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Moyen-orient

Le Nobel de la paix Kofi Annan nommé émissaire conjoint sur la crise en Syrie

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/02/2012

L'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a été nommé émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie. Il tentera de mettre un terme aux violences et de promouvoir une sortie de crise pacifique.

AFP - Kofi Annan, chargé jeudi par les Nations unies et la Ligue arabe d'une médiation dans la crise syrienne, aura besoin de toute sa ténacité courtoise et de son expérience de dix ans à la tête de l'ONU pour mettre un terme à onze mois de violences.
              
Ce diplomate ghanéen de 73 ans à la voix douce, parfois à peine audible, est encore à l'heure actuelle le seul secrétaire général des Nations unies --un poste qu'il a occupé de 1997 à 2006-- qui soit sorti des rangs de l'ONU, pour laquelle il a travaillé pendant 35 ans.
              
L'ancien Prix Nobel de la Paix 2001 vient d'être désigné par son successeur à la tête de l'ONU Ban Ki-moon et par le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi comme émissaire des Nations unies et de la Ligue pour la Syrie, où la répression d'une révolte populaire a fait des milliers de morts depuis mars 2011.
              
"Pour ce genre de mission", explique James Traub, un de ses biographes, "le choix de Kofi Annan est tout à fait logique": "Il a un vrai don de persuasion, ses manières sont si calmes et courtoises que ses interlocuteurs le croient faible alors qu'il n'est tout simplement pas aveuglé par son ego".
              
Pour M. Traub, Kofi Annan se sert "en stratège" de cette modestie apparente pour convaincre ses interlocuteurs "de faire des concessions qu'ils n'auraient pas faites dans un cadre plus conflictuel".
              
Il n'y a pas personnalités plus contrastées que Kofi Annan et Richard Holbrooke. Pourtant, le flamboyant diplomate américain, négociateur des accords de Dayton sur la Bosnie, l'avait qualifié en 2001 de "meilleur secrétaire général dans l'histoire des Nations unies".
              
En octobre 2001, Kofi Annan obtenait, conjointement avec l'ONU, le prix Nobel de la Paix.
              
En dix ans à la tête de l'ONU (1997-2006), le Ghanéen avait contribué à rehausser le prestige de l'institution. Mais son deuxième mandat avait été terni par le scandale du programme "pétrole contre nourriture" en Irak en 2005 et par des cas de corruption au sein de l'administration onusienne.
              
Au-delà des défaillances internes à l'ONU, M. Annan payait alors son opposition publique à la guerre en Irak, qu'il a qualifiée d'"illégale" car décidée hors du cadre de l'ONU.
              
Sous sa direction, le sommet du Millénaire a permis de prendre des engagements collectifs visant à réduire de moitié la pauvreté d'ici à 2015.
              
Après son départ de l'ONU fin 2006, ses tentatives pour s'entremettre dans divers dossiers complexes --Kenya, Côte d'Ivoire ou réchauffement climatique-- ont connu des fortunes diverses.
              
Au Kenya, M. Annan avait oeuvré pour faire cesser les violences qui ont suivi l'élection présidentielle contestée de décembre 2007 et fait plus de 1.500 morts.
              
Mais en Côte d'Ivoire, le groupe de sages dit des Elders (Anciens) auquel il appartient avec le sud-africain Desmond Tutu et l'américain Jimmy Carter avait échoué à convaincre Laurent Gbagbo de respecter le verdict des urnes.
              
En 2007, Kofi Annan avait fondé à Genève où il s'est installé, le "Forum humanitaire mondial", qui ambitionnait de mobiliser gouvernements et grandes entreprises pour gérer les conséquences du changement climatique. Croulant sous les dettes, le Forum avait dû fermer ses portes trois ans plus tard.

 


 

Première publication : 24/02/2012

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