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L'UMP annonce le départ du député Christian Vanneste
Après la condamnation de ses déclarations niant la déportation d'homosexuels français durant la Seconde Guerre mondiale, l'UMP a retiré mercredi l'investiture de Christian Vanneste aux législatives, laissant le député quitter le parti de lui-même.
AFP - L'UMP a retiré mercredi son investiture aux législatives dans le Nord au député sortant Christian Vanneste, accusé de propos homophobes, mais n'a pas prononcé son exclusion, pourtant annoncée, assurant que l'intéressé s'était engagé à quitter de lui-même le parti.
Déjà accusé par le passé de dérapages homophobes, M. Vanneste a provoqué un tollé avec des propos niant la déportation d'homosexuels français durant la Seconde guerre mondiale.
Mercredi, au bureau politique de l'UMP, le secrétaire général, Jean-François Copé, a annoncé que le parti avait investi un autre candidat que M. Vanneste dans la 10e circonscription du Nord. Il s'agit de Gérald Darmanin, conseiller régional UMP et directeur de cabinet du ministre des Sports.
"Nous ne pouvions pas nous dérober. On règle cette affaire de façon claire afin d'éviter toute polémique. Christian Vanneste nous a informés qu'il a renoncé à son investiture", a-t-il dit, selon des participants.
L'exclusion de M. Vanneste, 64 ans, était inscrite à l'ordre du jour du bureau politique. Mais, selon le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse, il a "donné sa parole d'homme qu'il allait démissionner et quitter la politique". "Il n'y a donc plus nécessité de l'exclure. S'il ne démissionnait pas, on en tirerait les conséquences", a-t-il précisé à la presse.
M. Vanneste doit tenir mercredi soir une réunion avec des militants UMP dans sa circonscription.
Contacté par l'AFP, il a jugé "insupportable que l'UMP annonce à (sa) place quoi que ce soit" alors qu'il n'a eu "aucun contact direct" avec la direction, tout en se félicitant que le bureau politique ne l'ait pas exclu.
"Je ne quitte pas la vie politique", a-t-il asséné, "en revanche, quitter cette galère de l'UMP, oui, car c'est devenu irrespirable". "Ces anathèmes, tout ceci est un coup monté de Gay Lib (militants homosexuels adhérents de l'UMP) avec la complicité de Copé alors que je n'ai fait que dire la vérité", a-t-il affirmé.
Dans une vidéo du 10 février sur le site www.libertepolitique.com, M. Vanneste déclarait: "il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels". "En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (...) En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France".
Selon l'historien Mickaël Bertrand, 62 Français ont été déportés "vraisemblablement" pour homosexualité: 22 arrêtés en Alsace-Moselle, 32 au sein du Reich, un dans un lieu indéterminé, sept en zone occupée.
Le président de l'association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, Serge Klarsfeld, a en revanche déclaré qu'à sa connaissance, il n'y avait pas eu "d'homosexuel déporté de France".
Outre M. Copé, François Fillon avait lui aussi estimé qu'il fallait exclure M. Vanneste. Quant au président-candidat Nicolas Sarkozy, il avait lâché: "tout ce qui peut paraître de près ou de loin de l'homophobie, je l'ai en horreur".
Mais neuf de ses collègues de la Droite populaire avaient mis en garde mardi contre l'exclusion de M. Vanneste, prévenant qu'ils "ne pourraient l'accepter". L'UMP serait alors "en apostasie avec ses principes fondateurs", selon ces élus UMP, dont Brigitte Barèges, qui avait lâché en juin, à propos du mariage gay: "et pourquoi pas des unions avec des animaux ?"
Dans une tribune au Huffington Post, le philosophe Raphaël Enthoven juge que "Vanneste, c'est le Dieudonné des homos". "La façon qu'il a d'être homophobe ressemble à s'y méprendre à la façon qu'ont les antisémites de haïr les Juifs".
"Si en 2005, lors des premières tirades homophobes de Vanneste", Act up réclamait "son exclusion de l'UMP", son départ lui "est aujourd'hui indifférent" car "le parti a prouvé que ce député y avait toute sa place".



























Commentaires (3)
les homosexuels ont retourné leur pantalon
il n'y a pas eu de déportation dûe à l'homosexualité en France durant la 2ème guerre mondiale. Celui qui dit le contraire est un ignorant de l'Histoire de France.
Le départ de Christian Vanneste de l'UMP
Je partage complètement l'avis de L'internaute précédent! Les références historiques et leur terminologie propre ont un sens et se définissent dans un contexte historique spécifique. Pour les dérives actuelles , je vous renvoie au livre de l'Historien D'Olmeida, présent hier sur France 5 ( C comme l'air): Et si l'on réécrivait l'Histoire?
Va-t-on arriver à la pénalisation de l'Histoire et de la Mémoire? les exemples pullulent.
En outre, tous les interdits qu'une pensée dite "politiquement correcte" met sur les mots et l'Histoire qui est mise en sauce à toutes les fins sont des atteintes directes à la liberté de pensée et à celle d'expression!
vanneste
Votre présentation du sujet est par trop tendancieuse. L'intéressé n'a pas "nié" la déportation des homosexuels, il a "souligné" qu'elle n'a pas existé en France comme cela s'est produit en Allemagne. Il a mis en relief (dans un esprit certes polémique) une vérité historique. C'est tout à fait différent ! A force de réflexes systématiquement politiquement corrects, beaucoup en oublient le sens des mots, et le fait que les mots ont toujours un contexte. Ce doit être l'honneur d'une presse d'information de qualité de distinguer l'information du commentaire. Libre à chacun de trouver ces propos déplacés. Mais traiter M. Vanneste de "révisionniste", c'est au mieux une stupidité, au pire une insulte de nature à nuire injustement à l'intéressé. L'intelligence, c'est la nuance. Continuons à pratiquer le français, et non à sur-réagir de façon hystérique en sautant sur des mots traités hors de leur contexte. A terme, c'est la liberté d'expression qui est en jeu, avec la mise en place de nouveaux interdits, avec une police des mots, une liste de mots à bannir, et un nouveau catéchisme de la pensée correcte. Concernant l'homosexualité par exemple, une personne exprimant l'opinion que l'homosexualité n'est pas une "orientation sexuelle" parmi d'autre mais au contraire une forme de "sexualité anormale" (au vu du fonctionnement hétérosexuel de toues les espèces vivantes tant végétales qu'animales depuis l'origine de la vie) se retrouve vite taxée "d'homophobie", un néologisme cinglant et accusteur pouvant même ouvrir la porte à des poursuites judiciaires. Donc, cette opinion ne peut plus être exprimée. Elle devient interdite de fait. Celui qui la pense doit garder le silence. Une seule opinion devient licite, celle des "orientations sexuelles". C'est inacceptable de mon point de vue. Seuls les propos dégradants, insultants, menaçants ou prônant la persécution des homosexuels devrait être condammés, sans recours à des concepts finissant par "phobes", car ces denrniers traduisent une démarche digne de l'inquisition traquant l'hérésie. Les media d'information doivent conserver une certain "sang froid" dans le traitement de l'information. Il existe assez de tribunes ou d'éditos pour exprimer tout le mal que l'on pense de telle ou telle opinion. De grâce, n'encouragez pas les anathèmes non fondés sur l'analyse et débouchant sur des réactions primaires.
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