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À l'approche des législatives, Téhéran part en guerre contre les cyberactivistes
Plusieurs blogueurs ont été arrêtés ces dernières semaines par les autorités iraniennes alors que les élections législatives approchent en Iran. Un informaticien, Saeed Malekpour, risque même d’être exécuté prochainement "pour l’exemple".
À l’approche des élections législatives du 2 mars, le régime iranien se montre de plus en plus dur à l’égard de l’Internet. Téhéran a appris des révolutions arabes de l’an dernier, et ne veut pas non plus d’un scénario similaire à celui de la présidentielle contestée de 2009. Le Web avait alors largement servi de caisse de résonnance au mouvement d’opposition au président Mahmoud Ahmadinejad.
Une reprise en main de l’espace numérique qui passe d’abord par “une importante vague d’arrestations de cyberactivistes ces dernières semaines”, affirme à FRANCE 24 Jacqueline Perenchio, membre de la coordination Iran d’Amnesty International. L’organisation de défense des droits de l’Homme a pu recueillir des informations précises concernant au moins cinq journalistes blogueurs, interpellés en janvier, et qui ont, pour la plupart, été accusés de “propagande contre le régime” ou d’avoir “porté atteinte à la sécurité nationale”. Pour Jacqueline Perenchio, il y a probablement eu en outre d’autres arrestations dont Amnesty International n’a pas eu connaissance.
“Avant les élections de 2009, le régime ciblait les journalistes de médias dits traditionnels, ainsi que les avocats, les professeurs d’université et les cinéastes. Or, pour ces élections législatives de mars, Téhéran a décidé de s’en prendre aux blogueurs et autres cyberactivistes”, raconte cette spécialiste.
Menace d’exécution
L’un des cas qui inquiète actuellement le plus les organisations de défense des droits de l’Homme est celui de Saeed Malekpour. Cet ingénieur informatique serait sur le point d’être exécuté pour avoir “insulté l’islam” sur l’Internet. Sa condamnation à mort remonte à octobre 2010, et son dossier vient d'être transféré, d'après ses avocats, à la commission d’application des peines en février 2012. “Devant cette instance, il n’y a plus de recours légal possible contre l’exécution”, se désole Jacqueline Perenchio.
Pourtant, Saeed Malekpour est “loin d’avoir le profil d’un opposant typique au régime iranien”, ajoute-t-elle. Le seul tort de cet Iranien, qui vivait depuis 2004 au Canada et ne semblait pas s’intéresser à la politique, est d’avoir développé une plateforme de mise en ligne de photos utilisée par les internautes iraniens et sur laquelle certaines personnes ont mis des contenus qualifiés de “pornographiques” par les autorités iraniennes. Des images qui ont valu à Saeed Malekpour d’être arrêté lors d’un voyage à Téhéran en 2008.
Mais ce n’est qu'au bout de deux ans - dont un an en cellule de confinement - à la prison pour détenus politiques d’Evin qu’il a été jugé et condamné à mort après avoir confessé ses prétendus crimes. Des aveux obtenus sous la torture, affirmera plus tard Saeed Malekpour. Ses géoliers lui auraient alors dit qu’il “allait servir d’exemple”, selon l’ONG américaine International Compaign for Human Right. Jusqu’à présent, aucun prisonnier n’a en effet encore été officiellement exécuté en Iran pour des activités sur la Toile. Le plus célèbre de ces cyberactivistes incarcérés, Hossein Derakhshan - surnommé le “père des blogueurs iraniens” - purge actuellement une peine de prison de 19 ans.
Outre cette chasse aux blogueurs, Téhéran s’est aussi remis ces deux dernières semaines à une censure plus stricte de l’Internet. Depuis lundi, l'accès à la plupart des sites sécurisés comme ceux de Gmail (la messagerie de Google) ou Yahoo! Mail a été coupé. Et cette fois-ci, le régime ne se contente pas d’en bloquer l’accès – comme il l’avait fait pendant quelques jours la semaine dernière. Il a aussi, pour la première fois, coupé l’accès aux réseaux virtuels privés (VPN - Virtuel Private Network) qui sont utilisés par les internautes iraniens pour pouvoir se connecter à des sites censurés tels que Facebook, ainsi que par les entreprises iraniennes pour pouvoir communiquer sans entraves avec des partenaires commerciaux étrangers.
Crédit photo : Manifestation au Canada contre l'exécution de Saeed Malekpour en janvier 2012 (AFP).



























Commentaires (2)
il est vrai que la liberté
il est vrai que la liberté d'expression ( numérique entre autre) empathie de l’excès d'autorité de nos dirigeants qui ont finit par oublier que la démocratie et la république se faisaient par le peuple et pour le peuple, mais pour comparer la France à l’Iran je me demande bien dans quel monde vous vivez ....quant à ce qu'il leur arrive c'est triste mais que pouvons nous faire ? intervenir militairement ?? certainement pas nous avons bien vu ce que cela donne , au mieux assister les opposants et leur fournir du matériel et émettre un mandat d’arrêt contre ce cher alassad , mais qui d'autre que les iraniens pour se défaire de ce régime et prendre conscience que meme sans rien on peut encore tout perdre : notre dignité et notre liberté ...
Bla bla bla...unilatéral :
"À l'approche des législatives, Téhéran part en guerre contre les cyberactivistes,
------------------c/c du titre.
-À l'approche des législatives, Paris part en guerre contre les cyberactivistes,
Non mais le Camelus se refuse tojors de voir sa propre bosse !
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