/2012

Au 20h de France 2, le candidat Nicolas Sarkozy a détaillé mercredi ses projets dans le domaine du travail, évoquant une réforme de la prime pour l'emploi et l'encadrement des salaires des grands patrons.

AFP - Nicolas Sarkozy a dévoilé mercredi soir une série de propositions autour du travail, comme une réforme de la prime pour l'emploi et l'encadrement des salaires "choquants" des grands patrons, et concédé avoir commis une erreur en fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's.

Une semaine après son entrée en lice dans la course à l'Elysée, le président candidat de l'UMP a détaillé lors du 20H00 de France 2 ses projets pour "réhabiliter le travail" par rapport à "l'assistanat", un des thèmes fétiches de sa campagne pour un second mandat.

Constatant que l'actuelle prime pour l'emploi (PPE) "ne marche pas", Nicolas Sarkozy a d'abord proposé de "réformer complètement" ce dispositif qui permet aujourd'hui de distribuer en moyenne 450 euros par mois à 6 millions de personnes qui viennent de reprendre un emploi.

En suppression de cette PPE, le chef de l'Etat souhaite dégager une enveloppe qui doit permettre d'alléger les charges de 7 millions de Français bénéficiaires de bas salaires allant jusqu'à 1,2 fois le Smic "pour augmenter leur salaire d'un peu moins de 1.000 euros par an", selon ses estimations. Il faut que "le travail soit davantage rémunéré que l'assistanat", a-t-il plaidé, ajoutant que cette proposition "ne dégradera pas le déficit".


Répétant que "la réponse à la crise, c'est valoriser le travail", Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur de la généralisation de l'expérience, actuellement en cours dans plusieurs départements, qui imposent aux titulaires du revenu de solidarité active (RSA), mis en place par son gouvernement, 7 heures de travaux d'intérêt général rémunéré par semaine.

Grand pourfendeur des dérives du capitalisme et de la finance depuis la crise de 2008, Nicolas Sarkozy a constaté l'échec de ses nombreux appels à la raison concernant les salaires des grands patrons et a donc décidé, s'il était réélu, d'imposer leur encadrement.

Les rémunérations des plus hauts dirigeants "devront être votées non pas par les conseils d'administration, où en général il y a beaucoup d'amis, mais par l'assemblée générale des actionnaires", rendues publiques et fixées par un comité des rémunérations où les salariés de l'entreprise auront désormais un représentant, a-t-il souhaité. En outre, leurs retraites "chapeau" et autres "parachutes dorés" seront interdits.

"Il y a une infime minorité (de patrons) qui a beaucoup choqué les Français en faisant vraiment n'importe quoi", a justifié le chef de l'Etat.

Evoquant ses "erreurs", Nicolas Sarkozy a par ailleurs pour la première fois concédé s'être trompé en fêtant sa victoire de 2007 au Fouquet's, le restaurant chic des Champs-Elysées. Cette soirée, à laquelle avaient été invités de nombreux grands patrons, et sa décision de passer quelques jours à bord du yacht de Vincent Bolloré lui ont valu de très nombreuses critiques et le sobriquet, largement repris par la gauche, de "président des riches".

"Si c'était à refaire, je ne referais... ne reviendrais pas dans ce restaurant puisque que ça été vraiment le feuilleton", a déclaré M. Sarkozy en buttant sur les mots. Avant de minimiser immédiatement la portée de cette "erreur" en la comparant aux "scandales retentissants du Rainbow Warrior, de visites de chefs d'Etat français à des dictateurs".

Le président candidat a une nouvelle fois justifié ses propositions de recourir aux référendums sur la formation et l'indemnisation des chômeurs et la lutte contre l'immigration illégale. Il a ainsi nié tout changement de cap sur cette question et assuré qu'il avait "toujours pensé qu'on faisait trancher les blocages en donnant la parole au peuple de France".

Interrogé sur le ton de la campagne, Nicolas Sarkozy a jugé ne pas avoir "franchi les bornes" en accusant à plusieurs reprises son rival socialiste François Hollande d'avoir menti. "Si on veut pas être critiqué, il ne faut pas être candidat", a-t-il rétorqué, renvoyant ses adversaires aux nombreuses critiques qu'ils lui ont adressées depuis 2007.

Avant cette prestation télévisée, dont il doit décliner les thèmes lors d'une visite et une réunion publique jeudi à Tourcoing et Lille, il a réuni mercredi près de son QG de campagne les parlementaires de sa majorité pour les mobiliser face à un candidat socialiste toujours favori des sondages.

Commentaire enthousiaste du député de Paris Bernard Debré à l'issue de la réunion: "quand Nicolas Sarkozy entre en campagne, ça dépote!"

Première publication : 22/02/2012

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