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Tests cruciaux pour Mitt Romney dans le Michigan et l'Arizona

Texte par Julien PEYRON , Jon FROSCH

Dernière modification : 17/07/2012

Les primaires du Michigan et de l’Arizona, qui se tiennent ce mardi, ne devaient être qu’une formalité pour Mitt Romney. Mais la tâche pourrait s'annoncer plus compliquée que prévu pour celui qui mène la course à l’investiture républicaine.

Sur le papier, on voit mal comment Mitt Romney pourrait ne pas remporter les primaires républicaines du 28 février dans le Michigan et l’Arizona. Le favori de la course à l’investiture républicaine est en effet chez lui dans le Michigan, un État du nord des États-Unis dans lequel il est né et a grandi. Son père a par ailleurs été gouverneur de cet État industriel entre 1963 et 1969.

Quant à l’Arizona, il y a longtemps compté une avance de plus de 10 points sur ses rivaux dans les sondages, s’appuyant notamment sur ses coreligionnaires mormons, nombreux dans cet État du Sud-Ouest, ainsi que sur le soutien de l’actuel sénateur républicain et ancien candidat à la présidentielle en 2008, John McCain.

Rick Santorum en embuscade

Mais la récente et spectaculaire remontée dans les sondages du candidat Rick Santorum pourrait bien modifier la trame du scénario des primaires. Les derniers sondages indiquent que le nouveau trublion du Parti républicain est désormais au coude-à-coude avec Romney dans le Michigan et à portée de tir dans l’Arizona. S’il parvenait à s’imposer dans au moins l’un de ces deux États, le nouveau challenger infligerait un camouflet de taille au camp Romney, qui perdrait alors du crédit aux yeux des électeurs républicains et des commentateurs politiques américains.

 

Perçu comme plus conservateur que son rival, l’ancien sénateur de Pennsylvanie se sent pousser des ailes depuis ses victoires du 7 février dans le Minnesota, le Colorado et le Missouri.

En outre, Rick Santorum s’était déjà imposé lors du premier caucus, le 3 janvier, dans l’Iowa, alors qu’un premier décompte avait d’abord donné quelques voix d’avance à Romney. Depuis, ce fervent catholique veut voir dans ce retournement de situation un signe annonciateur de sa future victoire sur le plan national.

Pour séduire les électeurs républicains du Michigan, parmi lesquels figure une large proportion d’ouvriers, il met l’accent sur ses origines modestes, n’oubliant pas de rappeler que son grand-père a travaillé dans des mines de charbon. Il se présente comme le candidat des ouvriers, quand le multimillionnaire Romney est, lui, associé aux plus riches. “Les cols bleus semblent être plus proches de Santorum que de Romney, et ça le porte", analyse Karlyn Bowman, politologue à l'American Enterprise Institute, un think tank américain orienté à droite.

À force de miser sur son image de businessman accompli pour résoudre le problème du chômage, Mitt Romney semble de plus en plus déconnecté des classes populaires. Croyant bien faire, lors d’un récent discours à Detroit, la plus grande ville du Michigan et capitale américaine de l’industrie automobile, le mormon a voulu prouver son attachement aux véhicules ‘’made in USA’’ en énumérant les très nombreuses voitures dont il dispose avec sa femme. Un faux-pas de plus pour celui qui a récemment été contraint de révéler qu’il avait gagné 42,6 millions de dollars entre 2010 et 2011… 

Cette nouvelle gaffe vient s’ajouter à la longue liste des éléments qui font vaciller Romney de sa posture de favori. ''Santorum n’a pas à assumer une réforme de la santé qui ressemble fichtrement à 'l'Obamacare' [alors gouverneur du Massachusetts, Romney a mis en place une réforme du secteur de la santé dont s’est inspiré Barack Obama pour sa réforme au plan fédéral], ni une longue liste de volte-face sur des questions sociales. Santorum peut donc se poser en rassembleur des électeurs conservateurs qui s’étaient auparavant tournés vers [Michelle] Bachmann, [Herman] Cain… et Rick Perry'', analysait récemment Ross Douthat, chroniqueur au "New York Times".

Romney, mieux armé face à Obama

Rick Santorum pâtit toutefois d’un déficit d’image, lui qui fait toujours figure de petit candidat. Les électeurs républicains sont-ils prêts à remettre les clés du Grand Old Party  à un homme qui est largement distancé dans les sondages nationaux face à Obama, quant Romney apparaît lui comme ayant plus de chances de détrôner l’actuel président ?

Rien n'indique, en effet, qu'en cas de victoire aux primaires, l’ultra-conservateur puisse ratisser large. "Je pense que Santorum aurait bien du mal avec les électeurs indépendants dans une élection présidentielle, car ils ont tendance à être plus conservateurs sur les questions économiques mais plus libéraux sur les questions sociales", estime Karlyn Bowman.

Candidat non contesté du camp démocrate, le président américain se frotte les mains et recense les attaques que s’échangent les républicains entre eux. Des arguments qu’il va pouvoir ressortir lorsque son adversaire sera officiellement désigné. D’ici là, il ne compte pas se faire oublier des électeurs américains. Tandis que les républicains seront à nouveauen train de se déchirer, ce mardi, au pays de General Motors, il a prévu de s’adresser depuis Washington au syndicat des travailleurs du secteur automobile.

Première publication : 27/02/2012

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