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FRANCE

Les émeutes contre la vie chère se poursuivent à La Réunion

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/02/2012

Les troubles qui secouent l'île depuis trois jours s'étendent à toutes ses régions sans provoquer d'importants dégâts. Les affrontements avec les forces de l'ordre se poursuivent. À l’origine de cette contestation, le coût du carburant.

AFP - Des troubles ont été signalés dans plusieurs villes de La Réunion dans la nuit de jeudi à vendredi, notamment à Saint-André, Saint-Louis, Saint-Pierre, Etang-Salé où des affrontements sporadiques ont opposé des groupes de jeunes aux forces de l'ordre.
              
Des heurts ont eu lieu aussi au Chaudron mais, ils ont été "moins virulents" que les deux précédentes nuits, selon la préfecture.
              
Les troubles se sont propagés dans une dizaine de ville de La Réunion au fil de la nuit mais aucun pillage n'a été signalé. Quelques voitures et poubelles ont été incendiés, selon un point fait à l'AFP par le directeur de cabinet du préfet Benoît Huber, à 0h30 locales (21h30 à Paris).
              
Dans le sud de l'île, à Saint-Louis, les incidents se sont produits dans le centre-ville, en face de la mairie où les forces de l'ordre ont dû intervenir à plusieurs reprises pour dégager la route et disperser une cinquantaine de manifestants dont la plupart étaient des mineurs à peine âgés de 15-16 ans. La police a procédé à 26 interpellations.
              

Le même scénario s'est produit dans les communes voisines de l'Etang-Salé et de Saint-Pierre, capitale du sud de l'île où quelques voitures ont été incendiées et des poubelles enflammées mises en travers de la chaussée, par des jeunes, nécessitant l'intervention des pompiers.
              
Dans l'est de l'île, à Saint-André, les affrontements ont opposé des petits groupes de jeunes aux policiers à proximité d'une grande surface, dans le centre-ville. Une voiture a été incendiée. Des centaines de curieux étaient massés sur les trottoirs pour assister aux incidents. Des pierres étaient lancées contre les policiers qui ripostaient à coups de grenades lacrymogènes et de gomme-cogne. A Sainte-Marie, commune voisine de Saint-Denis, une voiture a été incendiée.
              
A Saint-Benoît, un gendarme a été atteint au visage par un coktail molotov et blessé assez sérieusement.
              
Dans le nord, les heurts ont été moins violents que la veille, a affirmé M. Huber. "Aucun pillage de magasin, aucune dégradation de commerces ou de bâtiment public n'a été constaté", a-t-il souligné.
              
Dans le quartier du Chaudron, à Saint-Denis, une centaine de jeunes, le visage masqué par leur tee-shirt, ont toutefois continué à attaquer les forces de l'ordre avec des cocktails molotov et des pierres, sous les yeux de 2 à 300 badauds, massés sur les trottoirs.
              
Dans plusieurs autres quartiers de Saint-Denis, quelques artères étaient interdites à la circulation en raison de la présence de poubelles enflammées sur la chaussée. Une voiture a été incendiée sur le parking du palais de justice de Saint-Denis. A minuit, les affrontements se poursuivaient.
              
La baisse d'intensité des violences, malgré l'extension des troubles aux quatre coins de l'île, pourrait s'expliquer par les condamnations prononcées jeudi par le tribunal de Saint-Denis à l'encontre des casseurs arrêtés les jours précédents, selon la préfecture. Quatre jeunes ont écopé des peines allant de 6 mois à 2 ans ferme.
              

 

Première publication : 24/02/2012

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