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L'opposition syrienne menace de s'effondrer sous le poids de ses dissensions

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 27/02/2012

Plusieurs membres du Conseil national syrien (CNS) ont annoncé la création d’un mouvement dissident : le Groupe de travail national syrien. Une nouvelle branche qui morcelle encore davantage une opposition déjà fortement désunie.

Déjà fragmentée par la création, en juin 2011, du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition anti-Assad, frise aujourd'hui le délitement complet. Ce dimanche 26 février, plusieurs de ses membres ont décidé de créer une nouvelle branche de dissidence qu'ils ont baptisée Groupe de travail national syrien ou Front de la libération de la Syrie. Un nouveau mouvement pour protester, disent-ils, contre l’incapacité du président du CNS, Burhan Ghalioun, à apporter de solutions concrètes à la crise syrienne.

Pour ces nouveaux opposants, emmenés par l'avocat et opposant de longue date Haitham al-Maleh, c’est la conférence des "amis de la Syrie", qui s’est tenue à Tunis, vendredi 24 février, qui a mis le feu aux poudres. Une réunion synonyme de perte de temps et qui n’a abouti à aucune solution concrète, a estimé la nouvelle organisation. "Le Front de la libération de la Syrie s’est créé à la suite de l'inertie adoptée par le président du Conseil national syrien, Burhan Ghalioun, à la conférence de Tunis. Ce dernier n’a pas vraiment exprimé son soutien à l'armée libre ou aux rebelles, a expliqué sur l’antenne de FRANCE 24 le dissident Walid al-Bounni, ex-président du bureau de CNS pour les affaires étrangères. Il n’a pas non plus obtenu des ‘amis de la Syrie’ la création d’une zone d'exclusion aérienne ou d’une zone tampon pour protéger les civils."

Et tant pis si cette nouvelle instance vient un peu plus fragiliser une opposition déjà bien mal en point. "La Syrie a connu des mois difficiles depuis que le CNS s'est formé sans parvenir à obtenir de résultats satisfaisants et sans être capable de répondre aux demandes des insurgés présents à l'intérieur de la Syrie […] Nous avons donc décidé de former un nouveau groupe d’action patriotique visant à renverser le régime", a indiqué dans un communiqué le Front de libération de la Syrie.

Une désunion qui fait le jeu du régime de Damas

Cette discorde politique vient également jeter un froid sur le plan diplomatique. Le CNS qui jouit d’une visibilité internationale est considéré par les "amis de la Syrie" comme le groupe politique le plus cohérent à combattre le régime. Il a d’ailleurs été la seule composante de l'opposition invitée à la conférence de Tunis, le seul aussi à bénéficier du titre de "représentant légitime du peuple syrien" par les États-Unis et la France.

Alors dans l’Hexagone, le risque grandissant d’implosion de l’opposition inquiète. Paris appelle à l’unité, tout en s’efforçant de voir dans l’émergence de nouveaux groupes dissidents le signe d’un pluralisme démocratique. "Nous encourageons toutes les composantes de l'opposition, qui est multiple, à se rassembler autour du Conseil national syrien dont le président a présenté publiquement sa vision de la Syrie de demain : une Syrie démocratique et pluraliste", a déclaré, ce lundi, une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

En attendant, cette désunion fait surtout le jeu du régime de Damas, estime Frédéric Encel, professeur de relations internationales à l'ESG Management School. "L’alternative politique n’est pas encore née. Il existe non seulement des dissensions politiques au sein de l’opposition mais aussi des désaccords confessionnels entre sunnites, alaouites, etc., explique le spécialiste. Le risque, aujourd’hui, est de voir apparaître différentes milices au sein de l’opposition, chacune armée et chacune avec des propres revendications."

Première publication : 27/02/2012

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