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EUROPE

La manifestation anti-austérité rassemble peu de Grecs

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/02/2012

Moins de 2 000 Grecs étaient mobilisés mercredi à Athènes pour protester contre la rigueur. Dans le viseur des syndicats: les coupes dans les retraites et salaires exigées par la "troïka" en échange d'une aide de 130 milliards d'euros.

AFP - Moins de 2.000 personnes avaient commencé mercredi à se rassembler à Athènes à l'appel des principaux syndicats grecs qui dénoncent les coupes dans les retraites et les salaires prévues dans le plan de sauvetage octroyé à la Grèce par la zone euro, a-t-on appris de source policière.

Sous une pluie persistante, seules 700 personnes étaient réunies vers 15h15 GMT sur la place Syntagma, au pied du parlement où les députés de la commission des finances examinent le projet de loi sur le PSI, le processus d'effacement de la dette grecque détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d'investissement.

Ce projet de loi doit être voté jeudi soir.

Les manifestants répondent à l'appel des deux principales centrales syndicales grecques, la Confédération générale des travailleurs, GSEE (privé) et la Fédération des fonctionnaires, Adedy (public).


De l'autre côté du centre-ville, environ un millier de personnes manifestaient place Omonia en attendant le renfort des troupes du syndicat pro-communiste Pame vers 16h00 GMT.

"A bas le mémorandum de la famine et de la soumission aux étrangers!", proclamait une banderole brandie par les manifestants de la place Syntagma en référence au nouveau programme de rigueur inclus dans le plan de renflouement et de désendettement débloqué par la zone euro en faveur de la Grèce dans la nuit de lundi à mardi.

Une guillotine en carton humide promettait un funeste sort à "la troika qui doit partir maintenant et le gouvernement aussi!", selon les mots de Grigoris Kalomiris, une professeur de chimie de 57 ans.

"Le budget pour l'éducation va baisser à nouveau cette année de 150 millions d'euros. Les dépenses d'éducation en Grèce représentent 2,6% du budget grec, alors que la moyenne européenne est de l'ordre de 6%", dénonçait-il.

La mobilisation était toutefois bien faible au regard des manifestations du 12 février, accompagnées d'affrontements violents, lorsque plus de 100.000 Grecs, dont 80.000 à Athènes, avaient manifesté au moment du vote au parlement d'un accord de principe sur le nouveau programme d'austérité demandé au pays.

Dimanche dernier, les manifestations étaient déjà loin d'avoir fait le plein ne rassemblant que 3.000 personnes à Athènes.

Première publication : 22/02/2012

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